Modérateurs: chris2so, Ossau.net


Elle avait cours en dehors du Béarn.

"Le Béarn n'a ni frontières naturelles (...) ni limites ethniques (...) ; sa personnalité lui vient de son Histoire : l'indépendance de ses vicomtes s'affirma au point que le béarnais fut langue diplomatique de Gaston Fébus à Jeanne d'Albret, et juridique jusqu'à la Révolution."
Au début était les Vaccéens. Ce peuple celtibère vivait vers les sources du Douro. Il fut soumis par les Romains en -100 et fut ensuite repoussé vers le Nord par la pression des Wisigoths. Dès lors, les Vaccéens en errance choisirent de nouvelles terres d'élection : ce furent les pays situés au pied des Pyrénées qui correspondent à ce que sont aujourd'hui la Navarre, le Nord-Aragon, le Béarn et la Bigorre.
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Les Vaccéens, comme leur nom l'indiquait, avaient le culte de la vache, non pas celle d'élevage à laquelle on pense aujourd'hui, mais la vache sacrée, avec tout ce que cela impliquait comme philosophie de la vie et comme symbolique, ce dernier d'autant plus parlant qu'il s'identifiait aussi au nom de ce peuple.
Sur le versant septentrional des Pyrénées, les Vaccéens s'adaptère à leur nouvel environnement......
Quant au symbole des Vaccéens, il fut concervé et devint familier au pays ; c'est tout naturellement qu'il fut adopté par Louis Le Pieux lorsque celui-ci érigea le Béarn en vicomté héréditaire au IXème siècle : d'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre. Entendez : sur fond jaune doré, deux vaches rouges aux cornes, au collier et à la cloche bleux.

louis a écrit:* http://www.geocities.com/caillonm/pyrenees/compfr.html site de Maxime Caillon, vexillologue, dédié à des propositions de drapeaux pour les Pyrénées.


L'ours figure sur le blason d'Ossau, rappelons-le, comme animal vénéré, respecté. Ce n'est hélas plus le cas par certains grosiièrement productivistes qui ont oublié que nos ancêtres vivaient avec l'ours, s'en accomodaient, comme faisant parti du paysage...
"Au début étaient les Vaccéens. Ce peuple celtibère vivait vers les sources du Douro. Il fut soumis par les Romains en -100 et fut ensuite repoussé vers le Nord par la pression des Wisigoths. Dès lors, les Vaccéens en errance choisirent de nouvelles terres d'élection : ce furent les pays situés au pied des Pyrénées qui correspondent à ce que sont aujourd'hui la Navarre, le Nord-Aragon, le Béarn et la Bigorre.
Les Vaccéens, comme leur nom l'indiquait, avaient le culte de la vache, non pas celle d'élevage à laquelle on pense aujourd'hui, mais la vache sacrée, avec tout ce que cela impliquait comme philosophie de la vue et comme symbole, ce dernier d'autant plus parlant qu'il s'identifiait au nom de ce peuple.
"Sur le versant septentrional des Pyrénées, les Vaccéens s'adaptèrent à leur nouvel environnement et devinrent les ancêtres des Béarnais. Le nom même de Béarn (contenant la racine basque "harri" = pierre) est bien d'origine ibérique et apparaît au Vème siècle pour désigner le bourg gallo-romain de Lescaar. Quant au symbole des Vaccéens, il fut conservé et devint familier au pays ; c'est tout naturellement qu'il fut adopté par Louis Le Pieux lorsque celui-ci érigea le Béarn en vicomté héréditaire qu IXème siècle : d'or aux deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur, passant l'une sur l'autre. Entendez : sur fond jaune doré, deux vaches rouges aux cornes, au collier et à la cloche bleus"

