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Pour sauver le pastoralisme....
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louis
Jurat d'Ossau
Jurat d'Ossau


Inscrit le: 20 Mar 2003
Messages: 2659
Localisation: Tarbes

MessagePosté le: Lun 06 Juin 2005 14:56    Sujet du message: Répondre en citant

J'en pense que ça pourrait être de bonnes mesures mais que :
1/ elles auraient dues être prises en 1994
2/ ce n'est pas en quelque mois qu'on peut réaliser concrétement ces mesures (avant l'automne 2005)
3/ ces mesures auraient dues être prises avant de décider unilatéralement la réintroduction de 5 ours
4/ le dialogue pour arriver à de telles mesures auraient dû être engagé il y a 10 ou 15 ans.

Aujourd'hui c'est trop tard et surtout ça donne l'impression de n'être qu'un catalogue de bonnes intentions pour se faire plaisir et surtout pas des objectifs réalistes réalisables en 6 mois.
En conséquence, les éleveurs pyrénéens ont raison de rejeter en bloc ces propositions utopiques pour sauvegarder leur patrimoine naturel et privé (les troupeaux).

Je crois savoir (j'en suis même certain) que les associations de protection de la faune sauvage sont trés loin d'être unanimes même si publiquement certaines peu ou pas favorables à la réintroduction préférent ne rien dire pour ne pas être la cible du terrorisme intellectuel mené par d'autres.

La sauvegarde et l'avenir du pastoralisme passe aussi par la tranquilité et la sérénité dans les estives. Ce n'est pas qu'une question d'argent contrairement à ce que certains matérialistes voudraient le faire croire.

En Haut Béarn, ça passe aussi par le maintien et le développement des actions de l'IPHB. Il serait peut être même souhaitable que le modéle s'exporte vers d'autres vallées et territoires comme ça commence à être le cas en Italie et en Pologne où il existe des problèmes similaires aux Pyrénées (là aussi, le terrorisme intellectuel tente de nous faire croire le contraire).

J'attends la suite... peut être que l'argent ira pour l'emploi (tout à changer un certain 29 mai) et peut être aussi qu'on se rendra compte que le pastoralisme ce sont des emplois non salariés et salariés à ne pas négliger et à ne pas perturber par des initiatives brutales et irraisonnées menées contre ou sans l'avis des populations locales (ce qui est contraire aux principes de l'IUCN).

L'avenir du pastoralisme ne peut se faire qu'avec les pasteurs et non sans eux ou contre eux.

Ce sont quelques notions basiques de bon sens à défaut d'être démocratiques que beaucoup, dans cet épisode ursin, ont oublié.
_________________
Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées
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PAPPOLA
Ossalois
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Messages: 127

MessagePosté le: Lun 06 Juin 2005 17:09    Sujet du message: Précisions ... Répondre en citant

Louis, il y a plusieurs choses que je ne comprends pas dans ton message :

- la date de 1994, pourquoi ? C'est maintenant que ces mesures ont été décidées, pourquoi nous ramène-tu à 1994 ? Bien sûr que ca aurait été préférable qu'elles soient décidées avant, comme toutes bonnes mesures ...

- qui a dit que ces mesures devaient être appliquées d'ici cet automne dans leur plénitude ? C'est le début d'un vaste programme, il faut les mettre en place le plus vite possible, mais nous ne sommes pas bloqués par les lâchers d'ours de cet automne, il faudra intensifier ces mesures ensuite.

- il n'a JAMAIS été décidé de lâcher unilatéralement 5 ours pour le Haut-Béarn puisque et le nombre de deux ours pour le Haut-Béarn et trois pour le reste de la chaîne était totalement envisageable et envisagé.

Il n'y a eu que la Castafiore pour agiter les épouvantails et faire croire à tous les benêts de service que 15 ours allaient être relâchés dans la zone IPHB...
Seulement, Monsieur Lassalle, il ne veut de décisions que si c'est lui qui les invente de A à Z et il ne veut d'ours pour toutes les Pyrénées qu'au nombre de deux et ... chez lui seulement. Et tu voudrais exporter ce "modèle" en Pologne et en italie ????

- le dialogue aurait dû être engagé depuis 15 ans ... Mais c'est bien ce que fait le FIEP depuis plus longtemps encore. D'autre part, ces mesures sont aussi le résultat de ce qui a été observé et constaté avant. Et puis ... il n'est jamais trop tard pour bien faire.

- si l'Etat s'en donne les moyens, pourquoi donc veux-tu que ces propositions on ne peut plus concrètes soient utopiques ? Certaines sont dailleurs déjà en place en zone à ours... et ne demandent qu'à être améliorées...

- l'argent peut effectivement aller pour l'emploi (29 mai!) ... l'emploi des bergers par exemple !

