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69 % des Français pensent que les agriculteurs sont plus attentifs à l’environnement qu’auparavant
[ 18/10/2007 11:22 ] L'assureur Aviva, vient d' annoncer les résultats d’une étude commanditée auprès d’Opinion Way sur « Les Français, l’environnement et l’agriculture », étude dans laquelle les sondés placent les agriculteurs au dernier rang des pollueurs loin derrière l’industrie, les transports et plus largement le mode de vie quotidien de la population.
Résultats de l’étude 2007 « Les Français, l’environnement et l’agriculture » :
Les limites de l’engouement des Français en matière d’environnement
* Parmi les Français interrogés, 9 sur 10 affirment que leur sensibilité à l’environnement influe sur leur mode de vie, mais un quart seulement adapte systématiquement son mode de vie à cette préoccupation.
* Par exemple, 1 Français sur 2 avoue peu se soucier des origines et des modes de productions des alimentaires qu’il achète.
* Si l’on pousse le raisonnement, plus d’un Français sur 2 avoue céder au plaisir d’acheter des fruits et légumes hors saison de production (donc importés) malgré l’impact négatif des transports sur l’environnement.
* Seuls 6 Français sur 10 déclarent être prêts à payer plus cher des produits qui respectent mieux l’environnement et l’effort consenti se limite à 10 % de hausse en moyenne.
Les agriculteurs et l’environnement
* Les Français placent les agriculteurs au dernier rang des pollueurs loin derrière l’industrie, les transports et plus largement le mode de vie quotidien de la population.
* 69 % des Français pensent que les agriculteurs sont nettement plus ou plutôt plus attentifs à l’environnement qu’auparavant
* Selon 72 % des Français, les agriculteurs respectent l’environnement, mais subissent des contraintes économiques pouvant entraîner des choix polluants
* La moitié des Français ne pense pas que l’agriculture biologique capable de répondre à l’ensemble des besoins de productions agricoles actuels
* 2 Français sur trois ne pensent pas que l’agriculture biologique soit capable de proposer des prix comparables aux prix actuels
* 56 % des Français favorables à une agriculture raisonnée et durable, utilisatrice prudente d’engrais et pesticides chimiques
Les consommateurs et les agriculteurs
* 94 % des Français considèrent que les agriculteurs sont nécessaires au maintien de la vie en campagne.
* 91 % des Français déclarent que l’agriculture est un véritable atout national dont 57 % qui en sont totalement persuadés.
* Face aux produits d’importation, l’agriculture française bénéficie d’une image nettement supérieure. Par exemple, 87 % des Français pensent qu’un produit agricole français est un gage de meilleure sécurité alimentaire
* 90 % des Français estiment que la France doit se donner les moyens de préserver son agriculture et son indépendance alimentaire, même si l’importation de produits alimentaires permettait de baisser les prix.
Opinion Way, Institut d’études et d’opinions indépendant, a réalisé cette étude sur un panel représentatif de 1057 Français âgés de 18 ans et plus, du 11 au 15 septembre 2007.
Source : http://www.agrisalon.com/06-actu/article-19321.php



Seuls 6 Français sur 10 déclarent être prêts à payer plus cher des produits qui respectent mieux l’environnement et l’effort consenti se limite à 10 % de hausse en moyenne.
C'est sans doute aussi l'avis des multinationales de l'agro-chimie qui nous empoisonnent à petit feu.. Et au premier rang des "empoisonnés" on retrouve d'ailleurs.. les agriculteurs eux-mêmes!Si l’on revenait aux méthodes d’antan, pas une production ne passerait le premier contrôle sanitaire .
DES ETUDES INQUIETANTES
Le risque de Spina Bifida ou d’hydrocéphalie pour les fœtus dont les mères résident à moins d’un quart de mile d’un champ agricole est augmenté de 50% ou plus.
ref A
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En Californie une étude montre que les bébés présentant des malformations des membres ont statistiquement 2,4 fois plus de chance de vivre dans une zone agricole que les bébés non affectés. ref B
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En Iowa , le taux de malformations à la naissance était de deux à trois fois plus élevés dans les communes présentant des taux élevés d’atrazine dans l’eau de consommation que dans les autres. Il y avait plus de trois fois plus de malformations cardiaques et presque sept fois plus de malformation des membres. ref C
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Le risque accru d’avoir un enfant mort-né pour les femmes exposées aux pesticides à la maison (+70% de risque) ou dans le cadre de leur travail ( + 240% de risque). ref D
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Une étude portant sur huit cent couples tentant une fécondation in-vitro a montré que les hommes modérément ou fortement exposés aux pesticides de par leur profession avaient des taux de fertilisation diminués de manière significative comparés aux hommes non exposés aux pesticides.. ref E
A. G.M.Shaw, C.R Wasserman, C.D. O’Mailley and al. Mal pesticides exposure from multiple sources and selected congenital anomalies, Epidemiology 10 (1999) : 60-66.
B. -D.A.Schwartz and J.P.LoGerfo, congenital limb reduction defects in the agricultural settin, Am J Public Health78(1988): 654-59.
C .R.G.Munger, P.Isaacson, S.Hu et al, Intrauterine growth retardation in Iowa communities with herbicide contaminated drinking water supplies, Env Health Persp105 (1997) : 308-314.
D. L.M Pastore, I.Hertz-Piccioto and J.J.Beaumont, “Risk of stillbirth from occupational and residential exposures” Occup. Env. Med. 54. (1997) 7: pp511-518.
E. -E.tielemans, R.Van Kooij, E.R te Velde and D.Heederik, pesticides exposure and decreased fertilization rates in vitro, Lancet 354, (1999): 484-485.
-Savitz, D.A et al. 1997. Male pesticides exposure and pregnancy outcome. Am.J.Epidemiology. 146: 1025-1036. (in : herbicide factsheet : glyphosate, NCAP.)

