Vous cherchez une petite ballade agréable (3 heures environ et 950 m de dénivelé) à deux pas de chez vous?
Une ballade où :
- Vous n'aurez que fort peu de chance de rencontrer âme qui vive sur au moins les deux tiers du parcours..
-Vous devrez suivre un maigre (mais bien cairné) sentier dans une profonde et sombre forêt..
-Remonter une dizaine de mètres d'éboulis raides et instables..
-Sortir de ces éboulis en escaladant ( en fait d'escalade, on pose deux ou trois fois la main..) un "verrou" rocheux..
-Suivre une crête à la vue superbe et enchaîner trois petits sommets dont le dernier est assez "aérien" (mais les mains peuvent rester dans les poches..).
Alors n'hésitez pas, partez à l'aventure, montez au Pic de l'Ourlène depuis le col de Marie Blanque et parcourez la crête jusqu'au Rocher d'Aran !
Départ col de Marie Blanque , parking à gauche sous le Turon de Cuyalade. On prend la piste forestière (celle qui monte) sur 500/600 m environ avant d'attaquer le sentier dans la forêt ( 2 petits cairns rajoutés). La suite est bien marquée, mais de temps en temps, il faut chercher..
Quitter le sentier qui monte entre l'Ourlène et l'Ourlenotte en vue du sommet et monter directement le long de la crête de droite.
Puis Ourlène, Ourlenotte, rocher d'Aran.
Descente en direction du col d'Aran où on rejoint l'itinéraire de descente classique, entrée du bois puis on quitte le sentier principal pour traverser sous les éboulis du rocher d'Aran vers le vallon situé entre le rocher d'Aran et l'Ourlenotte, le pas de l'Ours (!) et finalement la route au pied du Turon de Técouère.
Reste un kilomètre pour revenir au col. Vraiment sympa! Et, pour plus d'agrément encore, attendre 15 jours/ 3 semaines que l'automne en montagne ait commencé à transformer la forêt.
Merci pour le tuyau.
Il est vrai que sur ces basses et moyennes montagnes il y a des circuits forts sympathiques où même en plein coeur de la saison estivale on peut trouver une certaine intimité avec la montagne, sans croiser les foules qui se jettent sur les hauts sommets.
Mais attention quand on dit basse ou moyenne montagne, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'effort à fournir, voire même quelques sensations...
Une petite variante toujours aussi sympa mais incomplète; s'il y a des amateurs pour compléter c'est bien volontiers..
Du sommet de l'Ourlène descendre sur la crête vers l'ouest (à l'opposé du rocher d'Aran). Jusqu'au col de Sérisse (1475 m). Le plus confortable est encore est de suivre intégralement la crête. La vue n'est pas mal non plus.. Au col, se diriger vers le sud et longer une immense doline (vraiment immense!) par le côté droit ou gauche, peu importe, et on arrive en un quart d'heure à la cabane de Serrisse, un peu en hauteur sur les contreforts du pic de Serrisse, mais en dessous du col.
Cabane de chasseurs très bien tenue ma foi et ouverte. Un bon plan pour une halte déjeuner! Aprés 800 bons mètres de dénivelé de montée et prés de 400 en descente, ça s'impose.
Ensuite on prend un sentier trés bien cairné sous la cabane qui redescend vers Marie-Blanque. Du moins c'est ce que l'on pense.. Car si on se contente de suivre la piste marquée de jaune que l'on trouve en contrebas du premier sentier, on va se retrouver sur la route 200 mètres en dessous du col de Marie-Blanque. Et avec presque 2 kilomètres à remonter!
Alors il semble y avoir une autre solution. Sur la carte IGN il y a trace d'un ancien sentier qui rejoint le col . Problème: Il semble inutilisé depuis longtemps même par les chasseurs! Nous l'avons suivi jusqu'à un abreuvoir complètement perdu dans la forêt (mais répertorié sur la carte) et nous avons fait demi-tour car nous avions laissé une voiture bien en dessous du col, au départ du sentier le mieux marqué.
Alors si quelqu'un à d'autres infos ou est tenté par la (modeste) aventure.. Modeste, mais c'est une ballade de demi-saison (ou de mois d'août si on veut fuir la foule..) sympa! Et même sensiblement plus!
C'est excellent les pastilles Valda! Il y a de la menthe poivrée, de l'eucalyptus, du thym, du bois de gaïac et du pin des Landes dans les pastilles Valda! A recommander surtout dans sa version sans sucre, sans oublier qu'il s'agit d'un médicament que l'air pur de nos montagnes peut avantageusement remplacer.
Pour parfaire la thérapie, dans les cas désespérés, il y a aussi les dragées Fuca.. Scientifiques et médecins ont écrit des bibliothèques entières sur le sujet. Et sur les implications psychologiques de cette pathologie qui rend, on le serait à moins, hargneux et agressif..
Mais comme un bonheur n'arrive jamais seul, les longues randonnées en montagne et les hauts dénivelés semblent là encore extrêmement bénéfiques! Vive la montagne qui remplace à elle seule les pastilles Valda et les dragées Fuca!
Ca fait plaisir de te lire! Ce coin de l'Ourlène est un coin sans prétentions où j'aime bien aller me perdre, loin de la cohue qu'on peut trouver en face, aux Escurets par exemple.. C'est beaucoup plus sauvage, raide, obscur.. On y entend souvent des chevreuils mâles se défier d'un vallon à l'autre. On dirait des aboiements.. Extraordinaire! On y trouve des ronds de sorcière.. il y a une sorcière au Bénou? La forêt est si dense que par moments il faut savoir s'orienter comme en plein brouillard. Si j'étais "ours" -et je le suis manifestement un peu- c'est là que j'aimerais me cacher..
resPYRation a écrit: il y a une sorcière au Bénou?
Visiblement, tu ne connais pas les traditions de la vallée. C'est le club "Les zozos d'ossau" qui organise régulièrement les chasses aux sorcières dans ce coin.
Bon, finalement je crois que moi aussi je vais aller me cacher