- je t'informe après renseignement pris, que l'UICN est très favorable au projet derestauration de la population d'ours pyrénéenne, bien plus que tu ne l'imagines et
contrairement à ce que tu cherches à prouver depuis plusieurs mois.

- Ensuite, je ne comprends pas pourquoi tu dis qu'il est question de faire sans le pastoralisme, c'est vraiment du fantasme quant on voit par exemple l'ampleur des mesures proposées, sans compter tout ce qui a déjà été fait . Pourquoi reste tu aveugle au fait que les défenseurs de l'ours défendent aussi le pastoralisme ?

- Enfin, tu parles encorte gratuitement et sans preuve de "terrorisme intellectuel" de certaines associations. Ca relève de l'incantation quand on est incapable d'apporter la moindre preuve de ce qu'onn avance. Dommage : on aurait enfin pu parler sans animosité pour une fois ...
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louis
Jurat d'Ossau
Jurat d'Ossau


Inscrit le: 20 Mar 2003
Messages: 2659
Localisation: Tarbes

MessagePosté le: Lun 06 Juin 2005 20:26    Sujet du message: Répondre en citant

Je vais débuter par ta conclusion :
Citation:
Enfin, tu parles encorte gratuitement et sans preuve de "terrorisme intellectuel" de certaines associations. Ca relève de l'incantation quand on est incapable d'apporter la moindre preuve de ce qu'on avance. Dommage : on aurait enfin pu parler sans animosité pour une fois ...

** C’est ton point de vue et tu as le droit de le dire. Je me limiterai à dire que :
1/ J’ai des preuves écrites d’associations de protection de la nature dont une assez conséquente avec un Président TRES respectable et respecté
2/ Ces preuves sont dans des courriers privés qu’il m’a été demandé de ne pas diffuser. Je respecte donc mes interlocuteurs et je protége mes sources qu’il s’agisse d’éleveurs, d’organismes pastoraux ou d’associations de protection de la nature et/ou de la faune sauvage
3/ Nous pourrions parler, et pas seulement nous sur ce forum mais d’autres auraient pu se parler s’il n’y avait pas de positions doctrinales extrémistes et des individus dont le « métier » et faire tourner en rond les discussions en refusant de voir la réalité en face.

En conséquence, je ferai une réponse à chacun de tes points en tentant de le ramener au sujet du forum et je m’en tiendrais là pour éviter de polluer le forum et le faire mourir.
Citation:
- la date de 1994, pourquoi ? C'est maintenant que ces mesures ont été décidées, pourquoi nous ramène-tu à 1994 ? Bien sûr que ca aurait été préférable qu'elles soient décidées avant, comme toutes bonnes mesures ...

** J’aurais effectivement pu mettre 1990 ou une autre date. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il y a eu 3 ours introduits en 1996 et 1997 dont 2 femelles pleines qui ont vite fait progresser la population. Mais pour l’accueil de ces 3 spécimens, aucune préparation préalable n’a même été envisagée. Tout a été fait sur des bases sensibilités sentimentales et strictement rien par rapport à la réalité du terrain qui était que :
1/ L’introduction a été faite dans un milieu a très faible densité pastorale
2/ Tout le monde, à cette époque, pensait qu’ils resteraient sur un espace limité (4 communes) ou de proximité
3/ Aucune préparation d’accueil pastoral n’a été envisagée.

On voit par la suite l’hostilité qu’a pu générer cette absence de préparation et réflexion approfondie préalable à toute introduction. L’introduction s’est ainsi imposée à toute la communauté pastorale pyrénéenne sans distinction alors que rien ne le prévoyait.
Cette erreur psychologique et matérielle est clairement expliquée dans le rapport de la DIREN de 2000 qui dit clairement qu’il faudra en tirer la leçon pour l’avenir.

5 ans après, on décide sans se référer au constat passé puis on consulte pour faire entériner une décision. C’est le monde à l’envers… mais je sais que tu trouves ça normal. Il n’y a donc pas de discussion possible. Je le rappel seulement pour les lecteurs.
Citation:
- qui a dit que ces mesures devaient être appliquées d'ici cet automne dans leur plénitude ? C'est le début d'un vaste programme, il faut les mettre en place le plus vite possible, mais nous ne sommes pas bloqués par les lâchers d'ours de cet automne, il faudra intensifier ces mesures ensuite.

** Tout simplement le bon sens. Si on introduit de nouveaux ours venant de l’extérieur pour accroître brutalement la population dès l’automne prochain, il faut pouvoir faire face dans les estives à partir de juin 2006 et donc engager les investissements maintenant au plus tard (les saisons sont courtes en montagne, ce n'est pas la plaine…). Or nous savons qu’administrativement et matériellement c’est mission impossible. Peut être possible si un plan de travail daté est mis en place maintenant. Nous savons tous que ce n’est pas le cas…. Et ton propos ci-dessous ne fait qu’aggraver la situation…
Citation:
- il n'a JAMAIS été décidé de lâcher unilatéralement 5 ours pour le Haut Béarn puisque et le nombre de deux ours pour le Haut-Béarn et trois pour le reste de la chaîne était totalement envisageable et envisagé.

