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Brebis basco-bearnaise ou brebis lacaune...

Transhumances, vie des bergers...

Modérateurs: chris2so, Ossau.net

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Brebis basco-bearnaise ou brebis lacaune...

Nouveau messagede Marek le Mer 17 Sep 2003 14:37

La brebis basco bearnaise est de chez nous, elle est jolie dans nos montagnes ( voir les photos de JP) par contre:
Elle ne donne que 100 litres de lait par lactation , par an .Elle n a pas de gros gigots et sa valeur en bete de reforme est pratiquement nulle : c'est un sac d'os et de nerfs) . Les agneaux aussi ne grossissent pas tres vite et n'ont pas bcp de viande...

par contre sa voisine , de l'aveyron , qui produit du lait pour le roquefort,
elle donne pres de 300l de lait par an , fait generalement deux gros agneaux qui se vendront bien...

La différence est de taille: Avec 100 l de lait le fermier fait ses 4 fromages Avec , disons meme, 200 l ( car la lacaune va avoir des conditions difficiles a vivre) , le berger aura plus de travail mais n'auras que 125 brebis a traire , nourrir , surveiller...et la tout devient possible...

En effet la lacaune a été selectionnée depuis de tres nombreuses années par des eleveurs et technicien scientifiques... la basco-bearnaise elle n'a pas été selectionnée : pas d'investissement , pas de formation des bergers... C'est dur mais il me faut rappeler : " l'education coute cher, essayer donc l'ignorance."
Aujourd'hui il y a en theorie une selection des basco-bearnaises depuis je crois 1975 a Ordiap... mais l'INRA estime le progres genetique , grace a sa selection, a +3litres de lait par an !!! cela veut dire que dans vingt ans la basco bearnaise donnerait un peu plus de 170l par an...
Cette voie n'est pas realiste...
Il doit y avoir d'autres voies et notamment le croisement bearnaisex lacaune .
Les premieres generations n'auront pas de cornes si cheres a JP mais en selectionnant la descendance sur les criteres lait+ allure de bearnaise on devrait y arriver bcp plus vite....et obtenir des brebis qui permettent a nos bergers de vivre et de succiter des vocations...
Il ya de toutes facons des brebis sans cornes car des eleveurs croisent leurs brebis avec des beliers de race a viande pour que leur agneaux soient mieux valorisés...
Il faut qu'il y ait un plan realiste du sauvetage des brebis : ce n'est pas tout de leur faire de belles cabanes en montagnes mais en mettant des batons dans les roues aux bergers qui elevent des lacaunes en bearn...(suppression d'aides notament)
De toutes facon il y aura de plus en plus de lacaunes dans le pays basque et en bearn.... la différence economique est insoutenable!
Les bergers voient leur conditions d'existence comparees aux bergers du Roquefort : Ceux ci ont notament depuis de nombreuses années des granges sechoirs a legumineuses dont Bernat a déjà parlé...et vivent mieux que le francais moyen.
Marek
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Re: Brebis basco-bearnaise ou brebis lacaune...

Nouveau messagede Bernat le Jeu 18 Sep 2003 01:58

Marek a écrit:La brebis basco bearnaise est de chez nous, elle est jolie dans nos montagnes ( voir les photos de JP) par contre:
Elle ne donne que 100 litres de lait par lactation , par an .Elle n a pas de gros gigots et sa valeur en bete de reforme est pratiquement nulle : c'est un sac d'os et de nerfs) . Les agneaux aussi ne grossissent pas tres vite et n'ont pas bcp de viande...


Marek, la brebis basco-béarnaise n'a d'autre valeur que d'être une brebis d'appoint. Il faut partir du coeur de métier pour bien appréhender un système métier. Or ledit système ossalois n'est pas orienté brebis mais vache. Vache sans trop de lait, valorisant le veau sous la mère (vrai pour l'ossaloise à tête en lyre). On peut donc considérer la brebis comme accessoire à l'exploitation.

Marek a écrit:par contre sa voisine , de l'aveyron , qui produit du lait pour le roquefort, elle donne pres de 300l de lait par an , fait generalement deux gros agneaux qui se vendront bien...


