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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Mer 16 Nov 2005 09:32 Sujet du message: Fromage, AOC Ossau-Iraty et appellation "montagne" |
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Reiun ne va plus pour l'AOC Ossau-Iraty et l'adoption du nouveau cahier des charges...
Et les sénateurs en remettent une couche au sujet de l'appellation "montagne".
Quelles incidences sur le fromage du Béarn jusqu'à la Soule ?
| Citation: | Qualité - Le Sénat abolit la possibilité de juxtaposer AOC et appellation "montagne"
Le Sénat a aboli dans la nuit de mardi 8 à mercredi 9 novembre une disposition introduite par les députés dans le projet de loi d'orientation agricole pour permettre l'apposition de la dénomination "montagne" sur un produit bénéficiant d'une Appellation d'origine contrôlée (AOC).
Le rapporteur Gérard César (UMP, Gironde) a fait valoir qu'une telle juxtaposition, déjà interdite par la loi sur le développement des territoires ruraux du 23 février 2005, serait de nature à créer "une confusion dans l'esprit du consommateur". Son amendement de suppression a été adopté à l'unanimité, la dénomination "montagne", qui n'est pas liée à un cahier des charges qualitatif, pouvant continuer à être employée pour les produits ne bénéficiant pas par ailleurs d'une AOC.
Source : AFP 16-11-2005 |
_________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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Papours Haut-béarnais

Inscrit le: 26 Aoû 2005 Messages: 57
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Posté le: Mer 16 Nov 2005 12:50 Sujet du message: L'ours pourrait aider les béarnais d'Ossau-Iraty ! |
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Que la montagne ne puisse pas afficher ses specificités est en effet déplorable ...
Il y a quelques jours, je réagissais à un article sur le Béarn et Ossau-Iraty. Voici ma réaction et au-dessous, l'article qui m'a fait écrire :
<< Du rififi chez Ossau-Iraty ...
Disons que les éleveurs béarnais réalisent qu’ils sont un peu mis à l’écart. Se voir déclassé en moyenne une année sur deux … c’est quand même sérieux ! Il y a un REEL boulot à faire pour que la « typicité » de leur production soit acceptée et valorisée. Si on lit la fin de l’article ci-dessous, on voit que Francis Poineau, du syndicat de l’AOC Ossau-Iraty, précise aux ossalois que s’ils souhaitent mettre en avant la spécificité « Montagne » de leur fromage au sein de l’AOC, « rien n’empêche le producteur d’apposer l’origine du produit à côté de l’appellation. ».
L’origine du produit ? N’’est-ce pas le moment de se revendiquer producteur de fromage d’estive en zone à ours et de communiquer justement sur la typicité du produit à l’aide de l’ours, un peu comme le font les producteurs du fromage « Pé Déscaou » ? Surtout que, comme le souligne l’article, la proportion de fromages produits en montagne est faible, donc rare, donc précieuse et à valoriser … grâce à l’ours ! Quel dommage que ces éleveurs sous-estiment l’extrême popularité de l’ours dans les Pyrénées et ailleurs dans le pays…
Joseph Paroix est un berger-éleveur ossalois réputé et plutôt favorable à l’ours et je suis certain que ce travail de labellisation l’enchanterait. Hélas, certains de ses collègues éleveurs ossalois préfèreront passer l’hiver à taper sur le plantigrade comme des brutes, à intimider les vendeurs de fromages qui revendiquent leur production en zone à ours et casser l’ambiance des Automnales d’Arbas Pays de l’Ours par car affrétés entiers plutôt que de re-construire un cohabitation avec l’ours qui peut très sérieusement leur réussir et aider à valoriser leur produit en apportant des solutions réelles au VRAI problème souligné. Se voir déclassé un an sur deux, n’est-ce pas au moins aussi grave que la prédation de l’ours ? Mais restons positifs : les hommes peuvent aussi changer : le jour se lève encore ...
Patrick PAPPOLA>>
L'article de Sud-Ouest :
<<AOC OSSAU-IRATY
LES FERMIERS PLÉBISCITENT L’AOC dimanche 18 septembre 2005.
