Modérateurs: chris2so, Ossau.net
Un camion-citerne de produits chimiques s'est renversé ce matin dans le gave d'Aspe à hauteur de Cette-Eygun.
La RN 134 est coupée dans les deux sens de circulation à hauteur de la commune de Cette-Eygun, à 17 km du Somport. Vers 7 heures et demi jeudi matin, un camion transportant du sulfure de carbone, un produit dangereux, inflammable et très volatil, a versé dans le Gave, à hauteur de la commune de Cette-Eygun.
Le chauffeur du poids-lourd n'est que légèrement blessé.




Circulation rétablie en vallée d'Aspe
L'accident de camion (3/04/2008)
Le camion citerne qui a chuté dans le Gave jeudi matin en contrebas de la RN134 a pu être extrait. Cette opération d'extraction fut longue et délicate, la citerne étant remplie de sulfure de carbone, un produit chimique toxique, inflammable et volatile. Il a fallu transférer le produit dans une autre citerne pour éviter tout risque de pollution.

lazerque a écrit:si un jour c'est un camion d'azote ammoniacal dont la cuve creverait...........je vous laisse deviner le désastre, ce sont des dizaines de mort dans la vallée......





aner a écrit:Pour en revenir au gave d'Aspe, j'ose encore espérer qu'on n'attendra pas un accident mortel pour arrêter les dégâts, qu'on relancera le ferroutage sérieusement avant que l'autoroute Pau Langon n'amène son cortège supplémentaire de poids lourds.

resPYRation a écrit:En vallée d'Ossau, méfiance.. On construit de nouveaux paravalanches, pourquoi pas mais qui peut jurer que ça va s'arrêter là? Qu'est ce que vous pariez qu'il y a déjà dans les cartons un élargissement de la route du Pourtalet?
Pour la sécurité des automobilistes? Mon oeil, c'est à l'évidence pour pouvoir y faire passer des 35 tonnes !!!

chris2so a écrit:En Ossau, il y a un intérêt bien plus important que le passage des poids lourds, c'est l'accès aux stations de ski espagnoles.

chris2so a écrit:
C'est quoi ce truc de faire peur à tout le monde.

Quant à créer des liaisons faciles entre les différentes stations de sports d'hiver françaises et espagnoles, compte tenu des difficultés du terrain et de la présence du Parc National, ça ne me parait pas être une priorité absolue, même sur un plan économique. On en a déjà discuté sur ce forum et conclu qu'il s'agissait surtout de pressions espagnoles..
La SNCF essaye de racheter Geodis, à mon avis c'est pas pour développer le fret par rail....

Le gave a presque oublié sa pollution à la potasse
Deux ans après la pollution du gave au Portalet, les truites sont de retour
Le 5 juin 2007, un camion-citerne espagnol se couche dans les lacets du Portalet, en vallée d'Aspe. Il plonge dans le ravin et déverse une partie de sa cargaison dans le gave. Toxique, la lessive de potasse qu'il transporte tue faune et flore. L'impact est remarqué sur 5 kilomètres en aval. Deux ans plus tard, la vie a repris le dessus. Dans un ouf de soulagement.
« Sans l'intervention d'EDF, les dégâts auraient été plus importants », commente aujourd'hui le président de la Gaule aspoise, Louis Pedebidou. « Au moment de l'accident, le débit du gave était de l'ordre de 500 litres par seconde. Il est passé à 8 000 litres par seconde. La potasse a été considérablement diluée. C'est ce qui a certainement sauvé la rivière. C'est bien la seule fois que les pêcheurs se félicitent d'un lâcher de barrage. »
Pas de catastrophe
On est loin, en tout cas, de la catastrophe écologique dénoncée au moment des faits, sous le coup de l'émotion et de la colère. « J'ai toujours dit qu'il valait mieux parler d'une atteinte grave. Les analyses d'eau étaient très mauvaises le premier jour. Elles s'étaient déjà améliorées le lendemain. Une situation quasi normale était observée la semaine suivante. Mais il restait à voir comment allait se comporter la macrofaune, tous les invertébrés qui peuplent le cours d'eau », indique Louis Pedebidou.
Aujourd'hui, il est toujours délicat d'évaluer les pertes. Le Conseil supérieur de la pêche avançait le chiffre de 30 000 truites mortes. À la Gaule aspoise, on préfère le diviser par deux. L'approximation des conséquences illustre finalement le manque de suivi du dossier. L'association locale de pêche n'a pas bénéficié, en effet, du soutien logistique qu'une telle situation impliquait.
Sans moyens
« Cette expérience était unique. Jamais une pollution de cet ordre n'a été étudiée. L'enjeu consistait à déterminer les conditions d'une reprise de vie. Les conclusions auraient pu servir à d'autres. Le ministère de l'Environnement n'a pas bougé. Alors nous avons fait notre propre suivi sans moyens adaptés et avec retard. Seule la fédération de pêche a financé une pêche électrique. En vérité, tout le monde s'est exprimé sur cette affaire mais il n'y avait plus personne pour financer les actions. » Les frais engagés par les pêcheurs locaux seront, selon toute vraisemblance, pris en charge par l'assurance du transporteur.
Dès l'automne 2007, le technicien rivière de la Gaule aspoise, Florian Garcia, a donc utilisé les outils du bord pour tenter d'appréhender la situation. Un an plus tard, il a constaté une augmentation de la population de truites.
Précaution
À Cette-Eygun, l'effectif est passé de 63 à 108. À Etsaut, de 30 à 102. À Borce, de 18 à 54. Cet automne, un nouveau comptage sera organisé. Trois rapports ont été rédigés. Un quatrième est en préparation. « La situation redevient normale. Mais il faut encore faire attention. On a eu la chance d'avoir un gave de qualité. Et heureusement que le camion n'a renversé que la moitié de son chargement. »
Par précaution, la pêche reste interdite entre les ponts d'Urdos et de Lescun. « Chaque poisson est un reproducteur potentiel. Dans ces conditions, il vaut mieux éviter les prélèvements et suivre l'évolution. »
Auteur : Patrice Sanchez
Source : Sud-Ouest du 6 juillet 2009


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