Il y a 20 ans que j'observe la vallee avec ma compagne ossaloise....
Alors nous etions triste au plateau d'Aneou... les chevaux disparaisaient d'année en année... il allaient devenir moins nombreux que les vautours ou les isards!!!
A Buzy , plus un agriculteur n'avait de cheval , plus d'ane non plus...
Ma compagne me racontait comment petite fille , elle allait chercher les juments au pré, comment son pere bichonnait la "bellone", comment son poulain preferé avait ete frappé sur le plateau d'Aneou par la foudre, qu'il avait fallu l'achever car il ne pouvait guerir....des souvenirs qui forge le caractere,la personalité...
Tout cela semblait comdanner a disparaitre....pas grand chose a faire, rien a faire!!
Je ne peux dater le retournement mais depuis plusieurs années force est de constater qu'il y a de plus en plus de chevaux !? ... et pourtant les agriculteurs ne semblent pas avoir de chevaux ? Alors d'ou viennent ces chevaux en estives ?
Il y a bien quelques bergers qui ont bien un ane ou quelques anes sans doute pour le plaisir...
Maintenant que j'ai reussi a acheter la maison de mes reves en vallée d'ossau , j'ai plus d'information en parlant avec les gens ...
En fait , pres de chez moi en tout cas,les proprietaires de chevaux sont des passionnés , souvent fils d'agriculteurs ( en fait tous les ossalois sont fils, filles d'agriculteurs ou neveu, niece)qui ont herite d'un pré, d'une grange... Ils ont un autre travail, une autre profession, disposent de plus d'argent pour leur loisir....(35h pour faire raler vous savez qui...)
Ainsi un artisan de la vallée travaille 20h sur 24 pendant la semaine mais se reserve le dimanche pour ses 10 chevaux, pour faire la transhumance avec femme et enfants...pour les foires, obtient un premier prix par ci par la...
Un autre a parait-il plus de 40 chevaux !!!
A Buzy , c'est pareil : le seul propriétaire de chevaux significatif , il doit en avoir une dizaine, est un retraité bien actif
Alors je n'ai pas fait d'enquetes bien precises mais on dirait que ce sont des passionnés , des nostalgiques ( au bon sens du terme ) qui ont pris le relais pour quelques années au moins . Car il semble qu'ils soient assez souvent pres de la retraite...Quelqu'un peut il confirmer ou infirmer mes impressions...
Il doit y avoir aussi des maquignons dans ces passionnés mais la on peut dire que c'est pas loin de leur metier...et j'espere qu'ils n'ont pas tous les chevaux!
Mes propos semblent donc optimistes il faut y mettre un bemol : Le haras de Pau deplaçait pour la saison de monte quelques etalons a Castet qui stationnaient dans un camion remorque pres du village. Eh bien c'est fini depuis un an ou deux...
Nous aussi , lorsque nous serons a la retraite ,si Dieu le veut, nous imaginons bien que nous pourrions avoir deux juments pour le plaisir... mais que faire en cas de voyage...Je pense bien que les eleveurs de chevaux se donnent des coups de mains...
Mais je me souviens aussi que dans les années 80 , on parlait bcp d'un placement en " vaches laitieres" : L'investisseur achetait une vache ( avec une superbe genetique...) qui etait confiée a un eleveur reconnu qui en prenait soin et la nourrissait. S'il naissait un veau c'etait pour l'investisseur, si c'etait une velle c'etait pour l'eleveur...En fait la banque mutualisait les risques , prenait ses "frais" et versait un revenu a l'investisseur et peut etre l'eleveur gardait effectivement les velles...
Ce pourrait bien etre une solution pour "soutenir "l'elevage (en montagne) par des investisseurs-sponsors qui souhaitent continuer a voir des betes en alpage... Cela pourrait etre appliqué aux brebis notamment... mais cela sera develloppé dans un prochain article, peut etre,...