Malgré quelques dissensions larvées, la famille fermière soutient globalement le nouveau cahier des charges
Francis Poineau et Bernadette Irigoin du syndicat de l’AOC Ossau-Iraty se sont félicités du plébiscite de la famille fermière en faveur de l’amélioration du cahier des charges
Contrairement aux prédictions, la réunion de la famille fermière du syndicat de l’AOC Ossau-Iraty qui a eu lieu mercredi après-midi au centre Multiservices de Mauléon n’a pas connu d’éclats. Et pour cause, la grande majorité des producteurs fermiers qui y assistaient se positionne en faveur de la modification du cahier des charges de l’AOC en instance de signature.
Malgré tout (et en dehors de deux grands groupes laitiers qui se sont prononcés contre), une poignée d’agriculteurs n’est pas très satisfaite des nouvelles conditions à remplir afin de pouvoir entrer dans le cadre de l’appellation d’origine contrôlée. Certains vont même jusqu’à qualifier ces règles d’absurdes.
Les raisons de cette colère larvée : l’interdiction d’achat de fourrages hors de la zone AOC (applicable d’ici 2015), accouplée à l’interdiction d’utiliser des rations complètes (non produites et mélangées sur l’exploitation), ainsi que l’interdiction d’utiliser l’ensilage durant les périodes de traite (dès 2006) découragent ceux dont les exploitations agricoles ne sont pas autosuffisantes en matière de nourriture d’élevage, mais aussi ceux -plus rares- qui sont installés en système intensif. Parallèlement, ces gros producteurs voient d’un mauvais œil l’instauration d’un plafond de production laitière annuel de 230 litres par brebis imposé par le décret d’ici 2015. Si la moyenne du département se situe au dessous des 100 litres, certains éleveurs avec troupeau sélectionné ont peur de se retrouver écartés d’office une fois le délai écoulé. Malgré tout, une majorité veut y croire.
Béarnais trop typé ?
Non, la réunion de mercredi avait pour objet la préparation à l’assemblée générale de l’AOC Ossau-Iraty prévue pour le 21 octobre à Aïciritz. Il fallait procéder à l’élection des 21 porteurs de voix de la famille fermière (incluant les producteurs, transformateurs, et affineurs). Un acte purement administratif qui n’a pas posé de problème particulier. Le rapport d’activité présenté par Francis Poineau et Bernadette Irigoin a permis à plusieurs exploitants agricoles d’émettre des suggestions d’améliorations au sujet de diverses actions menées par le syndicat.
Notamment en matière d’agrément produit : Joseph Paroix, éleveur du plateau du Bénou (vallée d’Ossau) a fait part de son soucis. "Il y a un problème de reconnaissance de typicité concernant les fromages béarnais qui ont été fabriqués en estives. Souvent, au moins une année sur deux, ces fromages sont déclassés même s’ils sont propres à la consommation car leur goût est trop typique par rapport à celui des autres produits, de plus en plus standardisés. Or la richesse des saveurs ne peut qu’enrichir l’AOC..." L’origine du mal pourrait bien être que, parmi les 120 producteurs agréés AOC, seul un petit tiers est issu du Béarn. Une proportion plus réduite encore fabrique en montagne ! "Il n’est pas facile d’organiser un suivi rapide, à cause de l’affinage qui se fait sur plusieurs mois, et nous manquons cruellement de dégustateurs béarnais", a convenu M. Poineau. "Mais il ne faut pas oublier que c’est l’AOC qu’il faut mettre en avant, plutôt que la spécificité « fait en montagne ». Ou alors, il faudrait que la différence soit plus marquante, et la revendication plus explicite... Pour autant, rien n’empêche le producteur d’apposer l’origine du produit à côté de l’appellation." E.H.BOYER>>
"L’Ossalois Joseph Paroix (à gauche sur la photo) a mis en évidence le manque de reconnaissance de la spécificité du fromage béarnais fait en estives." _________________ "On mesurera un jour le degré d'une civilisation non à ce qu'elle aura pris à la nature, mais à ce qu'elle lui aura laissé ou rendu." R.Hainard |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Mer 16 Nov 2005 21:54 Sujet du message: |
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Quelques infos relevées dans la presse concernant l'AOC Ossau-Iraty et le sproblémes rencontrés actuellement qui ne remettent pas en question le principe de l'AOC.
| Citation: | OSSAU-IRATY. -- Elles se dérouleront du 9 au 15 septembre 2005 avant l'assemblée générale en octobre
Les assemblées de familles
Les assemblées de familles des producteurs de lait et des producteurs et caves fermiers engagés dans la démarche AOC Ossau-Iraty auront lieu du 9 au 15 septembre. Comme tous les deux ans, ces assemblées sont électives (pour renouveler les porteurs de voix à l'assemblée générale du Syndicat Ossau-Iraty, qui aura lieu en octobre).
