Modérateurs: chris2so, Ossau.net

Enfin, tu parles encorte gratuitement et sans preuve de "terrorisme intellectuel" de certaines associations. Ca relève de l'incantation quand on est incapable d'apporter la moindre preuve de ce qu'on avance. Dommage : on aurait enfin pu parler sans animosité pour une fois ...
- la date de 1994, pourquoi ? C'est maintenant que ces mesures ont été décidées, pourquoi nous ramène-tu à 1994 ? Bien sûr que ca aurait été préférable qu'elles soient décidées avant, comme toutes bonnes mesures ...
- qui a dit que ces mesures devaient être appliquées d'ici cet automne dans leur plénitude ? C'est le début d'un vaste programme, il faut les mettre en place le plus vite possible, mais nous ne sommes pas bloqués par les lâchers d'ours de cet automne, il faudra intensifier ces mesures ensuite.
- il n'a JAMAIS été décidé de lâcher unilatéralement 5 ours pour le Haut Béarn puisque et le nombre de deux ours pour le Haut-Béarn et trois pour le reste de la chaîne était totalement envisageable et envisagé.
Il n'y a eu que la Castafiore pour agiter les épouvantails et faire croire à tous les benêts de service que 15 ours allaient être relâchés dans la zone IPHB...
Seulement, Monsieur Lassalle, il ne veut de décisions que si c'est lui qui les invente de A à Z et il ne veut d'ours pour toutes les Pyrénées qu'au nombre de deux et ... chez lui seulement. Et tu voudrais exporter ce "modèle" en Pologne et en italie ????
- le dialogue aurait dû être engagé depuis 15 ans ... Mais c'est bien ce que fait le FIEP depuis plus longtemps encore. D'autre part, ces mesures sont aussi le résultat de ce qui a été observé et constaté avant. Et puis ... il n'est jamais trop tard pour bien faire.
« Le Fonds d´Intervention Eco-Pastoral (FIEP) Groupe Ours Pyrénées est une association de
protection de la Nature à but non lucratif crée en 1975.
»Il a pour but d´assurer le maintien de l´exploitation pastorale des milieux pyrénéens et de tous
les éléments biologiques de l´écosystème pyrénéen.
»Depuis sa création, le FIEP conduit son action selon son slogan :
« Pour que l´ours et le berger puissent vivre ensemble dans les Pyrénées »
Source : http://www.fiep-ours.com/lecture.php?op ... &macateg=1
- si l'Etat s'en donne les moyens, pourquoi donc veux-tu que ces propositions on ne peut plus concrètes soient utopiques ? Certaines sont dailleurs déjà en place en zone à ours... et ne demandent qu'à être améliorées...
- l'argent peut effectivement aller pour l'emploi (29 mai!) ... l'emploi des bergers par exemple !
- je t'informe après renseignement pris, que l'UICN est très favorable au projet de restauration de la population d'ours pyrénéenne, bien plus que tu ne l'imagines et contrairement à ce que tu cherches à prouver depuis plusieurs mois.
- Ensuite, je ne comprends pas pourquoi tu dis qu'il est question de faire sans le pastoralisme, c'est vraiment du fantasme quant on voit par exemple l'ampleur des mesures proposées, sans compter tout ce qui a déjà été fait . Pourquoi reste tu aveugle au fait que les défenseurs de l'ours défendent aussi le pastoralisme ?
« Je siège à une dizaine de comités de pilotage Natura 2000 et aux commissions de travail pastoralisme et activité sportives et touristiques. Cette semaine nous avions 2 réunions. La problématique tournait autour du gardiennage des troupeaux (pas pour l'ours mais pour des raisons écologiques) pour organiser des parcours (pour les bêtes) permettant de sauvegarder les estives en zones ouvertes et par voie de conséquence la biodiversité végétale et animale. Les estives sont en fait des petits quartiers qui jadis fonctionnait autour de toues (ou orries en Ariège et PO, borries en Provence) avec 4 ou 5 propriétaires de 40 à 50 brebis soit 200 à 300 brebis. Aujourd'hui il n'y a plus qu'un seul éleveur sur le même quartier toujours avec 300 brebis. Jadis, dans certains lieux comme en Louron et Aure (pas partout) elles étaient gardées. Aujourd'hui il n'est pas pensable pour des raisons économiques d'imaginer un gardien pour 300 brebis et sans cabane décente (personne ne veut revivre dans une toue) et conforme à la législation du travail et aux obligations d'hygiène et assainissement en montagne (protection de l'eau, des nappes phréatiques, etc...)
»Le problème est donc :
1/ regrouper les troupeaux par 1000 pour avoir un gardien avec une cabane aménagée
2/ trouver une estive permettant d'accueillir 1000 bêtes
3/ comment entretenir les petites estives pour conserver la biodiversité ?
Nous n'avons pas de réponse aux questions 2 et 3 même si les éleveurs sont prêts à faire un effort pour le point 1.