** Tout à fait exact. Il a été dit qu’il y aurait un « mitage » des lâchers ce qui suppose des investissements sur toute la chaîne quelle que soit la densité pastorale. D’où un accroissement des coûts puisque c’est 450 km de chaîne qui se trouve subitement confronté au problème… et non seulement le Béarn qu’il y ait 2 ou 5 ours ça ne change rien aux aménagements et investissements humains qui sont à peu prés les mêmes…
Je te laisse réfléchir si tu en as encore la capacité.
Citation:
Il n'y a eu que la Castafiore pour agiter les épouvantails et faire croire à tous les benêts de service que 15 ours allaient être relâchés dans la zone IPHB...

** Si tu me prends pour un benêt, je te renvoie le compliment qui pourrait bien être amplifié à ton égard.
Citation:
Seulement, Monsieur Lassalle, il ne veut de décisions que si c'est lui qui les invente de A à Z et il ne veut d'ours pour toutes les Pyrénées qu'au nombre de deux et ... chez lui seulement. Et tu voudrais exporter ce "modèle" en Pologne et en italie ????

** Je vois que tu n’es pas un benêt, toi au moins, mais un obsédé autour de 2 noms : Lassalle et IPHB. … Je crois que ça peut se soigner si c’est pris assez tôt. Le dernier « écologiste » qui fut perturbé en Béarn a terminé sa course en faisant de l’auto-temponneuse sur le marché d’Oloron.
Jean Lassalle ne fait que défendre les intérêts des gens qu’il représente et qui l’ont élu, exactement comme n’importe quelle organisation socioprofessionnelle. Il n’est pas là pour te représenter ou représenter ceux de ta tendance.
Oui l’IPHB s’exporte… même au Pérou.
Voir ici : http://www.kairn.com/news.html?ident=27674
Même chose pour le pastoralisme des Hautes-Pyrénées… vendredi soir j’ai dîné avec des Péruviens à Tarbes qui sont en stage… Ce sont sans doute des benêts eux aussi.
Il y a même eu un colloque européen sur le sujet http://www.kairn.com/news.html?ident=25462
Fin septembre 2004, il y avait un paquet de benêts européens réunis à Oloron.
Citation:
- le dialogue aurait dû être engagé depuis 15 ans ... Mais c'est bien ce que fait le FIEP depuis plus longtemps encore. D'autre part, ces mesures sont aussi le résultat de ce qui a été observé et constaté avant. Et puis ... il n'est jamais trop tard pour bien faire.

** Il ne faudrait pas tout mélanger.
Qu’est-ce que le FIEP ?
Citation:
« Le Fonds d´Intervention Eco-Pastoral (FIEP) Groupe Ours Pyrénées est une association de
protection de la Nature à but non lucratif crée en 1975.
»Il a pour but d´assurer le maintien de l´exploitation pastorale des milieux pyrénéens et de tous
les éléments biologiques de l´écosystème pyrénéen.
»Depuis sa création, le FIEP conduit son action selon son slogan :
« Pour que l´ours et le berger puissent vivre ensemble dans les Pyrénées »
Source : http://www.fiep-ours.com/lecture.php?op=listeparcateg&macateg=1

Qui est le FIEP ?
Ca n’est pas clairement expliqué sur le site Web du FIEP, mais depuis cette page http://www.fiep-ours.com/lecture.php?op=listeparcateg&macateg=10 nous pouvons légitimement pensé qu’il s’agit d’adhésions individuels donc un acte volontaire et militant de personnes qui adhère non pas seulement à une association mais à des idées et à un fonctionnement. Le FIEP est représentant d’un courant d’idées tout à fait respectables qui ne sont pas forcément partagées localement même s’ils ont institué un système d’aide à certaines actions venant le plus souvent en complément à d’autres aides tel que IPHB, Etat, région, département, groupements pastoraux, etc… Il ne s’agit donc pas d’une institution représentative locale (les adhérents peuvent venir de partout) ni représentative des acteurs du haut Béarn. Le FIEP ne peut donc pas avoir le même rôle que l’IPHB lieu de dialogue dont fait parti le FIEP parmi beaucoup d’autres (et il n’y a aucune raison pour que la voix du FIEP compte plus que celle des autres membres… c’est le principe démocratique). Il ne faut pas non plus confondre l’IPHB avec le Syndicat Mixte du Haut Béarn qui est l’outil d’action.
Le FIEP est une association militante (comme l’ADET) alors que l’IPHB est un lieu de dialogue et de concertation de toutes les parties qui s’appuie sur une structure d’action qu’est le Syndicat Mixte du Haut Béarn. Ce qui crée la confusion dans les esprits c’est que tout le monde intervient dans des aides y compris publiques. Si le FIEP intervient en complément financier sur des projets qu’ils choisissent en fonction de leurs objectifs à partir de fonds privés dont il dispose, on ne peut que s’en féliciter et les remercier. Qu’ils interviennent dans la redistribution de fonds publics m’apparaît très discutable sur le plan éthique et ne fait que rajouter une strate supplémentaire (parfois salutaire, il faut le reconnaître) aux divers financements existants et par la même occasion une confusion des genres. Il serait peut-être souhaitable de tout regrouper au sein d’une seule structure reconnue et acceptée de tous avec une seule démarche administrative.
Mais pourquoi faire simple alors qu’on peut faire compliquer… et dans tout ça c’est toujours le pastoralisme qui en subit les conséquences pour son avenir sans parler des petites luttes internes, des chasses gardées, des conflits de personnes, etc….
En clair, pour moi, le FIEP a sa place militante indispensable mais ne doit pas avoir un rôle interventionniste sur le plan pastoral et de protection de l’ours. Il faut cesser ce mélange et cette confusion.
Citation:
- si l'Etat s'en donne les moyens, pourquoi donc veux-tu que ces propositions on ne peut plus concrètes soient utopiques ? Certaines sont dailleurs déjà en place en zone à ours... et ne demandent qu'à être améliorées...