Famille des producteurs fermiers et des caves d'affinage fermières.
Mercredi 14 septembre, à 14 heures, au centre multiservices de Mauléon (salle Iraty). 18 porteurs de voix sont à nommer pour représenter les producteurs fermiers et 3 pour représenter les caves d'affinage fermières, soit un total de 21 délégués à élire.
Famille des producteurs de lait.
La famille des producteurs de lait se réunit en cinq assemblées de secteur : secteur de la côte, vendredi 9 septembre, à 14 heures, à Itxassou (salle Sanoki); secteur de Baïgorry/Garazi, lundi 12 septembre, à 14 heures, à Ispoure (coopérative agricole); secteur de Mauléon/Tardets, mardi 13 septembre, à 20 h 30, à Tardets (salle Etchan); secteur du Béarn, mercredi 14 septembre, à 21 heures, à Oloron (lycée agricole Soeix); secteur de Saint-Palais/Iholdy, jeudi 15 septembre, à 14 heures, à Larceveau (salle de la mairie).
Famille des acheteurs de lait, des transformateurs et des affineurs laitiers.
La date de l'assemblée annuelle de la famille des acheteurs de lait, des transformateurs et des affineurs laitiers reste à définir.
L'ordre du jour de ces assemblées de familles est le même et comporte les points suivants : rapport d'activité 2004-2005 et orientations 2005-2006; point sur le cahier des charges et l'accompagnement des éleveurs; point sur la période de transition et sur la déclaration d'aptitude; questions diverses; élection des délégués porteurs de voix.
Renseignements :
maison Baratchartenea, 64120 Ostabat, tél. 05.59.37.86.61, fax 05.59.37.81.04; syndicat.ossau-iraty@wanadoo.fr
Source : Sud-Ouest du 31-08-2005 http://www.sudouest.com/ |
| Citation: | AOC OSSAU-IRATY. -- Malgré quelques dissensions larvées, la famille fermière soutient globalement le nouveau cahier des charges
Le nouvel AOC plébiscité
Contrairement aux prédictions, la réunion de la famille fermière du syndicat de l'AOC Ossau-Iraty qui a eu lieu mercredi 14 septembre au centre multiservice de Mauléon n'a pas connu d'éclats. Et pour cause : la grande majorité des producteurs fermiers qui y assistaient se positionne en faveur de la modification du cahier des charges de l'AOC en instance de signature. Malgré tout (et en dehors de deux grands groupes laitiers qui se sont prononcés contre), une poignée d'agriculteurs n'est pas très satisfaite des nouvelles conditions à remplir afin de pouvoir entrer dans le cadre de l'appellation d'origine contrôlée. Certains vont même jusqu'à qualifier ces règles « d'absurdes ». Les raisons de cette colère larvée : l'interdiction d'achat de fourrages hors de la zone AOC applicable d'ici 2015 , accouplée à l'interdiction d'utiliser des rations complètes (non produites et mélangées sur l'exploitation), ainsi que l'interdiction d'utiliser l'ensilage durant les périodes de traite (dès 2006) découragent ceux dont les exploitations agricoles ne sont pas autosuffisantes en matière de nourriture d'élevage, mais aussi ceux plus rares qui sont installés en système intensif. Parallèlement, ces gros producteurs voient d'un mauvais oeil l'instauration d'un plafond de production laitière annuel de 230 litres par brebis imposé par le décret d'ici 2015. Si la moyenne du département se situe au dessous des 100 litres, certains éleveurs avec troupeau sélectionné ont peur de se retrouver écartés d'office une fois le délai écoulé. Malgré tout, une majorité veut y croire.
Béarnais trop typés.