[align=center]L'Aquitaine recule[/align]
POLÉMIQUE. --L'emblème de l' Aquitaine ne sera pas celui de la Guyenne anglaise.Les Béarnais conservent leur souveraineté
'ex-futur emblème de l' Aquitaine a réveillé des fantômes. Présenté dans le dernier numéro du magazine de communication du Conseil régional, la future oriflamme reprenait le blason de l'ancienne Guyenne anglaise. Celui du Prince Noir et de son frère, le duc de Lancastre. L'affaire a suscité tellement de réactions négatives en coulisses qu'Alain Rousset a préféré faire marche arrière. L'air de rien, lundi, il a demandé aux élus du Conseil régional de se prononcer. Ils ont rejeté le projet. Un soulagement pour tout le monde.
Le scandale couvait depuis plusieurs semaines. Pour incarner la Région, le président Alain Rousset et son équipe avaient retenu le léopard rouge sur fond jaune sans se douter qu'ils allaient relancer une polémique enracinée dans la guerre de Cent Ans.
Une déclaration de guerre.
« Pour le Béarn et la Basse-Navarre, c'était vraiment une déclaration de guerre. Vouloir ressortir le léopard fait preuve d'un incroyable mépris et d'une méconnaissance de l'histoire », s'emporte encore Joseph Miqueu, président d'un cercle historique, à Navarrenx. « C'est comme si on imposait le drapeau français à la Suisse romane. Notre Gaston Fébus qui avait obtenu l'indépendance doit se retourner dans sa tombe. Les Béarnais ne seront jamais prêts à plier le genou et à baisser la tête devant les nouveaux seigneurs. Au fait, de Guyenne ou d'Aquitaine ? »
Ancien régime.
Depuis le début de l'affaire, c'est le silence radio du côté du cabinet du président Rousset. Un certain nombre de lettres de protestation ont en tout cas été adressées à Bordeaux dès le début du mois de juin. On a aussi tordu le nez en Dordogne, là où le spectre de l'ancienne province du Périgord et de la présence anglaise déchaînent périodiquement les passions contre les symboles de l'ancien régime.
Mais revenons en l'an de grâce 1362. Édouard de Woodstock, prince de Galles, fils aîné d'Édouard III, devient prince d'Aquitaine. L'homme est redoutable. On le surnomme le Prince Noir à cause de la couleur de son armure. Son frère, Jean de Gand, est le duc de Lancastre dont le fils, né en 1367 au palais archiépiscopal de Bordeaux, deviendra Richard II, roi d'Angleterre. Leur territoire descend jusqu'à Bayonne et comprend Quercy, Périgord, Limousin, Rouergue, Bigorre, Armagnac, Agenais, Saintonge, Angoumois et Poitou.
Rois de France et de Navarre.
« Les Béarnais, indépendants en 1347, se sont battus contre les Anglais. Gaston Fébus ne tenait sa terre que de Dieu et de son épée », rappelle Joseph Miqueu.
Un peu plus tard, les vicomtes de Béarn deviennent rois de Navarre. Tandis que le protestantisme porté par Jeanne d'Albret forme le socle du nationalisme béarnais. À partir du bon roi Henri IV (Henri III de Navarre), tous les rois de France deviendront aussi les souverains de Navarre. Le Béarn et la Basse-Navarre ne seront réunis à la France qu'en 1620, sous Louis XIII. Mais ses fors et privilèges, maintenus. La cour de justice, le conseil souverain et la chancellerie ont eu, dès lors, l'obligation de rédiger leurs procédures en français. Un ordre respecté avec retard, à la Révolution.
Dans ce pays de « montagnards libres ayant la faculté de choisir leur seigneur », l'histoire n'en finit toujours pas.
Auteur : Patrice Sanchez
Source : Sud Ouest du 29 juin 2007 http://www.sudouest.com/290607/reg_bear ... 583673.xml


louis a écrit:Alain Lalanne écrit :L'ours figure sur le blason d'Ossau,...
Peut-être que l'ours était vénéré. Etait-il un Dieu avant l'arrivée du christianisme ?
Quant aux (il faut parler au pluriels) blasons de Béarn, ils ont été modifiés selon le temps et les dirigeant du Béarn. Il est donc souhaitable, lorsque c'est possible d'en préciser la période.
Si la vache est systématiquement présente on n'y voit jamais l'ours.
On retrouve les vaches, mais jamais l'ours sur :
* le blason de Henri, Prince de Béarn (1562-1572)
* le drapeau du Béarn
* le blason des Pyrénées-Atlantiques
* le blason de la ville d'Eymet
* les armes de l'Andorre
* le blason de Jean de Coaraze
* le blason de François Fébus, comte de Bigorre (+1483)
* le blason de Jean de Foix-Grailly
Pour les réclamations de la part de ceux qui ne seraient pas d'accord avec ces propos, merci de contacter directement l'auteur Patrice de la Condamine Patrice.de-la-condamine@wanadoo.fr






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