** Oui, tu as raison. Mais tu refuses systématiquement dans tous tes propos plusieurs éléments d’appréciation d’ordre humain, psychologique, sociologique et matériel surtout sur le plan financier.
1/ Le fait que des mécanismes financiers d’aides existent ne signifie pas qu’ils fonctionnent ou qu’ils soient pleinement opérationnels. Si le principe d’indemnisation des prédations fonctionne bien il en va tout autrement pour les aides à l’investissement sans parler des complications liées à la protection des milieux. Rien ne se fait en quelques mois (je parlerai même en années) et dans les limites d’une enveloppe budgétaire qui n’est pas extensible.
2/ l’Etat, qui s’est ? D’où vient l’argent ? facile de dire yaka, mais avec un état en situation de quasi-faillite au regard des obligations d’équilibre budgétaire et du montant de la dette, le 29 mai nous a montré qu’il y avait d’autres exigences et priorité que le pastoralisme et l’ours

Il y a donc un facteur temps et un facteur financier qui joue. Et ça, les éleveurs y sont confrontés tous les jours. Autant dire qu’ils ne vont pas donner un accord sans garantis plus que sérieuses qu’ils n’ont, de toute façon, jamais eu depuis qu’ils existent.
Si tu as des solutions, surtout propose-toi comme Ministre, ça peut encore changer. Mais il ta faudra cumuler les ministères des finances, de l’écologie et de l’agriculture peut être même l’aménagement du territoire à la place de Sarko.
Ca fait du monde à mettre d’accord… peut être même que le tourisme pourrait être concerné et plus récemment les sports et la vie associative pour des questions de sécurité…
Bon courage… mais il y aura peut être plus urgent à faire pour l’ensemble des français que d’acheter des ours pour faire des Pyrénées un grand zoo à l’échelle de 3 pays. Et satisfaire une poignée d’écolos dont la très grande majorité n’est pas directement concernée
L’avenir nous le dira….
Citation:
- l'argent peut effectivement aller pour l'emploi (29 mai!) ... l'emploi des bergers par exemple !

** Oui l’exemple est bon. Mais il soulève d’autres questions.
Parmi ces questions :
1- qui paie ? Si on doit avoir un personnel de surveillance 24h/24 et 7j/7 le coût d'exploitation pour la sauvegarde du grand prédateur est disproportionné par rapport à d'autres éleveurs européens et français comme en Bretagne où une simple clôture suffit. Voir ici : http://www.pyrenees-pireneus.com/Pastoralisme-Breton.htm Il y a donc un déséquilibre entre les régions pour ne pas dire une inégalité discriminatoire puisque le prédateur est introduit de manière autoritaire (même si c'est légal). La société doit compenser (l'Etat, c'est à dire nous tous) doit compenser cette discrimnation.
2- Selon toi, combien de temps faut-il pour former un berger ? Il suffit peut être de le dire, le décider, pour que ça vienne tout seul.
3- tu le fais vivre où en estive ton berger ? Si en Béarn il y a des cabanes en relatif bon état (encore que je suis persuadé que tu ne vivrais sans doute pas dedans durant 4 mois tous les ans) ce n'est aps le cas partout. Et selon toi, il faut combien de temps pour construire une cabane ?

Ce ne sont que quelques arguments qui ne sont pas contre ce type d'emplois mais qui tente d'expliquer qu'il faut du temps entre la décision et la réalisation, ce qui rend inacceptable une introduction faite dans la rpécipitation sous le coup de l'émotion sentimentale sans aucune réflexion rationnelle raisonnée.