En Aveyron (causse Méjean, Aigoual, etc.), le système d'exploitation est de tous temps "ovin extensif". Dans ces conditions et vu les étendues pacagées il était intéressant de monter en production d'autant que les quotas laitiers n'avaient aucun sens en matière ovine.

Marek a écrit:La différence est de taille: Avec 100 l de lait le fermier fait ses 4 fromages Avec , disons meme, 200 l ( car la lacaune va avoir des conditions difficiles a vivre) , le berger aura plus de travail mais n'auras que 125 brebis a traire , nourrir , surveiller...et la tout devient possible...


T'inquiètes-pas pour la Lacaune en Ossau... elle fera non pas 300 litres, mais à la rigueur plus car les conditions climatiques, même en montagne, sont plus douces qu'en Aveyron (climat océanique : nous, contre climat continental : eux, qui plus est : grandes étendues sans reliefs particuliers balayés par deux vents formant toutes les congères que l'on veut : la "burle" et la "traverse".

Marek a écrit:En effet la lacaune a été selectionnée depuis de tres nombreuses années par des eleveurs et technicien scientifiques... la basco-bearnaise elle n'a pas été selectionnée : pas d'investissement , pas de formation des bergers... C'est dur mais il me faut rappeler : " l'education coute cher, essayer donc l'ignorance."


Marek, on ne sélectionne pas un produit secondaire. Sélectionner coûte alors trop cher. On fait donc avec et si çà rapporte pas trop, on s'en f...t parce que le système dominant est bovin/équin. Si tu trouves des bergeries en Ossau, c'est beaucoup parce que le "jeune" (;) y a 20-30 ans quand même !) avait peu d'argent lorsqu'il a commencé de s'investir là-dedans... et puis le cours du mouton (merci l'OMC) ne s'était pas encore effondré, et puis il y avait probablement un goût nouveau pour ce type d'élevage. Reste que si je disposais de moyens normaux (sans excès) je quitterai le mouton (même Lacaune) pour du "porc fermier" en voie secondaire et de la laitière à viande pour la voie principale.

Marek a écrit:Aujourd'hui il y a en theorie une selection des basco-bearnaises depuis je crois 1975 a Ordiap... mais l'INRA estime le progres genetique , grace a sa selection, a +3litres de lait par an !!! cela veut dire que dans vingt ans la basco bearnaise donnerait un peu plus de 170l par an...

Cette voie n'est pas realiste...


On est bien d'accord : un cheptel de second rang ne mérite pas un surinvestissement. Il est amorti comme il est, il reste comme il est. En conséquence de quoi la pièce doit être à un prix bas et la revente de même. D'ailleurs il me paraîtrait utile de l'avoir plus pour de la tonte en parcours sylvaux-pastoraux que pour la voir surpaître nos riches paturages...

Marek a écrit:Il doit y avoir d'autres voies et notamment le croisement bearnaise lacaune.


Non, pas d'accord. Soit on fait de la Lacaune pure souche. Car on va pas en plus se payer un jeu d'insémination calculé en vue de croisement de sur-sélection, alors que le standard de race est déjà au top.

Soit on reste en basco-béarnaise qu'on peut valoriser en Mérinos croisé avec du Romanov. Le Romanov est prolifique (2 à 3 petits) et rustique. C'est une race à viande. Le Mérinos est réputé pour sa laine, mais c'est une race à viande très bien conformée, mais un peu fragile chez nous (mouton de plaine). Enfin la nôtre pour ses qualités maternelles et son lait nourricier.

Si on fait du fromage, dans ces conditions, c'est pour soi (consommation personnelle). Bien sûr on pratique le pâturage tournant rationné y compris en parcours sylvaux-pastoraux. Comme "l'agneau sous la mère" est une production accessoire, on ne doit pas supporter un coût d'exploitation exagéré. Le problème à résoudre ou la quadrature du cercle va être la main d'oeuvre. D'où : soit on fait de l'extensif sur des pièces de piètres qualités, soit on arrête cette production peu rentable si on y prête trop attention...

Marek a écrit:Il faut qu'il y ait un plan realiste du sauvetage des brebis : ce n'est pas tout de leur faire de belles cabanes en montagnes mais en mettant des batons dans les roues aux bergers qui elevent des lacaunes en bearn...(suppression d'aides notament)


Je pense que de nos jours la MSA (qui en son temps a defrayé la chronique) n'a plus grand sens. De même je pense que le statut "agricole" est un statut de dépendance vis à vis d'intermédiaires structurels souvent éloignés des préoccupations paysannes.

