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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Dim 27 Fév 2005 14:11 Sujet du message: |
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Je m'associe totalement aux propos de Nathalie.
S'il existait LA solution idéale, simple et miracle applicable à tout le pastoralisme pour vivre mieux, ça se saurait depuis longtemps.
Malheureusement....
..... à suivre _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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Marek Grand ossalois

Inscrit le: 04 Sep 2003 Messages: 535 Localisation: Castet/Paris
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Posté le: Dim 27 Fév 2005 22:14 Sujet du message: Le dauphiné libere...du 7 fevrier 2005 |
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" La semaine derniere , un type du village voisin a perdu 150 betes qui ont decrochées...
Expliquez moi ce que faisait le troupeau dehors dans la neige au mois de janvier! Les eleveurs ne veulent plus garder leur troupeau . Ici on avait des vaches ... Mais les vaches , il faut les rentrer le soir , les traire...
Desormais on a des troupeaux en liberte . Et des troupeaux de brebis vous savez , c'est cet animal qui passe devant vous avec, pendu a chaque mamelle deux billets de 50 euros. Et cet argent c'est le votre, c'est le mien.
Le vrai probleme de l'elevage ovin c'est d'etre dependant des primes".
Gaston FRANCO, MAIRE
Dauphine libere rapporté par Leis Ourson ( forum pays de l'Ours).
Si dramatique qu'il soit , cet article vous fera noter qu'il y a d'autre moutons , autres que la basco bearnaise , capables de supporter les trois mois d'ete en estive en montagne pyrennéene..
En fait tous les eleveurs vantent la qualité rustique de leurs moutons.. c'est normal ils les aiment mais la rusticite a un defaut elle est difficilement quantifiable...Mon mouton il est plus rustique que le tien...Moi je dirais que presque tous les moutons sont rustiques : ils ont un caractere d'adaptation remarquable pour vivre dans la toundra russe a manger des ecorses de bouleaux gelees par -30°C jusqu'a vivre dans la chaleur des pays africains..
Justifier l'absence ou la faible selection pour garder la rusticite me semble une escroquerie intellectuelle... Depuis que l'homme pratique l'elevage il selectionne sans cesse...pour garder non pas un seul caractere mais plusieurs caracteres qui l'interressent...
Alors la basco bearnaise est -elle plus rustique que les moutons anglais qui supportent un climat de pluie, de vent pres de la mer a 1500km au nord des pyrennees et meme 2000 km pou ceux d'ecosse... et pourtant ils y vivent bien et proliferent a tel point que l'angleterre nous innonde de moutons...
Nathalie , toujours soucieuse de bien vous informer faisait remarquer (ci dessus )que des moutons on en mangeait pas bcp en France et qu' on exportait des agneaux basco bearnais en Espagne!!
La verite des chiffres c'est que la France mange environ 280 000 tonnes de moutons dont la moitié est importée , en grosse partie d'angleterre, d'autralie, de nouvelle zelande..La France exporte vers l'Espagne 7000tonnes d'agneaux ( dont les Francais ne sont pas friands car ils preferent le broutard ,bcp plus lourd). Alors La FRance exporte 7000tonnes et en importe 140 000 t ( rapport de 1 a 20).
A propos du mouchoir de "poche " des montbeliardes et normandes ...
Apres avoir essaye de nous faire croire qu'il etait de 2000 l de lait... elle est redescendue a 1300l...
Mais la difference entre les deux chiffres qu'elle a touve a la suite de sa recherche c'est 6600 et 7300 c'est 700 l que j'avais bien estime autour de 10%...et non 1300l qu'elle a du trouver par je ne sais quel raisonnement comme son premier chiffre 2000l
C'est pas moi qui perd mon calme , qui melange tout .. je compte encore bien..
Par contre toutes ces petites inexactitudes... cet empressement pour me faire clore cette discussion que cache t-il ???
Marek |
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Dim 27 Fév 2005 23:48 Sujet du message: |
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Marek a écrit:
... cet empressement pour me faire clore cette discussion que cache t-il ???
et juste avant :
Allez j'arrete !! Ca n'interresse que trois couillons comme nous !!
Dans l'énevrement tu finis par dire n'importe quoi. C'est dommage que ce débat vire à la polémique.
Si tu veux relancer le débat.
Tu as écrit :
Si dramatique qu'il soit , cet article vous fera noter qu'il y a d'autre moutons , autres que la basco bearnaise , capables de supporter les trois mois d'ete en estive en montagne pyrennéene..
Il y a beaucoup de races rustiques adaptées à différents terroirs, la Basco-béarnaise est celle adaptée à notre terroir pas forcément à d'autres. D'autres races sont capables de supporter le climat pyrénéen, la lacaune n'est peut-être pas tout à fait de celles-là.
Marek a dit :
...Moi je dirais que presque tous les moutons sont rustiques : ils ont un caractere d'adaptation remarquable pour vivre dans la toundra russe a manger des ecorses de bouleaux gelees par -30°C jusqu'a vivre dans la chaleur des pays africains..
Non, tous les moutons ne sont pas rustiques, c'est pour celà qu'on élève pas les mêmes races partout. Pourquoi garderait-on tant de races différentes si on pouvait élever les mêmes à Vladivostok ou à Tombouctou ? On n'utilise pas de races de bergerie très performantes pour l'élevage extensif dans des steppes arides parce que ce serait une catastrophe.