Je voudrait revenir sur cette compensation financiére liès à l'inaglité des chances pour l'exploitant ou la discrimination de situation.
Ces aides existent. Certains les utilisent. C'est leur droit.
D'autres les refuses comme au Pays Toy au motif que cette mesure est humiliante en se présentant sous la forme d'une aumone non demandée. C'est aussi leurdroit de refuser dette humliation qu'on leur impose. Ce droit est, à mon avis, tout aussi respectable que de l'accepter. Ca fait parti de leur liberté. Et en même temps ils doivent avoir le droit de refuser l'ours et ses contraintes pastorales.

S'ils n'acceptent pas ces aides foinancières compensatoires, c'est peut être parcequ'ils ont été mal préparé psychologiquement; socialement, humainement. On peut donc parler de faillite humaine comme le suiggére le rapport de la DIREN de 2000. Et depuis, rien a été fait pour les "accompagner" et on veut renouveler l'erreur de 1996 et 1997.
Je laisse les lecteurs apprécier.
Citation:
- je t'informe après renseignement pris, que l'UICN est très favorable au projet de restauration de la population d'ours pyrénéenne, bien plus que tu ne l'imagines et contrairement à ce que tu cherches à prouver depuis plusieurs mois.

** Je ne cherche rien à prouver. J’ai une lecture différente de toi de ce texte sur la position de l'UICN sur les réintroductions d'espèces http://www.iucn.org/themes/ssc/pubs/policy/transf.htm#REINTRODUCTION (je ne peux pas citer avec précision le texte car ce soir le lien est brisé), si je me souviens bien dans le chapitre de l’étude préliminaire aux réintroductions d’espèces.
Ce qui me rassure c’est que certains fonctionnaires d’un bon rang d’un service de l’Etat et d’un établissement public ont la même lecture que moi. Mais nous savons tous que la décision politique et idéologique finale l’emporteront sur la raison et que personne n’a les moyens d’engager des actions judiciaires, qui, de toute manière, ne seront pas suspensives de la décision.
Citation:
- Ensuite, je ne comprends pas pourquoi tu dis qu'il est question de faire sans le pastoralisme, c'est vraiment du fantasme quant on voit par exemple l'ampleur des mesures proposées, sans compter tout ce qui a déjà été fait . Pourquoi reste tu aveugle au fait que les défenseurs de l'ours défendent aussi le pastoralisme ?

** Si je fantasme, il y a du monde qui se bouscule pour fantasmer aussi.
Quand un Ministre prend une décision sans consulter les acteurs directement concernés, c’est vouloir faire sans eux.
Quand après tentative de consultation il y a une quasi-unanimité des acteurs concernés contre le projet (du moins une très large majorité) et que le Ministre persiste dans ses errements, c’est qu’il veut faire sans les personnes concernées par le pastoralisme.
Si c’est ça fantasmer… alors je fantasme !

Quant à mon aveuglement il est essentiellement basé sur une réalité de terrain et je ne crois pas être plus aveugle que toi.
Nous parlons ici du pastoralisme ossalois et plus largement du haut Béarn. Mais, comme pour l’ours, quand on suggére des solutions générales comme le fait l’Etat, on doit tenir compte des problèmes et particularismes (à commencer par le type d’élevage) de chaque vallée. Les estives, les aménagements, les habitudes, la culture sociologique sont des éléments différents d’une vallée à l’autre voir même d’une estive à l’autre.
Pour donner un aperçu du problème, je ne ferai que reproduire quelques extraits des propos que j’ai tenu pour une association de protection de la nature et de la faune sauvage membre de FNE. Je ne parle pas exclusivement du Béarn mais je prends des exemples un peut sur toute la chaîne :

Citation:
« Je siège à une dizaine de comités de pilotage Natura 2000 et aux commissions de travail pastoralisme et activité sportives et touristiques. Cette semaine nous avions 2 réunions. La problématique tournait autour du gardiennage des troupeaux (pas pour l'ours mais pour des raisons écologiques) pour organiser des parcours (pour les bêtes) permettant de sauvegarder les estives en zones ouvertes et par voie de conséquence la biodiversité végétale et animale. Les estives sont en fait des petits quartiers qui jadis fonctionnait autour de toues (ou orries en Ariège et PO, borries en Provence) avec 4 ou 5 propriétaires de 40 à 50 brebis soit 200 à 300 brebis. Aujourd'hui il n'y a plus qu'un seul éleveur sur le même quartier toujours avec 300 brebis. Jadis, dans certains lieux comme en Louron et Aure (pas partout) elles étaient gardées. Aujourd'hui il n'est pas pensable pour des raisons économiques d'imaginer un gardien pour 300 brebis et sans cabane décente (personne ne veut revivre dans une toue) et conforme à la législation du travail et aux obligations d'hygiène et assainissement en montagne (protection de l'eau, des nappes phréatiques, etc...)
»Le problème est donc :
1/ regrouper les troupeaux par 1000 pour avoir un gardien avec une cabane aménagée
2/ trouver une estive permettant d'accueillir 1000 bêtes
3/ comment entretenir les petites estives pour conserver la biodiversité ?