Personnellement si je m'installais, je ne choisirais pas le statut agricole, mais monterait un Société Anonyme et dépendrait directement de la SS, de l'ARCO et vraisemblablement de l'AGIRC (= caisses de retraites complémentaires et cadres). J'aurai l'occasion d'y revenir sur un autre sujet.

Marek a écrit:De toutes facon il y aura de plus en plus de lacaunes dans le pays basque et en bearn.... la différence economique est insoutenable!

Les bergers voient leur conditions d'existence comparees aux bergers du Roquefort : Ceux ci ont notament depuis de nombreuses années des granges sechoirs à legumineuses dont Bernat a déjà parlé...et vivent mieux que le francais moyen.


En 1986, une grange sécheuse coûtait autour de 500 KFRF. Aujourd'hui on doit être autour de 150 KEUR. On ne sèche pas nécessairement que des légumineuses (même si celles-ci sont les plus fragiles en terme de conservation de la valeur), mais également tout type de foin...

Il me semble que quitte à croiser dans un but ovin en principal, il serait judicieux de benchmarker les autres zones de montagnes similaires à nos conditions de vies et ce dans une Europe de l'Atlantique à l'Oural (porte de la Sibérie occidentale). Puis voir si un croisement serait rentable.

Enfin si j'avais des basco-béarnaises, je serais tenté par l'insémination en race à viande et j'oublierais l'astreinte de la traite et de la transformation. Car souvent le paysan oublie d'intégrer sa quantité de travail dans le calcul de sa marge brute. Et çà çà fausse l'analyse économique ! :(
Bernat
 
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Re: Brebis basco-bearnaise ou brebis lacaune...

Nouveau messagede Marek le Sam 20 Sep 2003 17:55

Bernat a écrit: Marek, la brebis basco-béarnaise n'a d'autre valeur que d'être une brebis d'appoint. Il faut partir du coeur de métier pour bien appréhender un système métier. Or ledit système ossalois n'est pas orienté brebis mais vache. Vache sans trop de lait, valorisant le veau sous la mère (vrai pour l'ossaloise à tête en lyre). On peut donc considérer la brebis comme accessoire à l'exploitation.


Mon cher Bernat, moi ce que je vois dans la vallée d'Ossau , c'est des bergers qui n'hesitent pas a investirdans des bergeries de 50m de long , avec salle de traite avec carrelage, et machine a traire, tapis roulant pour distribuer la ration...ce n'est pas l'appoint mais c'est la production principale.
Les eleveurs de vaches eux ont des troupeaux de plus de 100 vaches "blondes d'aquitaine" et ne s'embetent pas avec 3brebis et 2 equins de plus
Quant a l'ossaloise a tete de lyre, il ,'y en a plus bcp.
Meme JP a du mal a en trouver pour ses photos..

Peut etre y a t-il quelques vieux ossalois qui conduisent encore leur exploitation comme il y a 20 ans mais ils ne sont pas l'avenir.
J'ai vu pour la derniere fois un tombereau tire par deux boeufs/vache il y a 20 ans exactement a Castet....


Bernat a écrit:
En Aveyron (causse Méjean, Aigoual, etc.), le système d'exploitation est de tous temps "ovin extensif". Dans ces conditions et vu les étendues pacagées il était intéressant de monter en production d'autant que les quotas laitiers n'avaient aucun sens en matière ovine.


A mon avis , le systeme Aveyronnais est aujourd'hui tout ce qu'il y a d'intensif" : Des elevages ou les brebis ne sortent pas forcement , surtout s'il ne fait pas beau. Elles sont nourries avec de la luzerne, et autres produits plus ou moins naturels selon les eleveurs pour qu'elles pissent plus de 300 l par saison...Pour la traite , on les attire avec des granulés appetents pour qu'elles montent sur le rototrayeur...


Bernat a écrit: T'inquiètes-pas pour la Lacaune en Ossau... elle fera non pas 300 litres, mais à la rigueur plus car les conditions climatiques, même en montagne, sont plus douces qu'en Aveyron (climat océanique : nous, contre climat continental : eux, qui plus est : grandes étendues sans reliefs particuliers balayés par deux vents formant toutes les congères que l'on veut : la "burle" et la "traverse".