Marek :
Justifier l'absence ou la faible selection pour garder la rusticite me semble une escroquerie intellectuelle...
Tu ne peux dire celà que parce que tu n'as pas les connaissances suffisantes.
La sélection moderne s'interresse fortement aux races rustiques pour permettre l'élevage dans des climats extrêmes et réduire les coûts de l'élevage de bêtes rendues trop fragiles par une sélection trop poussée vers la production.
Quand tu dis la faible sélection, c'est juste ce que tu vois, ce n'est pas la réalité du terrain.
Marek :
Depuis que l'homme pratique l'elevage il selectionne sans cesse...pour garder non pas un seul caractere mais plusieurs caracteres qui l'interressent...
C'est ce que j'essaie de t'expliquer depuis le début. Il n'y a pas que la performance qui compte dans l'élevage.
Bien sûr qu'on sélectionne plusieurs caractères et on garde à l'esprit qu'au fil des sélections on perd d'autres caractères.
Plus on sélectionne de caractères et moins les performances de chacun sont importantes, on peut avoir une conformation viande moyenne une assez bonne production laitière et une rusticité acceptables pour la même race, comme avoir des races très spécialisées très productives celles-là sont très fragiles.
Quand on séléctionne un caractère de forte production on perd la rusticité. Quand on sélectionne la conformation viande on perd les qualités laitières et inversement. Une seule race ne peut cumuler toutes les performances. Règles absolues de l'élevage.
Marek :
Alors la basco bearnaise est -elle plus rustique que les moutons anglais qui supportent un climat de pluie, de vent pres de la mer a 1500km au nord des pyrennees et meme 2000 km pou ceux d'ecosse... et pourtant ils y vivent bien et proliferent a tel point que l'angleterre nous innonde de moutons...
Nous innonde de mouton à viande pas à lait. Comme par exemple, la Suffolk est adaptée aux climats frais et humides mais c'est une race à viande.
Marek :
La verite des chiffres c'est que la France mange environ 280 000 tonnes de moutons dont la moitié est importée , en grosse partie d'angleterre, d'autralie, de nouvelle zelande..La France exporte vers l'Espagne 7000tonnes d'agneaux
L'éleveur ne peut pas apporter de solution aux problèmes de commerce internationnal, il ne peut que adapter sa production à la demande et dans un secteur rémunérateur.
La viande de mouton très concurrencée au niveau mondial est peu rémunérée alors il vaut mieux qu'il s'oriente vers une production moins concurrencée et plus rémunératrice.
Marek :
A propos du mouchoir de "poche " des montbeliardes et normandes ...
Apres avoir essaye de nous faire croire qu'il etait de 2000 l de lait... elle est redescendue a 1300l...
Ce que j'ai écrit à la suite de ma petite recherche :
Prim'Holstein qté de lait 8600 l taux de matière grasse 40,9 pour mille matières protéiques 31,6 pour mille, pas mal ! pour du lait demi-écrémé
Montbéliarde qté de lait 7300 l taux de matière grasse 38,9 pour mille matières protéiques 32,6 pour mille
Normande qté de lait 6600 l taux de matière grasse 44 pour mille matières protéiques 36 pour mille
Différence de production entre Holstein et Normande 2000 l
Différence de production entre Montbéliarde et Normande 1300l
Dans les deux cas il ne s'agit pas d'un mouchoir de poche. |
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Lun 28 Fév 2005 08:41 Sujet du message: |
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J'ai fait une erreur dans mon calcul hier soir. J'avais déjà éteint mon ordinateur quand me suis rendue compte que je recopiais mon ancienne erreur. Un os à ronger pour Marek.
La différence de production laitière entre Montbéliarde et Normande n'est pas de 1300 l mais de 700, on se rapproche du mouchoir de poche de Marek. Il me semble que même avec ces chiffres un éleveur qui a une vache qui produit 700 l de lait par lactation de plus que les autres ne considère pas que c'est un mouchoir de poche, il faut une longue sélection et beaucoup de soins attentifs pour en arriver là.
Cette comparaison des performances avait pour but de montrer la spécificité des races, certaines sont très productives et d'autres sont plus polyvalentes on ne recherche pas forcément dans un élevage la production maximale quand les contraintes d'environnement ne le permettent pas. |
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Jean-Paul Grand ossalois


Inscrit le: 24 Mar 2003 Messages: 757 Localisation: Fabreges / Artouste
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Posté le: Lun 28 Fév 2005 11:36 Sujet du message: |
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qui aujourd'hui tire son épingle du jeu ?
le petit eleveur installé en montagne qui fabrique son fromage traditionnellement à la main avec amour et passion, associant son métier à une passion pour la montagne ? où l'éleveur mécanisé, automatisé qui rempli un cahier des charges à la lettre, travaillant avec une coopérative ?
Les revenus vont du simple au triple et surement plus pour un troupeau identique.
Est-ce la fin de l'artisan ? du Paysan ?
est-ce juste une qualité de vie (dénuée de tout matérialisme) qui est recherchée par une certaine méthode de travail ?
juste quelques questions laissées à votre sagacité.
