La meilleure définition que j'ai trouvée nous vient de nos voisins haut-pyrénéens des Logis de France du 65:
La garbure était l'aliment de base, la soupe de tous les jours des paysans gascons fonction des villages et des orales traditions, elle variait suivant le rythme de saisons, les ressources du potager et du saloir. Le principe de sa recette consiste à faire cuire longuement un assortiment de légumes et de viandes en général confites.
Côté légumes, tout est possible. Ils doivent être nombreux. On parle d'une gerbe "garbo" : le choux vert bien entendu accompagné du haricot-maïs (dit haricot Tarbais) frais ou sec, de fèves, du mange-tout, de pommes de terre, de navets, de gros pois, d'oignons, pour certains de carottes, de raves et même de laitues, de châtaignes, d'orties, voire de bourrache…
Quant aux viandes, on y trouve évidemment la cuisse de l'oie ou du canard, confite dans sa graisse, qui apporte une saveur inestimable. Mais, une carcasse, quelques abattis de palmipède, un jarret de porc séché, le trognon d'un gros jambon - on l'appelle le " camalhou " - ou un morceau du cou d'un grassouillet cochon, du saucisson, des gésiers, des côtes sèches - on les nomme les " coustous " - ne gâtent en rien l'ensemble.
Servie en potage ou en plat de résistance la garbure peut être adaptée aux besoins de chacun. Terminer sa dégustation par le traditionnel chabrot.
Il existe de nombreuses variantes. Une recette par foyer, dit-on. Mais tout de même, fondamentalement, les carottes n'y sont pas (c'est dit dans le texte, c'est aussi ce que j'ai entendu dans ma famille !), peut-être à cause du temps de cuisson différent ?
On trouve des recettes avec... des saucisses de Toulouse. Pourquoi pas de Strasbourg ?
... d'autres avec de l'ail
Le cuisinier "moderne" Darroze y ajoute du piment d'Espelette... et pourquoi pas du curry ?