Je vois bien que tu es tres fier d'etre Ossalois. Mais tu sais les quelques elevages de vaches Holstein qu'il ya en Ossau ou dans les environs n'obtiennent pas plus de lait que les autres elevages francais Les resultats dependent de l'alimentation, de la genetique surtout. Les betes restent a la bergerie pendant l'hiver et sont donc moins sensibles au froid. Mais meme en Vallée d'OSSAU , quand il fait froid en fevrier les brebis "chutent" (donne bcp moins de lait.)

Bernat a écrit:
Marek, on ne sélectionne pas un produit secondaire. Sélectionner coûte alors trop cher. On fait donc avec et si çà rapporte pas trop, on s'en f...t parce que le système dominant est bovin/équin. Si tu trouves des bergeries en Ossau, c'est beaucoup parce que le "jeune" (;) y a 20-30 ans quand même !) avait peu d'argent lorsqu'il a commencé de s'investir là-dedans... et puis le cours du mouton (merci l'OMC) ne s'était pas encore effondré, et puis il y avait probablement un goût nouveau pour ce type d'élevage. Reste que si je disposais de moyens normaux (sans excès) je quitterai le mouton (même Lacaune) pour du "porc fermier" en voie secondaire et de la laitière à viande pour la voie principale.


La selection , a mon avis ne coute pas cher en argent pour l'eleveur. Par contre elle requiert de la patience et des talent d'eleveur , de selectionneur.Il faut etre passionné par le metier , avoir le coup d'oeil pour voir les qualités d'une bete. Savoir comparer les resultats d'une bete par rapport aux autres pour savoir lesquelles garder, lesquelles multiplier lesquelles eliminer.
Je crois , pour ma part que le but de l'elevage ovin a été de tout la fabrication de fromages, qui se conservait 6mois voir 9mois et meme presque un an quant on le faisait passer avec de la confiture de cerises..
La conformite de la bearnaise montre bien que ce n'est pas une bete a gigots ... Si le but avait ete la production de viande , je pense que les bergers auraient conserve les meilleures meres ( avec de gros gigots) pour avoir des petits avec des gros gigots... Ils ne sont pas plus betes qu'ailleurs. Aujourd'hui un fromage est plus cher qu'un agneau et la brebis en donne quatre. Je connais encore des bergers aujourd'hui qui ne se rejouissent pas lorsqu'il y a des jumeaux : Les jumeaux , pour etre vendables , vont leur demander plus de surveillance dans les premiers jours et devront teter leur mere plus longtemps et ce sera autant de lait en moins pour faire du fromage !!

Bernat a écrit:
On est bien d'accord : un cheptel de second rang ne mérite pas un surinvestissement. Il est amorti comme il est, il reste comme il est. En conséquence de quoi la pièce doit être à un prix bas et la revente de même. D'ailleurs il me paraîtrait utile de l'avoir plus pour de la tonte en parcours sylvaux-pastoraux que pour la voir surpaître nos riches paturages...


Eh, bien y a pas grand chose sur quoi on est d'accord...
J'adore observer les troupeaux de moutons sur les alpages, sur les paturages.... Toutes les cabanes de bergers reconstruites a grand frais l'ont été surtout pour les mouons... Les eleveurs de vaches ne surveillent leur troupeaux que grossierement, ils ne dorment pas en montagne : un tour en voiture , une ballade pour retrouver le troupeau et si tout va bien on redescend faire les foins en bas...Si y a plus de moutons , y aplus besoin de cabanes, on va les transformer en buvette? beuh!!
Je pense aussi que les vautours le regretteront car ils mangent plus de cadavres de moutons que de vaches

Bernat a écrit:
Non, pas d'accord. Soit on fait de la Lacaune pure souche. Car on va pas en plus se payer un jeu d'insémination calculé en vue de croisement de sur-sélection, alors que le standard de race est déjà au top.

