le lok Neez a écrit:
2. Une fois n'est pas coutume, je commencerais dans le désordre car ceci n'est qu'une précision : certes les Pays Bas sont totalement domestiqués, mais c'est aussi un pays "artificiel", naît de la "main de l'homme", terre naît de l'assechement de surfaces maritimes...Je crains que ce ne soit comparable.
Les terres gagnées sur la mer ne sont qu'une petite partie des Pays-Bas (environ 15% de la surface totale, si je me souviens bien).
le lok Neez a écrit:1. Tout tes exemples sont des "inventions humaines", et c'est pour cela que ce n'est pas indispensable à la nature contrairement à chacune des espèces vivantes de nôtre planète.
Néanmoins, pour nous, ces activitées (musique, fromage fermier de brebis...etc), améliore considérablement n^tre vie, voire lui donne un sens. Par ailleurs, pour le milieu naturel, ces activitées n'ont aucun sens (j'espère que je suis assez clair :D )
Oui. Mais mon propos était justement que l'attrait pour l'ours, comme pour d'autres animaux, fait partie de ces inventions humaines (comme tu dis) qui donnent rendent notre vie agréable.
le lok Neez a écrit:Or, si je poursuis ce raisonnement, je dirais qu'une chose d'origine humaine est essentielle pour que nous nous réalisions dans notre éxistence : avoir une activité professionelle.
Si un homme n'a pas de travail, il est très probable qu'il soit pas à l'aise dans ses pompes !
Et ce travail, c'est d'autant mieux s'il nous plaît ?
Oui, bof, c'est très relatif. C'est vrai dans notre société, à notre époque. Mais ça aussi c'est culturel. Dans d'autre sociétés, à d'autres époques, le travail était considéré comme dégradant. Mais bon, c'est un autre débat.
le lok Neez a écrit:OU JE VEUX EN VENIR ?
Il est evedemment que sur le plan nature, l'ours est indispensable probablement bien avant un Homme envahissant et égoiste :(
Mais sur le plan humain, il me semble plus important de permettre à des éleveurs de pouvoir se réaliser plainement dans la passion qu'est leur métier que de les envoyer paître (c'est le cas de le dire), avec une réintroduction d'un animal qui se plaît (et ceci bien légitimement) à manger du mouton.
ce dernier paragraphe, je crois, ne va pas te plaire, mais c'est simplement ma conception des choses :D
Si on le tient jusqu'au bout, ton raisonnement est donc qu'il faut finalement sacrifier une espèce (voire même un biotope, mais restons-en à l'animal) à une activité économique.
C'est un point de vue que je ne peux pas partager. La passion pour un métier ne peut pas tout justifier. Si une activité économique conduit à la dégradation d'un patrimoine (ici naturel) collectif, il faut peut-être se poser des questions sur cette activité économique, non ? Et essayer de trouver comment concilier cette activité avec la préservation du patrimoine.
le lok Neez a écrit:Une dernière chose :
L'ours pour le travail des éleveurs, c'est une gène de plus...
Je ne sais quel est ton métier, et ça ne me regarde pas !
Mais que dirait un salarié à qui on dirait sans justification :
"Bon ben finalement, vous allez travailler 45h, au lieu des 35h actuelles" ?
Il serait vert ! Même si on lui disait :
"oui, c'est pour payer la réintroduction de 60 ours, espèce en voie de disparition"
Même si il est pour, il reste "vert", ...et moi le premier :D
Toutes les activités économiques supportent des contraintes. Si ma boîte pouvait faire ce qu'elle veut ou elle veut quand elle veut, elle gagnerait plus d'argent et probablement moi aussi :-). L'environnement en prendrait un certain coup, par contre :-( (déjà que...)
Je suis bien conscient de la gêne pour les éleveurs et (surtout) pour les bergers. Et puisque le patrimoine (l'ours) est collectif, il est normal que la collectivité (donc moi aussi) paye pour compenser cette gêne, au moins en partie.
Travailler plus n'est pas une fatalité pour les éleveurs. Ils peuvent aussi embaucher plus de bergers pour surveiller les troupeaux, investir dans des équipements de protection, etc... Ca coûte cher ? Oui. Mais la sauvegarde du patrimoine naturel est à ce prix. Contribuables et consommateurs doivent y participer.
Tu vas peut-être me dire que le consommateur n'est pas prêt à payer son gigot d'agneau ou son fromage de brebis plus cher pour que l'ours puisse vivre. C'est possible. Mais dans ce cas ne peut-on pas se poser des questions sur la viabilité à long terme de l'élevage en montagne ? Si le consommateur n'est pas prêt à payer plus cher des produits de meilleure qualité (car ils sont effectivement de meilleure qualité), pourquoi produire ces produits ?
Ca pose aussi la question du commerce mondial et de l'idéologie de la libre concurrence. Les raisons des difficultés des éleveurs sont multiples. Par exemple l'importation de moutons à bas prix (de Nouvelle-Zélande notamment). Plutôt que de remettre en cause ce commerce mondial débridé, on veut résoudre les difficultés des éleveurs en s'attaquant à l'ours. Où est la logique, là-dedans ?






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