Je n'ai pas la réponse, juste un début...
je dois réaliser un reportage chez un éleveur "mécanisé" travaillant en coopérative et dont le produit fini est excellent !
tout n'est pas rose, mais le gris n'est pas non plus la couleur dominante.
_________________ Images des Pyrénées
Flore des Pyrénées
Auteur photographe n° Siret [483 681 789 00010] |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Lun 28 Fév 2005 11:51 Sujet du message: |
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Jean-Paul écrit :
| Citation: | qui aujourd'hui tire son épingle du jeu ?
le petit eleveur installé en montagne qui fabrique son fromage traditionnellement à la main avec amour et passion, associant son métier à une passion pour la montagne ? où l'éleveur mécanisé, automatisé qui rempli un cahier des charges à la lettre, travaillant avec une coopérative ?
Les revenus vont du simple au triple et surement plus pour un troupeau identique.
Est-ce la fin de l'artisan ? du Paysan ?
est-ce juste une qualité de vie (dénuée de tout matérialisme) qui est recherchée par une certaine méthode de travail ? |
Il n'y a pas de réponse toute faite et il y a autant de réponses que d'exploitations comme je l'ai déjà expliqué plus haut.
Il existe des petits producteurs qui respectent un cahier des charges d'AOC et qui s'en sortent aussi bien qu'un gros.
La fin de l'artisan ? du paysan ?
Tout dépend comme on l'imagine. Il y en a qui s'en sorte et d'autres pas. C'est ainsi dans tous métiers même chez des fonctionnaires qui reçoivent un salair fixe tous les mois.
Quant aux questions phylosophiques, je doute que ce soit leur préoccupation. Ce qui compte c'est travailler et s'en sortir. Mais il est évident qu'on ne s'en sort pas en restant cloitrer chez soi en passant son temps à critiquer tout ce qui ne va pas autour de soi. _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Lun 28 Fév 2005 19:19 Sujet du message: pastoralisme |
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En réponse à Jean Paul et comme le fait remarquer Louis, il semble que la solution peut être trouvée grâce une certaine mécanisation et une meilleure rationalisation du travail. Tout ce qui va dans le sens de la réduction de la pénibilité et des coûts va à mon avis dans le bon sens. Mais il faut répondre aux problèmes de chacun sans vouloir étendre une solution à tous.
Tes questions sont interressantes et ton reportage sur cet élevage apportera une certaine lumière à ce débat.
Cet éleveur de brebis "mécanisé", quelle race de brebis élève-t-il ? Le troupeau sur ta photo est-ce le sien ? |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Jeu 03 Mar 2005 07:55 Sujet du message: |
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| Citation: | PASTORALISME. -- La formation de berger vacher transhumant a posé son ancre au lycée agricole de Soeix. Neuf stagiaires passeront bientôt leur diplôme
Déjà la huitième promotion
Elle fut créée en 1991 pour pallier le manque de main-d'oeuvre sur les estives basques ou béarnaises. Depuis, les promotions de cette formation en alternance de berger vacher transhumant se sont succédé. La huitième démarre bientôt. Pour l'heure, les neuf stagiaires de la septième promotion sont sur le point de passer leur examen - aboutissant à un diplôme de niveau IV, comme le bac - sous l'égide du lycée professionnel agricole de Soeix, centre pilote de cette formation pour adultes.
« L'AFMR (Association pour la formation en milieu rural) d'Etcharry en reste la tête de réseau. Mais nous voulions que ce soit un établissement public agricole qui mette cette formation en place », explique Danielle Lassalle, coordonnatrice de l'opération.
Un site adéquat. Fort de son exploitation agricole à fabrication fromagère, disposant de son propre troupeau transhumant, le LPA de Soeix se prêtait à merveille à l'accueil de ces futurs bergers ou vachers. « Cette formation se déroule toujours avec la maîtrise d'ouvrage du centre départemental ovin d'Ordiarp et avec celle des professionnels », ajoute Danielle Lassalle. Mais le lycée en est bien le pivot, qui vient de créer son centre de ressources du pastoralisme et qui se spécialise dans les métiers de la montagne.
Mais pour les stagiaires, le travail sur le terrain prime. « Ils y passent les trois quarts de leur temps, avec un tuteur, autant en été qu'en hiver. Les regroupements au lycée se font au printemps et en automne » précise la coordonnatrice.
De bons résultats. Rémunérée dans le cadre des formations professionnelles pour adultes, la formation de berger vacher transhumant a vu passer une cinquantaine de stagiaires depuis son lancement. La plupart sont restés dans le métier. « Ceux qui s'installent maîtrisent la traite et la fabrication. Nous avons de bons résultats au niveau de la fabrication fromagère grâce à ce qu'ils apprennent sur plusieurs estives avec leurs tuteurs puis avec un technicien fromager au lycée », analyse Danielle Lassalle.
C'est en mai 2005 que va se lancer la huitième promotion. Les candidatures sont déjà ouvertes. Toutes les informations seront fournies par le lycée, au 05.59.39.05.14. Un numéro à contacter rapidement, puisque ces candidatures seront examinées dès le 15 mars.