La selection ne veut pas dire forcement insemination....Si le centre d'ordiap avait donné regulierement a chaque eleveur un belier selectionné il y a 20 ou 30 ans de cela Le troupeau moyen donnerait bien plus de lait ( On donne bien de l'argent sous forme de subvention)
Le probleme c'est que les bergers se sont echanges et s'echangent encore des beliers entre bons copains sans tenir compte que c'est l'element principal de la selection:
Malheureusement bcp pensent que c'est en gardant les bonnes brebis que l'on a le plus de lait mais la bonne brebis ne transmet sa genetique ( bcp de lait qu' a sa fille ( une par an ) alors que son fils ( le belier) pourra transmettre ses qualites ( bcp de lait) a sa descendance :a quarante de ses filles/agnelles
Dans le cas des brebis l'insemination n'est pas obligatoire.

J'espere que nous n'ennuyons pas les autres avec notre discussion . Mais je ne pouvais laissé ces affirmations sans réagir gentiment ...
La suite de mes observations sur le reste de ta reponse va suivre mais cela me demande un effort d'ecrire
Marek
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Re: Brebis basco-bearnaise ou brebis lacaune...

Nouveau messagede Marek le Sam 20 Sep 2003 19:19

Bernat a écrit: ....et puis il y avait probablement un goût nouveau pour ce type d'élevage. Reste que si je disposais de moyens normaux (sans excès) je quitterai le mouton (même Lacaune) pour du "porc fermier" en voie secondaire et de la laitière à viande pour la voie principale.


Si il ya des "nouveaux bergers " qui s'installent c'est un gout nouveau mais c'est aussi le cout financier d'installation . S'installer avec des brebis ou des chevres c'est dur . S'installer avec des vaches c'est impossible a moins d'heriter d'une ferme...
Simple calcul :
Une vache coute 10000FF , son veau est vendu 3000FF et une vache n'a pas de veau tous les ans... Si on garde une velle , il faudra la nourrir 4ans avant de vendre son premer veau...
Une brebis laitiere vaut 1000FF . 6mois apres le rut , le berger vend deja un ou deux agneaux a 200FF piece et tire le lait pendant 6mois pour faire 4 fromage de 300FF piece:
Solution vache au bout d'un an : Investiisement 10KF Vente de 3KF
Solution brebis Investisselment 1KF vente 1400FF
( evidement le berger doit travailler dur, dur)

Quitter le mouton laitier pour faire du cochon!!! c'est de la folie . Bernat , tu n'as jamais du t'occuper d'un cochon !! ca sent mauvais .. c'est intenable Ca ch... sans arret..
Quitter le mouton , ca veut dire vendre pour acheter des vaches C'est pas le meme prix :avoir une vache il te faudra vendre une douzaine de brebis... T'en auras pas bcp , pas assez pour vivre

Il n'y apas de bergers qui n'arrivent pas a vendre ses bons fromages...Le fromage de la vallee d'Ossau se vend , s'arrache a Paris a 140FF le kg alors que le Roquefort n'atteint pas ce prix ( la bas il ya meme des quotas) dans la valle d'ossau il n'y en pas encore!!! C'est qu'il y a pas surproduction...
Par contre en vache allaitante , la sortie du tunnel risque d'etre loin...
Les gens autour de moi , mangent de moins en moins de viande bovine , achetent plus de viande blanche , du poisson et du canard ( voila une elevage a considerer : il y en a déja en OSSAU...)

Je preferais m'occuper de petits agneaux tout blancs, tout frises a lors que le porc devient tres vite un cochon...
Et pour vendre ton porc fermier , il te faudra etre un tres bon commercant.
car il ya surproduction de porc industriel a 5f le kg.
Et je te dis pas , tes voisins... meme en extensif les nuisances olfactives...
et le recyclage des dechets nitrates...
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Re: Brebis basco-bearnaise ou brebis lacaune...

Nouveau messagede Marek le Sam 20 Sep 2003 21:01

Bernat a écrit: Non, pas d'accord. Soit on fait de la Lacaune pure souche. Car on va pas en plus se payer un jeu d'insémination calculé en vue de croisement de sur-sélection, alors que le standard de race est déjà au top.

