Bonjour Nathalie !! Tu as de bonnes lectures !!
Je me permets de citer Jean-Francois et ses amis a propos de leur premiere decouverte d'un nid de gypaete en valléé d'Ossau en 1960 !!
Niche t-il toujours a cet endroit en 2010, un jeune s'envolera t-il cette année ?
L’équipe Terrasse-Boudoint et ses contemporains
Les plus belles pages de l’ornithologie pyrénéenne des années 1960 seront écrites (et surtout vécues) par le petit groupe de jeunes passionnés de rapaces qui se forme autour de Jean-François et Michel TERRASSE. Dès 1955, les deux frères courent la montagne basque entre Iraty et la Cote, puis étendent leurs recherches plus à l’Est, particulièrement en Béarn. Après plusieurs séjours, trois couples de Gypaètes barbus sont localisés en 1959 et la première reproduction est observée en 1960 en vallée d’ Ossau ; ce site est encore occupé en 2008 ! Quelques extraits du récits de cette découverte historique :
« le samedi 25 juin 1960, le hasard guida nos pas dans une vallée que nous n’avions pas encore explorée. (…).Dés la première éclaircie parmi la foret, nous parcourons la falaise N-E à la jumelle et remarquons deux taches en deux points : la première n’est malheureusement qu’une longue trainée de calcaire ; quant à la deuxième elle ressemble quoique fort loin, à la trainée de fiente d’un reposoir ou d’un nid de grand rapace. La marche continue haletante, bercée d’un espoir qui prend forme , au milieu de la foret, que hantent de nombreux Pics noirs (…).Enfin, au moment même où nous désespérons de l’apercevoir ,jaillissant des nuages au ras de la falaise, un Gypaète adulte plane en orbes étroites. (…)
Les conclusions logiques ne cessent de nous hanter ; ce Gypaète qui a dû probablement décoller de cette falaise, a le comportement de l’oiseau « chez lui ». L’émotion nous gagne ! Sommes nous devant l’aire tellement recherchée ? (…). Apres plusieurs centaines de mètres de montée, nous nous arrêtons sur un énorme bloc erratique, et calons nos jumelles sur les branches mortes d’un hêtre. A la droite de la grosse tache de fientes , des trainées plus discrètes mais tout aussi évidentes, conduisent nos yeux vers la fin de la corniche où un nid d’apparence énorme est encastré entre deux buissons. La première tache et le nid sont séparés de vingt a trente metres ; entre les deux une petite masse brunâtre ! Serai-ce le jeune Gypaète ? (…)
Après deux heures d’attente au milieu des bruissements de la grande forêt, un Gypaète barbu adulte venant du fond de la vallée, tournoie deux fois au-dessus de la falaise, ferme ses grandes ailes et , tel un grand faucon en piqué, descend sous les rochers pour atterrir brutalement apres une brève chandelle, prés de son jeune. L’émotion à ce moment ne peut se traduire, surtout lorsque le Gypaète a penché sa tête orange vif vers son jeune, pour lui distribuer la nourriture (…) » (TERRASSE, TERRASSE&BOUDOINT, 1960-1951)
Marek (tiré du GOPA- Le casseur d'os-2010)