Marcel Bedaxagar
Source : http://www.sudouest.com/020305/vil_bea_oloron.asp?Article=020305a30279.xml |
_________________ Louis DOLLO
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Marek Grand ossalois

Inscrit le: 04 Sep 2003 Messages: 535 Localisation: Castet/Paris
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Posté le: Dim 03 Avr 2005 15:09 Sujet du message: Sauver le pastoralisme mais a quel prix ? |
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Je me permets de recopier la contribution de Max ...
qui a été bloquée ... mais qui n'a pas été recopiée ... bloquant ainsi toute discussion...
Max ecrivait le 1er mars 2005:
SAUVER LE PASTORALISME MAIS A QUEL PRIX,
Sans remettre en question cette activité je m'interroge tout de meme sur le bien fondé de certaines réalisations que je juge disproportionnées par rapport a leur finalité.
Actuellement un centre pastoral est réalisé au massif de l'Azerque par la commune d'Arudy. Coût de l'operation 350 000€ minimum.
On me dit que ce centre sera utilisé 1 mois par an et probablement par seulement 2 eleveurs. Bien sur des subventions vont etre obtenues et notamment du Conseil General . Il n'empeche que ces subventions sont alimentées par les contribuables que nous sommes.
Si ces informations sont exactes cela donne quand meme a réflechir.
Signé Max , recopié par Marek |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Dim 03 Avr 2005 16:47 Sujet du message: |
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C'est Azerque ou Azergue ?
Pourquoi qu'un mois ?
Ce n'est pas très haut en altitude et c'est désenclavé.
Je me trompe ?
Tu peux nous préciser où est-ce exactement ?
C'est du pastoralisme transhumant ou de l'élevage en bas Ossau ?
Que 2 éleveurs ?.. mais combien de bêtes et des ovins ou bovins ?
Ce serait intéressant d'en savoir plus.
Merci de nous préciser cette rumeur.
Puique tu n'es pas trés loin, ce serait sympa d'aller nous en faire quelques photos et y recueillir quelques renseignements de bonne source pour éviter de maintenir durant des années le terme "On me dit que..."
Merci _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Lun 04 Avr 2005 08:05 Sujet du message: |
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J'ai vu l'automne dernier les travaux pour ce centre pastoral, de loin, d'en face, exactement depuis le secteur d'Aran. Ces travaux semblent effectivement considérables et je me suis promis d'aller voir. Le nom de l'endroit est Lazerque c'est la crête qui sépare le bassin d'Arudy du Benou. Il me semble que c'est plus précisemment le coin de la cabane de Garrietche à 1250 m entre le pic Barsaut et le pic d'Escurets. (interressant ce nom de Garrietche en Béarn, non ?) Voilà pour les précisions de localisation.
Pour les éleveurs qui vont utiliser ce centre pastoral il s'agit bien de pastoralisme transhumant, à 1250 m il n'est pas possible de laisser là des bêtes toute l'année. En ce moment la neige fond seulement et l'herbe n'a pas du tout commencé à pousser. Les bêtes ne peuvent pas non plus y passer tout l'été à cause de la surface de cet endroit qui serait insuffisante.
Il faut savoir que l'élevage transhumant ne se contente pas que d'une transhumance, vallée haute montagne au printemps et retour dans la vallée à l'automne. Il y a des "montagnes" intermédiaires en moyenne montagne. Suivant les déplacements traditionnels ce centre va sans doute être utilisé à partir de mai ou même de juin jusqu'à la transhumance d'été qui se produit après le premier dimanche de juillet. Ensuite les troupeaux du bas Ossau, dont fait partie Arudy, vont à Anéou à la frontière jusqu'à en gros la fin août et parfois jusqu'à la Saint Michel (fin septembre) date où tous les troupeaux sont descendus. Cette façon de faire est dictée par l'obligation de libérer les prairies de vallée le plus tôt possible pour laisser pousser l'herbe pour les foins. Au printemps il n'est pas possible d'aller en haute montagne encore couverte de neige. Ensuite il est nécéssaire de laisser pousser l'herbe aussi en moyenne montagne où on reviendra en automne après les deux mois d'été passés en haute altitude. Je pense que les pâturages autour du centre pastoral sont à nouveau utilisés en automne mais là les installations ne servent plus dans la mesure où les brebis sont taries.
Ces grosses installations peuvent paraître discutables et en effet on peut se demander si tout ça est vraiment rentable. Je pense que quand de telles constructions sont faites il n'y a pas eu que des considérations de rentabilité mais aussi des choix d'aménagement du territoire. Il faut savoir que les cabanes et les pâturages sont en majorité communaux et que les communes ont l'obligation de mettre les installations aux normes européennes pour la fabrication des fromages dans des conditions d'hygiène règlementée. De là les financements régionnaux, nationaux et même européens.
La construction de gros centres pastoraux est interressante pour grouper les investissements sur un seul secteur. Il serait encore plus coûteux d'aménager plusieurs petites cabanes perdues dans la montagne, là nous avons par exemple une seule piste carrossable pour plusieurs éleveurs (celle là en plus existait depuis longtemps). Le centre pastoral offre aussi l'avantage de résoudre le problème de la solitude et de l'isolement en estive.