Mon objectif est de sauver les moutons en alpage pou que JP puisse continuer a faire des photos... et les doryphores en venant font vivre un peu ou un peu plus la vallée. S'il y a plus grand chose a voir , ils iront ailleurs. A defaut d'ours , faut qu'il y ait des moutons, des vautours..des bergers , du fromage.
Donc l'idee etait de faire une fausse bearnaise : une bearnaise aspect exterieur rappellant la vraie , mais a l'interieur une lacaune qui permet de faire vivre decement le berger avec le lait qu' elle produit
Bernat a écrit:Soit on reste en basco-béarnaise qu'on peut valoriser en Mérinos croisé avec du Romanov. Le Romanov est prolifique (2 à 3 petits) et rustique. C'est une race à viande.

Non la romanov , race originaire de Russie , n 'est pas une race a viande car sa conformation est mediocre comme celle de la bearnaise...
Bernat a écrit:Le Mérinos est réputé pour sa laine, mais c'est une race à viande très bien conformée, mais un peu fragile chez nous (mouton de plaine).

La laine en France et en particulier en vallee d'ossau est mise a la poubelle.Les tondeurs n'en veulent plus comme remuneration.
Bernat a écrit:Enfin la nôtre pour ses qualités maternelles et son lait nourricier.

pas terrible ..

Bernat a écrit:Si on fait du fromage, dans ces conditions, c'est pour soi (consommation personnelle). Bien sûr on pratique le pâturage tournant rationné y compris en parcours sylvaux-pastoraux. Comme "l'agneau sous la mère" est une production accessoire, on ne doit pas supporter un coût d'exploitation exagéré. Le problème à résoudre ou la quadrature du cercle va être la main d'oeuvre. D'où : soit on fait de l'extensif sur des pièces de piètres qualités, soit on arrête cette production peu rentable si on y prête trop attention...


Je ne connais aucun berger qui fait du fromage pour ces propres besoin : il lui coutera moins cher de l'acheter si il en fait que 10 boules de 5kg !!
Pour la main d'oeuvre il ya la mecanisation... tapis roulant , salle de traite comme pour les vaches, salle de fabrication des fromages, dessileuge pour distribuer la nourriture sans descendre du tracteur...

Actuellement la fabrication des fromages de brebis est sans rivale ...
Mais il ne faudrait pas qu'il y elevage seulement dans la bergerie ..je voudrais que les brebis monte en montagne pour les 3 mois de vacances qui coincident avec les vacances des doryphores...


Bernat a écrit:
En 1986, une grange sécheuse coûtait autour de 500 KFRF. Aujourd'hui on doit être autour de 150 KEUR. On ne sèche pas nécessairement que des légumineuses (même si celles-ci sont les plus fragiles en terme de conservation de la valeur), mais également tout type de foin...

Il me semble que quitte à croiser dans un but ovin en principal, il serait judicieux de benchmarker les autres zones de montagnes similaires à nos conditions de vies et ce dans une Europe de l'Atlantique à l'Oural (porte de la Sibérie occidentale). Puis voir si un croisement serait rentable.
Enfin si j'avais des basco-béarnaises, je serais tenté par l'insémination en race à viande et j'oublierais l'astreinte de la traite et de la transformation. Car souvent le paysan oublie d'intégrer sa quantité de travail dans le calcul de sa marge brute. Et çà çà fausse l'analyse économique ! :(


La valeur ajoute c'est de faire son fromage : le lait vendu a la laiterie des chaumes vaut 5fr le litre . La fabrication du fromage le valorise a plus de 10fr il faut 5l de lait pour faire un kg de fromage qui est vendu au moins a 60f le kilo : Soit tu vends tes 5l pour 25fr , soit tu fais ton fromage pour 60f ( il faut filer 1/12 de fromage aux affineurs de gabas, il reste alors plus de 50f pour 5kg de fromage..
Si en plus le berger est un brin commercant , il vendra son fromage plus cher que 60fr/kg mais c'est un travail supplementaire

Un berger pourrait meme se passer de faire le foin et d'acheter du foin de CRAU, ou de la luzerne d'espagne... c'est pas ca qui lui fait gagner . Par contre pour faire les foins faut un tracteur, des faucheuses, des machines et des tas qui s'usent et ca prend du temps...et puis il faudrait amortir ta grange a foin sechante!!
Un couple bien organisé s'en sort : 300 brebis , tapis roulant pour les nourrir , traite, fabrication fromages.
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