La réunion de mercredi avait pour objet la préparation à l'assemblée générale de l'AOC Ossau-Iraty prévue pour le 21 octobre à Aïciritz. Il fallait procéder à l'élection des vingt-et-un porteurs de voix de la famille fermière (incluant les producteurs, transformateurs, et affineurs). Un acte purement administratif qui n'a pas posé de problème particulier. Le rapport d'activité présenté par Francis Poineau et Bernadette Irigoin a permis à plusieurs exploitants agricoles d'émettre des suggestions d'améliorations au sujet de diverses actions menées par le syndicat. Notamment en matière d'agrément produit : Joseph Paroix, éleveur du plateau du Bénou en vallée d'Ossau a fait part de son souci. « Il y a un problème de reconnaissance de typicité concernant les fromages béarnais qui ont été fabriqués en estives. Souvent, au moins une année sur deux, ces fromages sont déclassés même s'ils sont propres à la consommation car leur goût est trop typique par rapport à celui des autres produits, de plus en plus standardisés. Or la richesse des saveurs ne peut qu'enrichir l'AOC. » L'origine du mal pourrait bien être que, parmi les 120 producteurs agréés AOC, seul un petit tiers est issu du Béarn. Une proportion plus réduite encore fabrique en montagne ! « Il n'est pas facile d'organiser un suivi rapide, à cause de l'affinage qui se fait sur plusieurs mois, et nous manquons cruellement de dégustateurs béarnais », a convenu M. Poineau. « Mais il ne faut pas oublier que c'est l'AOC qu'il faut mettre en avant, plutôt que la spécificité "fait en montagne". Ou alors, il faudrait que la différence soit plus marquante, et la revendication plus explicite. Pour autant, rien n'empêche le producteur d'apposer l'origine du produit à côté de l'appellation. »
(1) Francis Poineau et Bernadette Irigoin, du syndicat de l'AOC Ossau-Iraty, se sont félicités du plébiscite de la famille fermière en faveur de l'amélioration du cahier des charges.
Auteur : E.-H. Boyer
Source : Sud-Ouest du 19 septembre 2005 http://www.sudouest.com/ |
Je ne me fais aucun soucis. Les béarnais et basques sauront régler leurs problémes entre eux sans avoir recours à des apprentis sorciers _________________ Louis DOLLO
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Ossau.net Administrateur


Inscrit le: 09 Mar 2003 Messages: 1026 Localisation: Bielle
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Posté le: Ven 18 Nov 2005 09:19 Sujet du message: |
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J'ai fait un peu de ménage, désolé pour le travail que représentait les posts effacés mais vette discussion ne tournait plus qu'autour de l'ours alors que le sujet est l'appellation Montagne sur l'AOC Ossau-Iraty.
Merci de votre compréhension. _________________ Michel. |
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pehache Grand ossalois

Inscrit le: 02 Nov 2004 Messages: 336 Localisation: Pau
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Posté le: Ven 18 Nov 2005 10:07 Sujet du message: |
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| Ossau.net a écrit: | J'ai fait un peu de ménage, désolé pour le travail que représentait les posts effacés mais vette discussion ne tournait plus qu'autour de l'ours alors que le sujet est l'appellation Montagne sur l'AOC Ossau-Iraty.
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????? |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Ven 18 Nov 2005 22:27 Sujet du message: |
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Quelqu'un peut-il nous exoliquer la différence de fabrication entre un AOC et une appellation montagne ou fermier ?
J'ai vu souvent la fabrication des deux et je n'ai jamais pu distinguer de différence sans jamais poser la question à ceux qui le font d'aillleurs.
L'idée de poser la question me vient maintenat.
Merci _________________ Louis DOLLO
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Lun 21 Nov 2005 22:29 Sujet du message: |
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Les problémes sont partiellement réglés puisque le projet de nouveau cahier des charges est abandonné et les questions d'usage des ensilages aussi.
Ca semble être une lutte entre les anciens qui veulent garder la tradition et les nouveaux qui veulent utiliser des formes nouvelles d'élevage pas forcément meilleures à une époque où on retourne aux traditions.
Qui a raison ?
L'avenir le dira peu-être...
| Citation: | AOC OSSAU-IRATY. -- Le retrait du décret, annoncé samedi par le ministre Dominique Bussereau à Arzacq, n'est pas une victoire pour tout le monde
Les « fermiers » dans l'impasse
Le sujet était devenu brûlant et la visite du ministre dans le département pouvait être l'étincelle de nature à rendre le cocktail « pur brebis » explosif... Aussi, en annonçant qu'il retirait le décret sur le nouveau cahier des charges de l'AOC (appellation d'origine contrôlée) Ossau-Iraty, samedi, à Arzacq, le ministre de l'agriculture et de la forêt Dominique Bussereau a-t-il donné un motif de satisfaction à l'écrasante majorité (1) des producteurs-livreurs de lait de brebis qui, le 3 novembre dernier à Aïcirits, avaient adopté en assemblée générale une motion réfutant certains points du texte jugés inacceptables car trop contraignants.