Ces choix faits par les communes sont discutables dans le sens où il est légitime d'en discuter : veut-on maintenir l'élevage traditionnel dans des conditions de vie déscente pour les éleveurs ? Cette question peut se poser au même titre que la question du maintien des bureaux de poste dans les petits villages. Sont-ils rentables ? Est-ce vraiment la question ? |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Lun 04 Avr 2005 09:13 Sujet du message: |
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| Citation: | | La construction de gros centres pastoraux est interressante pour grouper les investissements sur un seul secteur. |
Et les problémes environnementaux tel qu'assinissement qui n'existaient pas il y a encore 20 ans.
Pour exemple : le fromage de Beaufort en Savoie a failli disparaitre dans les années 60.
Il a fallu de gros investissement pour des aménagements d'alpages (pour les bovins) pour la traite, la récolte du lait et son transport et la fabrication.
Qui, aujourd'hui, conteste cet engagement d'il y a 40 ans qui permet à de nombreuses personnes de rester au pays avec souvent une pluriactivité ?
C'est peut être ce qui manque dans le haut-Béarn : de gros investissement avec un pari sur l'avenir.
Ce serait sans doute plus intéressant que d'écouter quelques ringards toujours entrain de critiquer tout ce qui ne se fait pas comme au moyen âge. _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Lun 04 Avr 2005 13:37 Sujet du message: |
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Un ouvrage qui pourrait intéresser les éleveurs pyrénéens...
« LE LOGEMENT DU MOUTON »
Auteur : Institut de l’élevage
Format : 17x24
Prix : 40,50 € ( + Frais d’expédition )
Editions France Agricole – Février 2005
RESUME / DESCRIPTION
L’ouvrage est conçu comme une aide à la réflexion pour l’élaboration d’un projet de bergerie. Il insiste plus particulièrement sur les logiques d’utilisation des aménagements intérieurs et l’organisation du travail en bâtiment. Il souligne les spécificités du logement des ovins et notamment le caractère évolutif des bâtiments.
Il est organisé selon le plan suivant :
- 1ère partie : organisation et conception
- 2ème partie : solutions techniques
- 3ème partie réalisation du projet bâtiment
De nombreuses annexes complètent cette approche notamment sur les aspects réglementaires
Possible de commander en ligne :
http://librairie.lafranceagricole.fr
Pour tous renseignements complémentaires, contacter Elodie Gambino :
01.40.22.79.99 ou 01.40.22.70.89
elodie.gambino@gfa.fr _________________ Louis DOLLO
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Dim 24 Avr 2005 21:08 Sujet du message: |
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Le sujet de l'ours nous ramène à "pour sauver le pastoralisme"
Réponse à Marek :
Il est évident que dans le cas de la stabilité du prix du fromage de brebis, il faut que le producteur augmente sa production s'il veut augmenter son revenu. Ca c'est ce qui découle du simple bon sens mais ce point de vue trop simple ne tient pas compte des contraintes qui pèsent sur l'élevage transhumant de montagne.
En économie l'objectif principal n'est pas forément de produire plus mais d'arriver à une taille d'entreprise où l'équilibre entre les charges et les produits fait que le revenu de l'exploitant comparé au travail fourni est pour lui acceptable.
Quand on veut produire plus celà nécéssite des investissements supplémentaires, d'éventuelles embauches pour faire face au surcroît de travail, le chiffre d'affaire va augmenter la taille de l'entreprise aussi. Avec ces mêmes investissements on peut encore améliorer la production en s'organisant mieux mais il arrive un moment où la production et le chiffre d'affaire plafonnent et pour progresser il faut à nouveau investir, ça fonctionne comme les marches d'un escalier.
A chaque fois qu'une entreprise grossit elle doit se poser des questions : "Le montant des investissements va-t-il être couvert par l'augmentation de la production et permettre une augmentation significative du revenu ? L'endettement sera-t-il supportable ?
L'objectif de toute entreprise qu'est aussi une exploitation agricole, est de trouver la meilleure taille qui dégage le revenu optimal. C'est le moment où les charges d'exploitation comparées au chiffre d'affaire sont les plus faibles.
Dans ce débat j'ai un peu l'impression qu'on confond trop souvent chiffre d'affaire et revenu et qu'on ne parle pas assez de la réduction des coûts de l'exploitation.
Avec mon mari, nous avons eu deux entreprises, nous avons eu jusqu'à sept employés, des bâtiments, du matériel, un chiffre d'affaire important, mais à ce moment notre revenu était beaucoup plus bas que quand nous n'étions que deux avec une petite entreprise.
Produire plus certains expoitants agricoles, le peuvent, ils mécanisent d'avantage leur exploitation, choisissent des races très compétitives, font le choix d'acheter certaines matières premières plutôt que de les produire… Ceux là sont des exploitants de plaine l'éventail des choix qui se présentent à eux est beaucoup plus vaste que pour l'exploitant de montagne, au niveau de la production (bovins ou ovins, lait ou viande ou même porcs et toutes sortes de productions végétales) ou des races à adopter.
Le problème est que ceux qui peuvent produire plus se trouvent en concurrence avec les petits éleveurs de montagne et mettent leur survie en péril.
Objectivement, un petit élevage de 250 ou 300 brebis-basco béarnaises n'est pas viable.
