louis a écrit:Le problème est que cette architecture est née du travail des hommes du territoire. Ce sont eux qui ont su créer et entretenir l'architecture, la nature, etc...
Si le milieu est remarquable, plus remarquable que d'autres, c'est peut-être parceque ses habitants ont su préserver et entretenir ce milieu contrairement à d'autres.
Il est donc assez pénible et difficilement acceptable que des gens qui, dans leur propre milieu, n'ont pas su préserver ce qui pouvait être remarquable, venir donner des leçons à ceux qui ont su le faire depuis des millénaires.
C'est la raison pour laquelle on ne trouve dans ces milieux de montagne, aucune association de protection de la nature parceqie cette protection se vit intensément dans tous els actes de la vie de manière naturelle sans que des gens comme Péhache ou d'autres ne viennent donner des leçons.
Pourquoi ne pas continuer ainsi.
Je vais encore me faire jeter des tomates, mais tant pis:
Si les valléens pyrénéens ont mieux préservé leur milieu jusqu'à maintenant, c'est avant tout parce qu'ils sont peu nombreux et aussi parce que la géographie spécifique des Pyrénées crée des zones difficiles d'accès, plus que grâce à une hypothétique conscience environnementale supérieure. C'est plus facile de préserver son environnement immédiat quand on a une densité de population faible que quand on est 10 millions sur 4 ou 5 départements.
Et si d'autres régions de France sont moins bien préservées, c'est une responsabilité collective qu'il faut invoquer. A laquelle ne peuvent d'ailleurs échapper les valléens. Soit parce que certains d'entre eux ont "émigré" ailleurs en France (préservant ainsi un peu mieux leur région d'origine et un peu moins bien leur région d'accueil), soit tout simplement parce qu'ils ne peuvent s'exclure de la collectivité si facilement: quand ils consomment ce qui est produit ailleurs en France, ils participent à l'atteinte à l'environnement global.
Pendant longtemps la conscience environnementale a été quasi-absente face au développement et à la religion du taux de croissance. On a collectivement laissé se dégrader les choses, plus ou moins vite suivant les lieux. Mais petit à petit cette conscience environnementale se fait une place. Et pour commencer on se dit qu'on pourrait déjà éviter de poursuivre les erreurs du passé. Oui les ours (et d'autres espèces) ont été éliminés des autres montagnes il y a un moment, mais est-ce une raison pour aujourd'hui ne pas essayer de les préserver dans les Pyrénées pendant qu'on peut encore le faire ?
Louis a écrit:D'autant plus que la montagne ne va surement pas être interdite parce qu'il y a des ours.
Je demande à voir dans le futur..
Le futur étant par nature incertain, on peut toujours agiter des chiffons rouges...