Vers une nouvelle révolution verte
Publié le 3 décembre 2007
Tout change, si vite qu’on ne sait plus quoi penser. J’ai rapporté ailleurs l’une des phrases les plus saisissantes à mon avis du grand historien Fernand Braudel. Dans L’identité de la France, il note ceci : « Le chambardement de la France paysanne est, à mes yeux, le spectacle qui l’emporte sur tous les autres, dans la France d’hier et, plus encore, d’aujourd’hui », ajoutant ces mots terribles : « La population a lâché pied, laissant tout en place, comme on évacue en temps de guerre une position que l’on ne peut plus tenir ».
Ainsi aura disparu la France paysanne, qui était une civilisation stable. Stable ne veut pas dire guillerette, heureuse, généreuse. Stable veut dire stable. Des gens naissaient en sachant que leur travail - un muret de pierres sèches en haut d’une pente - ne prendrait tout son sens que bien plus tard, après la mort en toute hypothèse. Inutile de vous faire le tableau des jours survoltés que nous vivons et plus encore subissons. Il n’y a d’autre règle que l’extrême rapidité et d’autre vision que celle du clip. Clap.
Mais l’agriculture est au fondement de tout, même si nous ne voulons plus en parler. Sans elle, plus aucun projet humain. Or, elle est plus que malade, car elle a pour l’essentiel disparu. Une agriculture devenue industrielle n’est plus une agriculture, c’est une industrie. J’ai été frappé, le mot est bien faible, par la lecture répétée d’un journal inouï, Le Mag Cultures. Il s’agit du « magazine agricole grandes cultures », exprimant la quintessence de ce qu’est devenue notre agriculture aux mains des marchands. Disons-le, c’est de ce point de vue un chef d’oeuvre que je vous invite à lire. Des PDF peuvent être chargés gratuitement (http://www.le-mag.fr).
Ce magazine raconte aussi l’avenir, qui est radieux, qui est sublime. Nous sommes à la veille d’une deuxième révolution verte, d’une réorganisation radicale de l’agriculture mondiale. Encore une. Les marchands anticipent, figurez-vous, à notre notable différence. Ils savent que le pétrole a commencé son chemin de croix, et que toute l’économie d’une industrie fondée sur l’empoisonnement par les pesticides et les engrais en sera affectée.
Ils savent de même que la crise alimentaire et ses spectres hideux menacent l’humanité. Ils savent en outre que la planète est dévastée sur le plan écologique, que l’eau va manquer pour l’irrigation, que les sols meurent, que les surfaces manquent, que la productivité stagne, que la demande de nourriture explose pourtant. La situation ressemble, au premier abord, à quelque quadrature du cercle.
Mais pas pour eux, qui ont l’optimisme - de commande - chevillé au corps. Interrogé par le Mag (n°35, page 19), Michel Griffon, responsable des questions d’agriculture à l’Agence nationale de la recherche (ANR), résume le tout de cette façon : « Pour moi, nous allons vivre rien de moins qu’une nouvelle vague technologique dans l’agriculture ». De cela, nous pouvons être sûrs.
À quoi cela ressemblera-t-il ? Devinez un peu. En 2005, la France officielle a décrété 66 pôles de compétitivité prioritaires sur le territoire, dont 12 concernent l’agriculture et/ou la consommation. Il fallait mieux engager notre pays dans cette guerre de tous contre tous, où il nous faut triompher, ou périr. Ce qui devient passionnant, c’est la manière dont ces pôles, arrosés de subventions, sont intitulés et organisés.
C’est passionnant, il n’y a pas d’autre mot. Je vous donne quelques exemples, dont vous jugerez. Une structure à « vocation mondiale » a ainsi été imaginée dans les Pays de la Loire, chez cet excellent monsieur Fillon. Son nom est à lui seul un programme : Végépolis, mise en scène par le non moins prodigieux Comité interprofessionnel du végétal spécialisé (CIVS). Attention, mastodonte. Végépolis regroupe huit filières : horticulture et maraîchage, arboriculture, semences, viticulture, plantes médicinales et aromatiques, champignons, cidriculture, tabac. Moyens : 500 chercheurs et enseignants-chercheurs, 2 500 étudiants, 25 000 emplois, 4 000 entreprises.
Il n’est pas encore temps d’applaudir. Les autres pôles s’appellent Innoviande, « spécialisé dans les techniques de l’abattage, de la découpe et de la transformation des produits carnés », Pôle européen innovation fruits et légumes, Industries et agroressources, etc. Un petit commentaire sur le dernier nommé, qui entend bien prospérer grâce aux fameux nécrocarburants dont je vous rebats les oreilles depuis la sortie de mon livre sur le sujet. Agroressources, que de crimes ! Dans la novlangue inépuisable de ses promoteurs, ce pôle se concentrera sur les « bioénergies, biomatériaux, biomolécules, ingrédients alimentaires ». J’aime beaucoup les ingrédients alimentaires. Pas vous ?
Bon, croyez-moi, l’agriculture industrielle n’a pas dit son dernier mot. Connectée au boom en cours sur les nécrocarburants, entée sur la florissante industrie des nanotechnologies, elle travaille, vaillamment, à notre bonheur commun. Mais nous ? Je ne vais pas développer ici, mais nous devrions peut-être nous dépêcher un peu plus. Car, comme à notre déplorable habitude, nous nous dispersons, nous nous perdons en route.
En 1999, j’ai eu le tort de croire que naissait quelque chose de neuf autour de José Bové. Ce n’est pas le moment de tirer ici le bilan de cette si décevante aventure. Notez cependant que, pour l’heure, notre mouvement s’est enlisé dans un combat d’arrière-garde contre les OGM. Certains d’entre vous n’apprécieront pas, je le sais, mais telle n’est pas ma vocation de satisfaire tout le monde.
Le combat contre les OGM est nécessaire, mais il est d’arrière-garde. Il vaut mieux le savoir, et le dire. Des centaines, des milliers de valeureux se seront épuisés, en vain. La machine a passé et passera. Tandis que l’adversaire nous tenait dans ce face-à-face devenu stérile, la tragédie planétaire des nécrocarburants avançait sans rencontrer la moindre résistance. Et le Grenelle de l’environnement achevait de transformer ce qui fut une lutte honorable en une comédie de boulevard. Que ceux qui peuvent encore en rire se procurent, quand il sera disponible, le projet de loi sarkozien sur le sujet.
Il existe une autre voie. Je prétends qu’il faut rassembler de toute urgence une coalition encore jamais vue en France. Autour des questions d’alimentation, de consommation et donc d’agriculture. Il faut proclamer que nous souhaitons venir à bout, ni plus ni moins, de l’industrie de l’agriculture. En pointillés, cette coalition existe déjà, autour d’un bloc qui réunirait la Confédération paysanne, les associations écolos de terrain, présentes au Grenelle, des associations de consommateurs, etc.
Certes, un tel rassemblement serait difficile à réunir. Mais on apprend en marchant. Savez-vous que, pour la première fois de son existence, la FAO a reconnu que l’agriculture bio était capable de nourrir le monde entier, à un coût écologique incomparablement moindre ? Voilà la base de la coalition : nous n’avons pas besoin de l’agriculture industrielle. Et nous ne voulons plus de ses produits infâmes. Il est temps de penser à une agriculture de l’avenir, en France pour commencer, qui tourne le dos, radicalement, à ce passé détestable.
Moi, je pense que tout reste possible. Il existe des terres; il existe des hommes et des femmes prêts à s’en occuper; il existe un chômage de masse et un désespoir immense; il existe encore, bien qu’elle soit cachée pour l’heure, une énergie gigantesque. En somme, il n’y a plus qu’à se mettre en mouvement. La voilà, ma (vraie) révolution verte.