Mais pour Julien Lassalle, l'un des trois administrateurs du syndicat de l'appellation Ossau-Iraty qui y représentent les quelque 119 producteurs fermiers, le coup est rude. Car le nouveau cahier des charges était le fruit de cinq années de travail et de patience. Le fruit de compromis aussi, notamment sur l'emploi de rations complètes et de l'ensilage de maïs, puisque une première mouture du texte avait été contestée en assemblées de secteur, voici deux ans et demi. Sans compter que ce nouveau cahier des charges avait été validé par le Comité national des produits laitiers (CNPL), l'INAO (Institut national des appellations d'origine).
Qualité vers le haut.
« Que serait une AOC si les fermiers n'en font plus partie ? », interrogeaient vendredi soir Julien Lassalle, Francis Poineau et Peïo Oillarburu, après avoir été reçus au nom de ceux-ci par un représentant du ministre, à la préfecture de Pau. L'annonce du retrait du décret est intervenue depuis et Julien Lassalle ne cachait pas son amertume, hier. Car pour le berger de Lourdios-Ichère, le renforcement du cahier des charges aurait tiré la qualité vers le haut : « Le "fermier" est en train de perdre son intérêt gustatif. Dans dix ans, on sera tous à la cuve éléctronique et à tous les additifs de correction du lait », redoute-t-il
Les trois quarts des producteurs fermiers et les Béarnais en particulier n'ont pas adhéré à l'AOC Ossau-Iraty. Pour ce qui le concerne, Julien Lassalle explique que la structure à laquelle il appartenait a fait de lui un adhérent d'office : « « On a été utilisés par cette appellation depuis le début [...]. Quand je me suis rendu compte que mon fromage en AOC était vendu moins cher, je n'ai pas voulu être simplement un aboyeur et j'ai cru que nous pouvions améliorer les choses de l'intérieur ».
Aujourd'hui encore l'éleveur aspois ne désespère pas que soit prise en compte la spécificité des fermiers : « Je ne m'accorde pas le droit casser l'outil AOC Ossau-Iraty. Mais si nous n'arrivons pas à faire avancer ce pour quoi nous avons été élus par ceux que nous représentons, on en tirera les conséquences ».
De son côté Alain Pélut, président de la FDSEA, prend acte du fait que 85 % des 1811 producteurs livreurs dont 1674 en déclaration d'aptitude AOC se sont prononcés contre le cahier des charges et qu'on ne peut pas faire fi de l'expression de la volonté générale : « une démarche de qualité, on n'y adhère pas contraint et forcé et la volonté qui s'est exprimée est claire ».
Les administrateurs « fermiers » avaient décidé de suspendre leur participation au conseil d'administration jusqu'à la publication du décret au J.O. Julien Lassalle mesure parfaitement les limites de cette stratégie de la « chaise vide ». Il n'empêche que les statuts du syndicat des producteurs « AOC Iraty » imposent la représentation des trois « familles » : fermiers, producteurs-livreurs et transformateurs.
(1) 1462 voix pour, 270 contre et 127 abstentions.
Auteur : Thomas Longué
Source Sud-ouest http://www.sudouest.com/211105/reg_bearn.asp?Article=211105a105203.xml |
_________________ Louis DOLLO
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Mar 29 Nov 2005 13:06 Sujet du message: |
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| Citation: | Fromage Ossau-Iraty AOC: cahier des charges chahuté
Dans les Pyrénées-Atlantiques, l'élevage de brebis et la fabrication fromagère relève d'une longue tradition pastorale. Au niveau national, ce département est le deuxième bassin de production ovin-lait après l'Aveyron, fief du Roquefort. L'Ossau-Iraty, enregistré comme AOC depuis 1980, est le fleuron des fromages «Pur brebis des Pyrénées», nom générique donné aux pâtes pressées non cuites (PPNC) traditionnelles dans cette région. Il doit son nom à deux «pays» qui se partagent les secrets de sa fabrication, le Pays basque (forêt d'Iraty) et le Béarn (Pic du Midi d'Ossau).