Ce qui pèse sur le petit éleveur de montagne n'est pas seulement la difficulté d'augmenter sa production mais surtout les charges importantes dues au fait même de se trouver en montagne.
Il ne peut pas augmenter la taille de son troupeau parce qu'il ne pourrait pas le nourrir en hiver avec le foin produit sur sa trop petite propriété, il ne peut pas choisir des bêtes plus productives inadaptées à la montagne, il ne peut pas renoncer à la transhumance seul moyen de nourrir son troupeau en été et de libérer les prairies pour les foins.
Les questions qu'on doit se poser sont : "Veut-on maintenir le petit élevage de montagne ? Veut-on maintenir les populations montagnardes et garder en vie les petits villages pyrénéens ? Veut-on maintenir un minimum de ruralité face à l'augmentation des activités de tourisme ?
Là, on se trouve devant un problème d'aménagement du territoire.
C'est en répondant à ces questions qu'on choisit ou non de subventionner le petit élevage de montagne.
A propos des aides dont bénéficient les jeunes qui s'installent bergers avec des basco-béarnaise et dont ne bénéficient pas ceux qui préfèrent les Lacaune, Marek a écrit :
"Ce que je critiquais c'est que l'on ne laissait pas le choix , la liberte au jeune agriculteur, a ce jeune chef d'entreprise la responsabilité de ses choix...C'est a lui de prendre ses risques en choissisant tel ou tel facon de conduire son elevage et notament le choix de la race...En tant que chef d'entreprise, je suis tres attaché a ce type de liberte.
La liberté de choix le jeune qui s'installe l'a toujours, il est libre de choisir la race de brebis qu'il veut. Les aides sont prévues pour les bergers qui par choix ou par obligation s'installent avec l'ancienne race locale et auront une production moindre. Je ne trouve pas ça choquant, c'est une question de solidarité d'aider ceux qui pour une raison ou pour une autre sont défavorisés.
Marek a écrit :
"…il faut penser qu'un jour ces primes seront fortement reduites car l'Etat Francais est tres endetté et qu'il va falloir choisir dans les depenses : et comme les agriculteurs ne representent plus bcp de voix ( ils sont lmoins nombreux que nos etudiants)... "
"Il va falloir choisir dans les dépenses" c'est le coeur du problème. La question la plus cruciale n'est à la limite pas celle de la production de fromage de brebis, on est dans des problèmes nationaux, ceux de la désertification de certaines régions de France, du chômage ou de l'uniformisation des productions agricoles.
Quand on choisit de subventionner la petite production agricole c'est lié au souci de la répartition de la population sur le territoire, jusqu'au problème du maintien des services publics, de la pertinence de l'entretien des petites routes, du souci de préserver la biodiversité et l'identité culturelle et beaucoup d'autres sujets qui ne semblent pas avoir de lien direct avec la production de fromage dans les Pyrénées. Ces questions sont beaucoup plus vastes et ne concernent pas que les seuls agriculteurs.
Contrairement à Marek, je pense que le fait de subventionner la petite agriculture est devenu une priorité et si effectivement on ne pourra pas maintenir toutes les aides à tout le monde, celles là seront parmi celles qui seront maintenues et même étendues.
Que dans la répartition des aides, il y ait des injustices, je veux bien le croire, tout ça est loin d'être parfait, la plus flagrante injustice est que des grands propriétaires terriens comme ceux de Beauce soient encore subventionnés. Il me semble qu'il y a moyen de lutter pour rendre le système plus juste. Mais je crois que la pertinence des aides à la petite agriculture de montagne n'est pas remise en cause au niveau de l'Etat.
Jean-Paul a écrit :
"…Que nos bergers continuent à produire ce fromage au goût inégalable du à un savoir faire et un terroir d'exception.
On ne peut donc pas laisser tomber nos producteurs, petits ou grands."
Comme Jean-Paul, beaucoup de gens reconnaissent la nécessité d'une solidarité avec le petit élevage pyrénéen.
Louis a écrit :
"Mais peut être aussi qu'on aidera que des labelisés ou des AOC par exemple ... peut être que des brebis béarnaises produisant du fromage d'Ossau et pas des lacaunes sauf pour le Roquefort dans un périmètre géographique donné... "
L'actualité montre que c'est la direction qui semble être de plus en plus choisie.
Ces aides là vont aux petits producteurs handicapés par des contraintes spécifiques et favorisent les productions de qualité.
Et l'ours dans tout ça ? Il fait partie de l'écosystème montagnard au même titre que le berger avec ses brebis. Il peut être perçu par le berger comme un opportunité de reconnaissance de son travail et lui procurer une rémunération supplémentaire avec le cortège d'aides que propose l'Etat.
Marek a écrit à propos de l'augmentation du nombre des brebis manech à tête rousse en Béarn:
"Et moi des brebis basques dans "mes montagnes d'Ossau" cela ne me plait guere !!"