Qui a dit qu'on allait manquer d'eau????
C'est déjà limite de dire ça pour l'eau potable, on peut rendre potable à peu près n'importe quelle flotte complètement pourrie juste une question de moyens, mais pour l'eau d'irrigation c'est n'importe quoi!


parapente a écrit:Et dans le monde ce n'est pas justement dans les pays qui en sont encore à une agriculture traditionnelle qu'on crève de faim?




regardez l'exemple de l'Espagne, bien moins gâtée que nous en pluviométrie, ils ont fait un très gros effort d'aménagement de leurs fleuves et du coup n'ont pas de vrai problème d'irrigation.


parapente a écrit:Et alors? d'ailleurs un certain nombre de régions d'Espagne sont des déserts, ou du moins correspondent à la définition des déserts, ce n'est évidemment pas le cas de l'Irlande ou du Luxembourg! Mais ils n'auraient pas la production agricole qu'ils ont s'ils n'avaient pas pris le taureau par les cornes et créé des réservoirs un peu partout. après que l'Aragon ne veuille pas donner sa flotte à l'Andalousie c'est juste que l'Espagne est un assemblage de provinces qui s'entendent moyennement voire ne se supportent pas. Demande à un Catalan s'il a envie de payer des impôts pour le reste de l'Espagne!



resPYRation a écrit:J'ai tiqué récemment sur une info assez incroyable.
Il paraîtrait que le blé ou plutôt la farine que nos boulangers utilisent pour faire le pain proviendrait de blés d'importation.
Motif: le blé français ne serait pas d'assez bonne qualité pour faire du pain..
Info ou intox?


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