»Comme cet aspect est relié sans le dire à la problématique ours, vous comprenez facilement que tous les discours ne permettront pas de trouver des solutions durables.
»Et nous sommes bien dans le cadre d'un développement durable avec ses 3 composantes.
»Tout le monde s'accorde à dire, que c'est possible dans certains endroits, certaines vallées, mais pas partout. Et n'étant pas possible partout où l'ours peut passer…. La question reste entière et la réponse est toujours la même : ce n’est pas possible
»Des exemples, de problèmes matériels, je peux vous en citer dans plusieurs vallées si vous voulez et je ne parle pas du respect des lies et passeries qui ne sont pas du passé mais bien du présent car appliquées au titre de la convention internationale frontalière de 1860 dite convention de Bayonne.
»Partant de tous ces éléments, je vous laisse apprécier.
»Je ne suis personnellement pas contre la présence de l'ours mais je suis contre une réintroduction dans l'état matériel et social actuel. En 1996 et 1997 on a balancé 3 ours sans se soucier de l'existence de personnes humaines ayant des activités sur le terrain. Dans son rapport de 2000 (fin de programme LIFE si je me souviens bien); la DIREN Midi-Pyrénées reconnaissait le fiasco humain. Mais rien, strictement rien n'a été fait sauf partiellement en Béarn grâce aux quelques moyens très insuffisants donnés par l'Etat à l'IPHB qui a eu le mérite d'exister si non la situation serait pire (les actions du FIEP et de l'ADET sont très très marginale malgré ce qu'ils disent et ne venaient qu'en complément occasionnel de financement de programmes).
»Si aujourd'hui on veut réintroduire 5 ours et monter en puissance pour arriver à 30 dans quelques années, il faudrait faire de nombreux travaux aux coûts très important en montagne (ce n'est pas en bord de route et la saison de travail est courte... on en sait quelques chose pour les refuges du CAF) avec des délais de 2 ans (2 saisons d'été) pour aménager ou construire une cabane avec toutes ses commodités modernes obligatoires. Il faut aussi penser à former des bergers (minimum 2 ans au lycée d'Oloron seul lieu de formation dans les Pyrénées à ma connaissance avec leur troupeau de 400 brebis en estive à partir de samedi) soit une 20aine de bergers par année qui ne sont pas tous destinés aux Pyrénées et aux estives... il faut prévoir des chiens de berger (un border coller coûte cher pour un jeune qui ne touchera que le SMIC en fin de formation) à dresser (encore une bonne année) et des chiens de défense à dresser (depuis 40 ans plus rien n'est naturel au sein des troupeaux, il faut les acheter dressés et le système de dressage naturel ne se retrouvera que dans une vingtaine d'années)
»Beaucoup de chose à faire pour le mois d'octobre ou au moins pour la prochaine estive en juin 2006... je n'y crois pas comme beaucoup de personnes un peu réalistes et aujourd'hui aucune réunion de concertation, aucune sensibilisation ne pourra permettre d'apporter des solutions à tous ces problèmes. Conclusion des éleveurs : à quoi bon perdre son temps ? »
………..
»En attendant, au travers de Natura 2000 (Nota : là je parle pour les Hautes-Pyrénées), nous continuons à imaginer une autre forme de pastoralisme avec gardiennage. Mais il faudra au moins 12 ans pour avoir un minimum non totalement satisfaisant dans toutes les estives (toutes ne sont pas sous couvert Natura 2000 et toutes les estives Natura 2000 ne seront pas aménagées par manque de crédits). Donc, laissons l'ours se développer seul sans rien forcer sauf quand il y a une volonté locale à un moment donné comme avec l'IPHB et à conditions que cette volonté ne soit pas détruite par des décisions politiques imbéciles (c'est la seconde fois pour l'IPHB) si non il faudra encore attendre 10 ans. »

nathalie a écrit:Le sujet de l'ours nous ramène à "pour sauver le pastoralisme"
Réponse à Marek :
Objectivement, un petit élevage de 250 ou 300 brebis-basco béarnaises n'est pas viable.
Ce qui pèse sur le petit éleveur de montagne n'est pas seulement la difficulté d'augmenter sa production mais surtout les charges importantes dues au fait même de se trouver en montagne.
Il ne peut pas augmenter la taille de son troupeau parce qu'il ne pourrait pas le nourrir en hiver avec le foin produit sur sa trop petite propriété, il ne peut pas choisir des bêtes plus productives inadaptées à la montagne, il ne peut pas renoncer à la transhumance seul moyen de nourrir son troupeau en été et de libérer les prairies pour les foins.



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