Des premiers bergers:
L'élevage qui prit naissance il y a environ 10000 ans ne toucha les Pyrénées qu'à partir du VIe millénaire av. JC. Cette activité, installée aux abords des versants méditerranéens, s'implanta sur le versant occidental environ un millier d'années plus tard. Les bergers vont alors sculptés la montagne en brûlant les forêts de basse et moyennes altitudes afin de développer l'agro-pastoralisme, qui s'est ensuite étendu aux estives naturelles au-delà des zones boisées. En 2500-3000 av. JC on peut dire que l'élevage et l'agriculture concernent l'ensemble de la chaîne.
L'activité est alors en plein essor et favorise la sédentarisation des populations qui forment de véritables communautés paysanes. De nombreuses traces attestent d'une telle implantation. Et les premiers habitats d'altitude temporaires sont apparus qui ont entrainé les premières transformations des écosystèmes forestiers subalpins.
De l'essor d'une activité à une période de déclin
A partir de 1500 av. JC quasiment toutes les vallées pyrénéennes sont habitées. Les déforestations s'accélèrent, les pâturages d'altitude sont de plus en plus fréquentés (dolmens, tumulus et cromlechs - nombreux en Ossau - attestent de cette présence) et l'élevage bovin prend de l'importance.
Au Moyen-Age, vers l'An 1000, la population croît de manière exponentielle, avec elle l'activité agro-pastorale s'étend encore plus dans les massifs. A partir du XIIe s., aux élevages locaux viennent s'ajouter les grands troupeaux transhumants en provenance des plaines de Catalogne et d'Aquitaine. De nouveau la forêt accuse un net recul, voir un déboisement total dans certains secteurs. Cependant, épidémies et troubles, vers le XVe s., mettent un frein à cet essor, et vont jusqu'à réduire l'activité parallèlement à une baisse de la population. Par endroits la forêt reprendra le dessus sur les pelouses.
Dès le XVIe s., l'augmentation de la population amène les sociétés rurales pyrénénnes à exploiter les estives abandonnées précédemment, et donc à repousser les limites de la forêt. La pression pastorale est alors à son apogée. Au cours du XIXe s. les villages d'altitude et les bordes deviennent des habitats permanents.
Après la Seconde Guerre Mondiale l'exode rurale conduit à une baisse de l'activité pastorale, même si la partie occidentale de la chaîne semble se maintenir. Certaines vallées voient les forêts de nouveau se développer (on peut remarquer d'ailleurs le développement d'une végétation d'arbustes sur les pelouses de Chérue en Ossau).
Ce texte est un libre résumé d'un article de Didier GALOP, paru je ne sais plus où
D'autre part il me semble qu'il serait intéressant de faire l'inventaire des diverses races bovines et ovines que l'on peut rencontrer tout au long de la chaîne, et plus particulièrement en Ossau. Mais là, je manque d'infos.