Le terroir de l'Ossau-Iraty comprend une grande partie de montagne et se caractérise par une forte humidité. Ces conditions climatiques favorisent la pousse d'une herbe généreuse et variée fort appréciée des brebis locales. La transhumance des troupeaux a encore lieu: dès la mi-mai, 2300 troupeaux, soit 320 000 brebis gagnent les pâturages d'altitude (les estives) où elles restent pendant trois mois.
Ventes triplées
En 2004, la production d'Ossau-Iraty a atteint 3352 tonnes: 545 tonnes au lait cru (16%) et 2808 tonnes au lait traité thermiquement. Etonnamment ces modes de production cohabitent. Il y a même différents types d'Ossau-Iraty AOC: le fermier au lait cru de type basque (fromage de 2 à 3 kg, croûte grise jaune-orangée) ou le fermier au lait cru de type béarnais (fromage de 4 à 5 kg, plus moelleux, avec une croûte plus orangée). Au total, la production fermière au lait cru représente 263 tonnes. Quant aux laiteries et coopératives, elles proposent de l'Ossau-Iraty laitier sous des marques commerciales spécifiques. Cette diversité est une faiblesse de l'AOC.
La filière Ossau-Iraty comprend 1807 opérateurs: 1674 producteurs de lait (90% des éleveurs ovin-lait du département), 114 producteurs fermiers (43 Béarnais et 71 Basques), 9 transformateurs laitiers (4 coopératives et 5 entreprises privées). Il y a encore 21 ateliers d'affinage dont 11 sont également des transformateurs laitiers.
De 1991 à 2004, les ventes d'Ossau-Iraty ont triplé. Le succès attise les convoitises et accroît les risques de dérive. D'autant plus que la filière tolère que les ateliers de fabrication, laiteries ou fermes, produisent d'autres fromages au lait de brebis en parallèle à l'Ossau-Iraty, qui ne représente que 34% de la transformation. Les entreprises industrielles ont tendance à imposer leur vue et à tirer profit de la notoriété de l'Ossau-Iraty. Un problème de copies existe.
Lien au terroir renforcé
Pour préserver la plus-value de l'Ossau-Iraty, son syndicat de défense a opéré, de 1993 à 2000, une première révision du cahier des charges de l'AOC. Trois éléments fondamentaux ont permis un renforcement du lien au terroir: la zone géographique a été réduite; les races de brebis exogènes ont été exclues au profit de trois races locales (Manech tête noire, Manech tête rousse et basco-béarnaise); le nom de l'appellation a été simplifié afin de faciliter le développement de la notoriété du produit et pour éviter l'amalgame avec le «Pur brebis des Pyrénées» (le nom initial de l'AOC était «Ossau Iraty Brebis Pyrénées» ou «Petit Ossau Iraty Brebis Pyrénées»).
Une deuxième phase de révision du cahier des charges a été amorcée en 2000. Le but était toujours de renforcer le lien au terroir mais également de conforter le positionnement de l'Ossau-Iraty AOC comme produit haut de gamme.
Une partie des mesures contenues dans cette deuxième révision concerne l'alimentation et les conditions d'élevage. Y figurent notamment: la saisonnalité de la traite (période de non-traite de 100 jours dont septembre et octobre); la part de la pâture doit être de 240 jours par an au minimum; l'interdiction d'utiliser des semences et des fourrages OGM; une liste des aliments autorisés pour les brebis; une limitation des achats d'aliments extérieurs à la zone; une restriction des fourrages fermentés (interdiction de l'ensilage d'herbe et de maïs dès 2015); une limite maximale du niveau laitier fixée à 230 litres par brebis par an.
Pour la transformation et l'affinage, la révision impose, entre autres: une saisonnalité de la fabrication liée à la traite (pas de fabrication en septembre et octobre); une description du processus de fabrication et un encadrement de chacune des étapes; un rallongement des durées d'affinage; l'encadrement du délactosage et du report sous vide; une liste des additifs autorisés et leur interdiction totale dès 2008.
Oppositions marquées
Accepté par l'INAO, puis signé par les ministres français, le nouveau cahier des charges de l'Ossau-Iraty AOC vient d'être avalisé. Il sera publié dans le courant du mois de novembre dans le Journal officiel des lois et décrets. Reste à savoir s'il sera vraiment respecté par tous les acteurs de la filière. En effet, lors de la dernière assemblée générale, en septembre, les membres du comité qui ont oeuvré au nouveau cahier des charges, ont perdu les élections face aux opposants à la révision. Un groupe d'éleveurs réfractaires à certains changements a réussi à faire élire un nouveau comité prêt à revenir en arrière et à entamer une procédure de simplification du cahier des charges. Il pourrait ainsi déposer à l'INAO une demande de révision supprimant les nouvelles contraintes de l'AOC.