Curieuse remarque de la part de quelqu'un qui fait la promotion des brebis Lacaune de l'Aveyron pour remplacer les brebis basco-béarnaises (nom donné à l'ancienne race locale de brebis qui avait des variantes en Ossau, en Aspe et en Soule)… |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Dim 24 Avr 2005 22:12 Sujet du message: |
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Nathalie écrit :
| Citation: | | Et l'ours dans tout ça ? Il fait partie de l'écosystème montagnard au même titre que le berger avec ses brebis. Il peut être perçu par le berger comme un opportunité de reconnaissance de son travail et lui procurer une rémunération supplémentaire avec le cortège d'aides que propose l'Etat. |
Tu as raison Nathalie mais il me semble que certains éleveurs (majoritaire en pays Toy par exemple) estime que de vivre de subventions plus que de la rémunération du travail est humiliant et donc refusent autant ces aides que l'ours.
C'est un point de vue humainement et psychologiquement défendable surtout lorsqu'on voit les reproches qui sont fait à l'agriculture de vivre d'aide y compris de la part d'écologistes.
Il faudrait donc être un peu cohérent (pas toi mais le systéme) et tenir compte de cette observation psychologique pour imaginer des formules plus collectives de type "aide à l'investissement", "... à l'équipement", ..."...au dévelopement", etc... comme dans l'industrie.
Ce serait peut être moins frustrant.
Mais il aurait fallu en parler avantd e décider d'amener 5 autres ourses ça aurait été plus régulier et moins humiliant. _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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Marek Grand ossalois

Inscrit le: 04 Sep 2003 Messages: 535 Localisation: Castet/Paris
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Posté le: Mer 27 Avr 2005 21:26 Sujet du message: |
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| nathalie a écrit: | Marek a écrit à propos de l'augmentation du nombre des brebis manech à tête rousse en Béarn:
"Et moi des brebis basques dans "mes montagnes d'Ossau" cela ne me plait guere !!"
Curieuse remarque de la part de quelqu'un qui fait la promotion des brebis Lacaune de l'Aveyron pour remplacer les brebis basco-béarnaises (nom donné à l'ancienne race locale de brebis qui avait des variantes en Ossau, en Aspe et en Soule)… |
C'est Louis et Nathalie qui me collent l'etiquette de "promoteur de la race Lacaune " . "Dis nous combien tu touches?" ....
Alors je vous rapelles que c'est moi aussi qui a commence ce sujet en proposant de distribuer gratuitement des "beliers basco-bearnais " ameliorateurs aux bergers pour augmenter les performances laitieres de leurs brebis... performances qui sont indispensable a un bon resultat financier de cet elevage laitier...
Il ya aussi une autre methode pour augmenter plus rapidement les performances laitieres du troupeau... c'est de melanger les deux races lacaune et bascobearnaise...Ce n'est pas une de mes inventions mais bien d'autres bergers l'ont mise en pratique ... et il y a 20ans dans le cirque d'Aneou on voyait des brebis lacaune croisees bascobearnaise... des demi sang , des quart de sang etc... Chez les paysans on fait tout discretement , on ne s'etale pas sur ces sujets de peur d'etre copié ...
Mais chez les eleveurs selectionneurs c'est une pratique assez courante on insufle du sang neuf quitte a selectionnes et eliminés les sujets qui ne sont pas conformes aux attentes de l'eleveur..
Nathalie sous entendait qu'il fallait bien des connaissances pour faire de la selection...moi j'ai vu beaucoup d'eleveur selectionneurs qui n'avait pas fait polytechnique et qui reussissaient pas si mal. Je suis ne dans ce mileu d'eleveur en aviculture et j'ai moi meme fait de la selection de pigeons et meme gagne le plus grand prix dit prix du president de la republique au salon de l'agriculture de Paris ...c'etait en 1969 ...C'est sur que depuis la decouverte de l'adn , la selection genetique a fait un bonden , avant on s'inpirait beaucoup de Darwin...c'etait la prehistoire..
Alors qu'obtient t-on en croisant une lacaune et une bascobearnaise et bien une brebis de taille semblable qui a perdu ses cornes, qui a une laine plus grossiere que celle de la lacaune et pas aussi longue que celle de la bearnaise . Elle est aussi plus conformée et donne beaucoup plus de lait...Elle est sans doute plus delicate...
Quand on recroise cette brebis avec un belier bascobearnais alors les rejetons ont des petites cornes ,certes pas aussi majestueuses que celles des vraies bascobearnaise...la laine aussi devient plus longue et elles donnent plus de lait toujours ... ces brebis sont assez variables, heterogenes ( certaine auront des cornes plus grosses, certaines donneront moins de lait mais elles peuvent etre selectionnees ...
C'est cette methode qui est encore utilisée pour sauver des races qui ne sont plus en nombre suffisant et recreer un noyau viable sans trop de consanguinite...
C'est ce que l'on aurait pu faire avec les ours pyreneen et slovene....pour recreer un noyau pyreneen en selectionnant ... non la je dec..ne . C'etait pour faire bondir Louis!!!
Marek |
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Marek Grand ossalois

Inscrit le: 04 Sep 2003 Messages: 535 Localisation: Castet/Paris
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Posté le: Mer 27 Avr 2005 21:46 Sujet du message: |
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| nathalie a écrit: |
Contrairement à Marek, je pense que le fait de subventionner la petite agriculture est devenu une priorité et si effectivement on ne pourra pas maintenir toutes les aides à tout le monde, celles là seront parmi celles qui seront maintenues et même étendues.