Nous n'avons pas de réponse aux questions 2 et 3 même si les éleveurs sont prêts à faire un effort pour le point 1.
»Comme cet aspect est relié sans le dire à la problématique ours, vous comprenez facilement que tous les discours ne permettront pas de trouver des solutions durables.

»Et nous sommes bien dans le cadre d'un développement durable avec ses 3 composantes.

»Tout le monde s'accorde à dire, que c'est possible dans certains endroits, certaines vallées, mais pas partout. Et n'étant pas possible partout où l'ours peut passer…. La question reste entière et la réponse est toujours la même : ce n’est pas possible

»Des exemples, de problèmes matériels, je peux vous en citer dans plusieurs vallées si vous voulez et je ne parle pas du respect des lies et passeries qui ne sont pas du passé mais bien du présent car appliquées au titre de la convention internationale frontalière de 1860 dite convention de Bayonne.

»Partant de tous ces éléments, je vous laisse apprécier.
»Je ne suis personnellement pas contre la présence de l'ours mais je suis contre une réintroduction dans l'état matériel et social actuel. En 1996 et 1997 on a balancé 3 ours sans se soucier de l'existence de personnes humaines ayant des activités sur le terrain. Dans son rapport de 2000 (fin de programme LIFE si je me souviens bien); la DIREN Midi-Pyrénées reconnaissait le fiasco humain. Mais rien, strictement rien n'a été fait sauf partiellement en Béarn grâce aux quelques moyens très insuffisants donnés par l'Etat à l'IPHB qui a eu le mérite d'exister si non la situation serait pire (les actions du FIEP et de l'ADET sont très très marginale malgré ce qu'ils disent et ne venaient qu'en complément occasionnel de financement de programmes).
»Si aujourd'hui on veut réintroduire 5 ours et monter en puissance pour arriver à 30 dans quelques années, il faudrait faire de nombreux travaux aux coûts très important en montagne (ce n'est pas en bord de route et la saison de travail est courte... on en sait quelques chose pour les refuges du CAF) avec des délais de 2 ans (2 saisons d'été) pour aménager ou construire une cabane avec toutes ses commodités modernes obligatoires. Il faut aussi penser à former des bergers (minimum 2 ans au lycée d'Oloron seul lieu de formation dans les Pyrénées à ma connaissance avec leur troupeau de 400 brebis en estive à partir de samedi) soit une 20aine de bergers par année qui ne sont pas tous destinés aux Pyrénées et aux estives... il faut prévoir des chiens de berger (un border coller coûte cher pour un jeune qui ne touchera que le SMIC en fin de formation) à dresser (encore une bonne année) et des chiens de défense à dresser (depuis 40 ans plus rien n'est naturel au sein des troupeaux, il faut les acheter dressés et le système de dressage naturel ne se retrouvera que dans une vingtaine d'années)

»Beaucoup de chose à faire pour le mois d'octobre ou au moins pour la prochaine estive en juin 2006... je n'y crois pas comme beaucoup de personnes un peu réalistes et aujourd'hui aucune réunion de concertation, aucune sensibilisation ne pourra permettre d'apporter des solutions à tous ces problèmes. Conclusion des éleveurs : à quoi bon perdre son temps ? »

………..
»En attendant, au travers de Natura 2000 (Nota : là je parle pour les Hautes-Pyrénées), nous continuons à imaginer une autre forme de pastoralisme avec gardiennage. Mais il faudra au moins 12 ans pour avoir un minimum non totalement satisfaisant dans toutes les estives (toutes ne sont pas sous couvert Natura 2000 et toutes les estives Natura 2000 ne seront pas aménagées par manque de crédits). Donc, laissons l'ours se développer seul sans rien forcer sauf quand il y a une volonté locale à un moment donné comme avec l'IPHB et à conditions que cette volonté ne soit pas détruite par des décisions politiques imbéciles (c'est la seconde fois pour l'IPHB) si non il faudra encore attendre 10 ans. »

Je ne cherche pas à te convaincre Pappola. C’est mission impossible et sans grand intérêt de s’obstiner. Mais si je devais conclure je dirais simplement que le pastoralisme pyrénéen (pas seulement ossalois ou béarnais) à un avenir et qu’il peut et doit être développé par un effort collectif pour au moins les raisons suivantes (il y en a sans doute d’autres) :
1/ le maintien d’une culture qui peut être la base d’un tourisme doux, respectueux du milieu et des hommes sans pour autant tomber dans la caricature de l’espèce humanoïde en voie de disparition.
2/ la protection et le développement de la biodiversité par l’entretien des estives et milieux ouverts.
3/ l’entretien des paysages
4/ le développement de produits de qualité.
5/ le maintien d’un tissu humain dans les vallées participant à une activité économique traditionnelle tout en utilisant des moyens modernes (on peut être berger et utiliser Internet dans sa cabane, avoir une voiture qui côtoie un âne et avoir envie d’aller en « boîte » le samedi soir comme tous les jeunes)
6/ après une remise à flot et une phase de valorisation de l’activité, assurer le développement durable du pastoralisme et devenir créateur d’emplois.

