Modérateurs: chris2so, Ossau.net







qui aujourd'hui tire son épingle du jeu ?
le petit eleveur installé en montagne qui fabrique son fromage traditionnellement à la main avec amour et passion, associant son métier à une passion pour la montagne ? où l'éleveur mécanisé, automatisé qui rempli un cahier des charges à la lettre, travaillant avec une coopérative ?
Les revenus vont du simple au triple et surement plus pour un troupeau identique.
Est-ce la fin de l'artisan ? du Paysan ?
est-ce juste une qualité de vie (dénuée de tout matérialisme) qui est recherchée par une certaine méthode de travail ?


PASTORALISME. -- La formation de berger vacher transhumant a posé son ancre au lycée agricole de Soeix. Neuf stagiaires passeront bientôt leur diplômeDéjà la huitième promotion
Elle fut créée en 1991 pour pallier le manque de main-d'oeuvre sur les estives basques ou béarnaises. Depuis, les promotions de cette formation en alternance de berger vacher transhumant se sont succédé. La huitième démarre bientôt. Pour l'heure, les neuf stagiaires de la septième promotion sont sur le point de passer leur examen - aboutissant à un diplôme de niveau IV, comme le bac - sous l'égide du lycée professionnel agricole de Soeix, centre pilote de cette formation pour adultes.
« L'AFMR (Association pour la formation en milieu rural) d'Etcharry en reste la tête de réseau. Mais nous voulions que ce soit un établissement public agricole qui mette cette formation en place », explique Danielle Lassalle, coordonnatrice de l'opération.
Un site adéquat. Fort de son exploitation agricole à fabrication fromagère, disposant de son propre troupeau transhumant, le LPA de Soeix se prêtait à merveille à l'accueil de ces futurs bergers ou vachers. « Cette formation se déroule toujours avec la maîtrise d'ouvrage du centre départemental ovin d'Ordiarp et avec celle des professionnels », ajoute Danielle Lassalle. Mais le lycée en est bien le pivot, qui vient de créer son centre de ressources du pastoralisme et qui se spécialise dans les métiers de la montagne.
Mais pour les stagiaires, le travail sur le terrain prime. « Ils y passent les trois quarts de leur temps, avec un tuteur, autant en été qu'en hiver. Les regroupements au lycée se font au printemps et en automne » précise la coordonnatrice.
De bons résultats. Rémunérée dans le cadre des formations professionnelles pour adultes, la formation de berger vacher transhumant a vu passer une cinquantaine de stagiaires depuis son lancement. La plupart sont restés dans le métier. « Ceux qui s'installent maîtrisent la traite et la fabrication. Nous avons de bons résultats au niveau de la fabrication fromagère grâce à ce qu'ils apprennent sur plusieurs estives avec leurs tuteurs puis avec un technicien fromager au lycée », analyse Danielle Lassalle.
C'est en mai 2005 que va se lancer la huitième promotion. Les candidatures sont déjà ouvertes. Toutes les informations seront fournies par le lycée, au 05.59.39.05.14. Un numéro à contacter rapidement, puisque ces candidatures seront examinées dès le 15 mars.
Marcel Bedaxagar
Source : http://www.sudouest.com/020305/vil_bea_ ... a30279.xml




La construction de gros centres pastoraux est interressante pour grouper les investissements sur un seul secteur.



Et l'ours dans tout ça ? Il fait partie de l'écosystème montagnard au même titre que le berger avec ses brebis. Il peut être perçu par le berger comme un opportunité de reconnaissance de son travail et lui procurer une rémunération supplémentaire avec le cortège d'aides que propose l'Etat.

nathalie a écrit: Marek a écrit à propos de l'augmentation du nombre des brebis manech à tête rousse en Béarn:
"Et moi des brebis basques dans "mes montagnes d'Ossau" cela ne me plait guere !!"
Curieuse remarque de la part de quelqu'un qui fait la promotion des brebis Lacaune de l'Aveyron pour remplacer les brebis basco-béarnaises (nom donné à l'ancienne race locale de brebis qui avait des variantes en Ossau, en Aspe et en Soule)…

nathalie a écrit:
Contrairement à Marek, je pense que le fait de subventionner la petite agriculture est devenu une priorité et si effectivement on ne pourra pas maintenir toutes les aides à tout le monde, celles là seront parmi celles qui seront maintenues et même étendues.
Que dans la répartition des aides, il y ait des injustices, je veux bien le croire, tout ça est loin d'être parfait, la plus flagrante injustice est que des grands propriétaires terriens comme ceux de Beauce soient encore subventionnés. Il me semble qu'il y a moyen de lutter pour rendre le système plus juste. Mais je crois que la pertinence des aides à la petite agriculture de montagne n'est pas remise en cause au niveau de l'Etat.



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