Que dans la répartition des aides, il y ait des injustices, je veux bien le croire, tout ça est loin d'être parfait, la plus flagrante injustice est que des grands propriétaires terriens comme ceux de Beauce soient encore subventionnés. Il me semble qu'il y a moyen de lutter pour rendre le système plus juste. Mais je crois que la pertinence des aides à la petite agriculture de montagne n'est pas remise en cause au niveau de l'Etat.
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Dans notre monde politique , on ne se fait pas de cadeau...
Si les cerealiers, les betteraviers touchent le plus de subventions ce n'est pas parce qu'ils en ont le plus besoin . C'est parce qu'il represente une force , des moyens financiers, une bonne organisation : Ils ont meme reussis a saccager le bureau d'une ministre sans sanction aucune... C'est sur qu'avec leurs tracteurs ils paralysent Paris tres rapidement comme les chauffeurs routiers..
Il y a 500 troupeaux de brebis bascobearnaises, cela fait aux maximum 500 bergers qui n'ont pas les memes moyens , qui ne peuvent abandonner leurs brebis pour monter a Paris (800km) pour aller se faire entendre....
Alors je prends les paris : Il y aura encore des aides aux cerealiers quant
il n'y aura plus de bergers!!
J'ai l'impression parfois que l'on ne vit pas dans le meme monde!
Marek |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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PAPPOLA Ossalois

Inscrit le: 14 Déc 2004 Messages: 127
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Posté le: Lun 06 Juin 2005 13:37 Sujet du message: Biodiversité, pastoralisme et coup de pouce audacieux ! |
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Tu as raison, Louis, on se réjouit tous de cette montée en estive même si les coeurs sont tristes depuis que les ours ont quitté les lieux ou s'apprêteraient à le faire ... puisqu tout a été fait en Haut-Béarn pour détruire le dernier noyau originel d'ours brun...
Comme tu l'écris, les transhumant participent à la biodiversité de nos montagnes. Sans la faire en totalité, ils y participent, c'est certain.
Puisque la discussion est bien nommée "Pour sauver le pastoralisme", que pensez vous des mesures suivantes :
MAIN D'OEUVRE ET GARDIENNAGE :
- conférer à l'emploi de berger un caractère plus durable donc plus attractif
- accroître la viabilité des emplois pastoraux à temps plein
- optimiser les charges d'amortissement dans le domaine de la mécanisation spécifique à l'entretien d'espaces de montagne
BÂTIMENTS D'ELEVAGE ET GESTION DU TROUPEAU :
- financer des équipements d'amélioration pastorale
- compléter la dotation nationale relative aux bâtiments d'élevage par une dotation "massif Pyrénées" en y intégrant la prise en compte des petites exploitations
- augmenter le financement des projets bien intégrés (architecture et paysage)
- inciter les communes à intégrer le maintien d'espaces agricoles (dont construction de bâtiments d'élevage) dans la rédaction de leurs documents d'urbanisme.
- définir la conduite d'élevage en plein air a regard de la règlementation relative au bien être animal
- favoriser la construction de clôtures d'estive et de gardiennage des troupeaux pour éviter la prédation
CONDITIONS DE VIE :
- augmenter de 50 % la dotation d'amélioration pastorale
- Simplifier l'administratif en regroupant les services de l'ETAT pour la règlementation (DDE DDASS DDAF ITEPSA ABF)
- Etablir des propositions techniques en matière d'énergie renouvalable (solaire) et d'accès aux télécommunications
- Examiner un assouplissement des conditions d'accés aux estives
- Inciter à la discussion autour d'une convention collective de l'emploi salarié pastoral (remplacement des bergers en week-end, de formations ...)
GESTION DU FONCIER :
- triplement des aides à la constitution ou au renouvellement des outils de gestion du foncier
- Promouvoir les outils d'opérations groupées
- conforter l'action des Associations Syndicales Autorisées
- Elaborer un plan d'action en comité de massif pour mobiliser les élus sur la planification de l'utilisation de l'espace
- mettre en oeuvre des conventions pluriannuelles de pâturage
- financer les échanges amiables de parcelles
- accroitre les moyens d'animation sur ces sujets
VALORISATION DES PRODUITS AGRICOLES ET AGROTOURISME :
- Favoriser l'engagement des producteurs dans une dyamique de regroupement valorisant l'image "Pyrénées"
- Développer et organiser les circuits courts
- faire aboutir la démarche IGP "tomme des Pyrénées" au lait cru
- prendre en considération la pérennité des abattoirs
- contribuer aux campagnes de promotion des produits du pastoralisme pyrénéen
+ 11 autres mesures (trop techniques pour les énumérer ici) concernant la gestion pastorale et l'aménagement des aides au pastoralisme.
Tout ceci n'est pas rien !
C'est pourtant ce sur quoi crachent tous ceux qui refusent l'ours en bloc car ces mesures sont celles que permettaient de mettre en place le volet "plan de soutien au pastoralisme de montagne dans les Pyrénées" du "PROJET DE RESTAURATION DE LA POPLATION URSINE PYRENEENNE".
Preuve s'il en était besoin que les ours, le pastoralisme, les éleveurs, les bergers et la très forte demande sociale enfaveur de l'ours peuvent cohabiter et servir au mieux ... le pastoralisme justement ! |
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