Tout ceci ne fait que correspondre aux diverses suggestions d’aides à venir ou existantes. Mais à mon avis, s’il y avait aujourd’hui de bonnes conditions d’exploitation, la problématique « ours » ne se poserai même pas. Elle ne serait qu’un élément au milieu des autres, sans plus, car la biodiversité comme l’avenir du pastoralisme ne passe pas par l’ours mais l’acceptation de la présence de l’ours passe par de bonnes conditions de travail et de développement.

Actuellement, le problème a été pris à l’envers car on a fait abstraction de la raison au profit du sentiment et nous voyons le résultat.

--------

PS : Le Ministre Lepeltier a été viré du Gouvernement. Reste à savoir si :
1- la nouvelle ministre sera également uen doctrinaire et poursuivra le projet ;
2- Si l'Etat disposera des moyens envisagés au profit du pastoralisme pour faire passer la pillule de l'ours tout en sachant qu'à coté :
a/ il faudra financer les contraintes de la directive européenne "habitat (Natura 2000)
b/ les crédits de l'UE au profit de Natura 2000 ont fortement baissé pour 2005 et les années suivantes tout simplement parceque la France a pris plusieurs années de retard en grande partie par la faute et le comportement de Madame Voynet lorsqu'elle était Ministre de l'Environnement (il a fallu recommencer toutes les procédures car celles employées par Voynet n'ont pas été jugées démocratiques par l'UE)
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Marek
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MessagePosté le: Lun 06 Juin 2005 20:59    Sujet du message: Répondre en citant

nathalie a écrit:
Le sujet de l'ours nous ramène à "pour sauver le pastoralisme"
Réponse à Marek :
Objectivement, un petit élevage de 250 ou 300 brebis-basco béarnaises n'est pas viable.

Ce qui pèse sur le petit éleveur de montagne n'est pas seulement la difficulté d'augmenter sa production mais surtout les charges importantes dues au fait même de se trouver en montagne.
Il ne peut pas augmenter la taille de son troupeau parce qu'il ne pourrait pas le nourrir en hiver avec le foin produit sur sa trop petite propriété, il ne peut pas choisir des bêtes plus productives inadaptées à la montagne, il ne peut pas renoncer à la transhumance seul moyen de nourrir son troupeau en été et de libérer les prairies pour les foins.

Suite au post de Patrick Pappola , je ne peux m'empecher de remettre mon grain de sel...en citant Nathalie...
Pour que de nouveaux jeunes bergers continuent a perpetuer les traditions...il faut que leur metier leur permette de vivre , peu importe sa dureté..c'est du 2eme ordre...
Un troupeau de 200 a 300 brebis c'est la taille au dela de laquelle un couple ne suffit plus a assumer le travail... Il faut que la fabrication du fromage la vente des agneaux represente la majeure partie des revenus , les subventions ,les aides ne doivent pas depasser 35% sinon installons des parcs a indiens ,pardon a bergers..
IL n'y a pas d'autre solutions que d'avoir des brebis croisees plus productives...
Je ne suis pas d'accord avec Nathalie sur la seconde partie de sa reponse : je connais , Jipe connait un berger sur le Benou... C'est un berger "sans terre" qui nourrit ses brebis avec des cereales en hiver qu'il ne produit pas , avec du foin qu'il ne fauche pas car il est avec toute sa famille dans la cabane pas tres loin d'Ayous...et pourtant il ne fait pas de l'elevage "hors sol" Il fait du haut de gamme en faisant meme son fromage dans des chaudrons en cuivre !!
Alors bien sur il faudrait l'aider a s'equipper d'une machine a traire et d'un tapis roulant pour alimenter plus rapidement et plus facilement ses brebis...
Je pense que s'il avait des brebis plus productives , il s'en sortirait bien mieux et son entreprise serait plus solide pour affronter les hauts et les bas..
Le fait d'habiter le Benou ne le penalise pas plus que d'habiter Buzy ou Nay pour son elevage ovin laitier ..Les camions qui lui livrent ses cerales ne lui coutent pas bien plus cher qu'a celui de Buzy. Par contre il pourrait mieux vendre son fromage...
Une laiterie ne viendra pas chercher le lait d'un troupeau de vaches tous les jours au Benou car cela lui coutera cher effectivement: un vacher, un berger serait defavorise s'il vendait son lait

En conclusion , pour la vallée d'Ossau , le financement d'un tas d'aides ne suffira pas a sauver le pastoralisme : il faut que les brebis fassent chacune plus de fromages ... refuser cette evidence c'est condamner les bergers...et evidement il est plus facile de faire "une fixation sur les quelques degats des quelques ours" que de "travailler a trouver des solutions qui tiennent la route pour sauver les vrais bergers...
Marek
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nathalie
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MessagePosté le: Mar 07 Juin 2005 12:27    Sujet du message: Répondre en citant

Ce berger dont tu parles est un ami, les arguments que tu développes pour l'abandon de la race Basco-Béarnaise pure ne le convaincront pas. C'est quelqu'un d'instruit et de très engagé dans les instances professionnelles qui élève cette race de brebis par choix. Il participe activement à la sélection et à l'amélioration de la race. Les conditions dans lesquelles il élève ses brebis sont assez dures. Il ne les nourrit pas uniquement au grain en hiver, il fait ses foins en été sur des terres qu'il loue et d'autres qu'on lui prête en échange de l'entretien. Le choix des bêtes plus productives, il ne veut pas le faire à cause du sucroît de soins (et donc le surcoût) qu'elles demandent, il considère que la race Basco-Béarnaise est adaptée à l'élevage transhumant qu'il pratique. Quand je lui ai raconté l'échange que nous avons eu toi et moi sur ossau net, il m'a dit : "les Lacaune, c'est simple tu les repères facilement dans un troupeau ce sont celles qui traînent la patte à l'arrière, elles ne supportent pas l'excès d'humidité et ont toujours les pieds malades." Nous avons longuement discuté sur son élevage, l'ours et la vallée d'Ossau.
Tu devrais aller le voir pour acheter leur délicieux fromage, s'il a assez de temps, il te racontera l'élevage qu'il pratique, ses choix et ses difficultés. Tu en reviendra avec moins d'à priori.
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Marek
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MessagePosté le: Ven 10 Juin 2005 17:36    Sujet du message: A Nathalie... Répondre en citant

Si j'ai parlé de notre berger du Benou, c'etait pour donner un exemple de "berger sans terre" qui elevait ses brebis de facon traditionelle en achetant ses cereales et son foin "sur pied" pour illustrer que l'on est pas obligé d'elever ses brebis de facon industrielle si l'on achete leur aliment comme tu caricaturais ma proposition d'elevage de "hors sol industriel" en fev2005.
Mais je ne le prendrais pas comme berger modele pour un jeune qui voudrait s'installer... il eleve aussi quelques belles vaches bearnaises: conseiller a un jeune vacher de la preferer a la blonde d'aquitaine ne serait pas un bon conseil.
Quant au metier de berger , je pense le connaitre assez car mon beau-frere est berger.. J'ai participe ainsi pendant plus de 20 ans comme gendre a la vie familiale pendant les vacances: j'ai appris a conduire le tracteur, a faire les foins avant l'orage,a mener les brebis, a faire le fromage et le greuil, faire la transhumance avec les vaches , a aider a faire naitre les veaux , les agneaux et aussi a les sacrifier et les preparer pour les repas de
Fetes..
J'ai acheté en Mars l'un des derniers fromages de montagne au Benou. Du fromage de la cabane de Cherrue, je m'en suis regalé pendant des années : Mon beauf y gardait ses brebis et a gagné le premier prix des fromages d'alpage avec le fromager de Gabas au concours National de grenoble il y a 15 ans.
Pour ma part, quant je vois passer un troupeau de brebis basco-bearnaises, j'evalue la "qualite du berger" a la qte de dernieres brebis qui boitent... Si le berger lutte contre le pietin , par des soins, par de la prevention, pediluve, par la selection des plus resistantes cela se voit que les brebis soient bearnaise ou autres.
Pratiquement tous les troupeaux de basco-bearnaise ont quelques trainardes ( sauf peut-etre celle du Benou) ce qui demontre que si rustiques qu'elles soient les basco bearnaises ne sont pas exemptes de pietin.
Je sais qu'il sera bien difficile de convaincre les bergers avec mes brebis" ameliorees croisees" mais c'est un peu comme avec l'Ours...il y en a bcp a convaincre!!
Mais si les bergers n'elevent pas des brebis meilleures laitieres , il n'y aura plus de fromages d'alpage dans moins de vingt ans...C'est cela l'enjeu...
Il y aura toujours du fromage fermier " a l'ensilage de mais et de moins en moins de brebis transhumeront pour ne plus transhumer du tout...

Tiens as tu entendu la derniere : Chirac fait la lecon aux Anglais... moins de deux heures apres , ils lui ont dit qu'ils renegocieraient leur contribution que si l'on renegociait aussi la PAC!! ... alors nos quelques 800 bergers en bearn ne peseront pas lourds j'ai bien peur qu'ils en fassent les frais parmi les premiers.
Marek
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