Bernadette Irigoin, animatrice du Syndicat Ossau-Iraty, est sceptique: «Une telle procédure prend des années et on peut se demander si elle a une chance d'aboutir, car pour l'instant on n'a jamais vu l'INAO se positionner pour l'assouplissement d'une AOC. Toutefois, si la demande de la profession est si forte et justifiée, il faudra alors se battre.» Pour elle, les mesures du nouveau cahier des charges ne sont pas insurmontables, même si sur le papier elles semblent représenter un énorme paquet contraignant. Dans la pratique, de nombreux éleveurs respectent déjà ces règles. «D'autres vont peut-être rester sur la touche, mais ce sont ceux qui certainement ne sont pas dans l'esprit collectif de l'AOC. Le syndicat de défense, avec l'aide des structures techniques de la filière, va oeuvrer pour accompagner les éleveurs qui souhaitent rester en conformité avec ce nouveau cahier des charges.» Et pour renforcer la motivation des éleveurs à une démarche AOC pointue, il serait judicieux que le lait de brebis qui sert à fabriquer l'Ossau-Iraty soit mieux payé. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, seule la transformation apporte une plus-value.
Auteur : Karine Etter
AGRI vendredi 25 novembre 2005
Source : http://193.247.189.70/agrihebdo/journal/artikel.cfm?id=46451 |
Le lendemain de la parution de cet article, le projet a été retiré par le Ministre comme en témoigne le post précédent _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Jeu 16 Mar 2006 08:32 Sujet du message: |
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Marek a écrit dans le sujet sur Jean Lassalle entre en hibernation :
"Mais quoiqu'il arrive, Pardou sera toujours là : l'eleveur de plaine en fabriquant ses fromages au lieu de vendre son lait a la laiterie industriellle, valorise deux fois mieux son lait ...et donne du travail a sa famille et laissse environ 10% a l'affineur...
Les affineurs de montagne de Gabas eux seront plus en difficulte car penalises par les km de montagne supplementaires a parcourir pour apporter les fromage de la bergerie a la cave."
N'oublies pas que le fromage est le produit d'un élevage transhumant. Pardou travaille avec les éleveurs de la vallée (et non ceux de plaine) pendant que les brebis sont "à la maison" c'est à dire du début de la période, disons environ vers décembre-janvier jusqu'à fin juin. Les affineurs de Gabas reçoivent les fromages des éleveurs de la haute vallée (je ne sais pas combien il y en a mais je crois qu'ils ne sont pas nombreux) et surtout de ceux en estive de début juin à fin août, et ceux-là, ils sont nombreux.
Evidemment qu'un berger de Bielle ne va pas porter son fromage à Gabas au printemps, c'est trop loin et inversement le même berger quand il est en estive dans le coin de Bious portera son fromage à Gabas pas chez Pardou parce que c'est trop loin.
Les affineurs de Gabas reçoivent le gros de leurs fromages pendant une période plus courte, mais les éleveurs qui leur portent les fromages sont nombreux pendant cette période, il y a les éleveurs du Haut et du Bas-Ossau certains viennent parfois de plus loin que le bas de la vallée. Il y a des éleveurs transhumants en Haut Ossau qui viennent des collines du piemont comme de Lasseube par exemple.
Il semble en plus que certains affineurs de Gabas aient des accords avec Pardou. Je ne sais pas de quelle nature mais j'ai plusieurs fois vu un camion de chez Turon charger ou décharger chez Pardou.
Ils doivent faire des échanges pour que chacun puisse proposer du fromage en toute saison et pour absorber le surcroît de travail pendant que c'est plus calme pour l'autre.
Je ne pense pas que les affineurs de Gabas soient plus en difficulté que Pardou, les affineurs du haut et du bas sont forcément liés, ils ont en gros les mêmes clients.
Ceux de Gabas sont plus petits c'est vrai, mais ils ont une autre activité ce sont aussi des hôtels restaurants. |
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Marek Grand ossalois

Inscrit le: 04 Sep 2003 Messages: 535 Localisation: Castet/Paris
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Posté le: Lun 20 Mar 2006 21:50 Sujet du message: le vrai fromage d'alpage en regression |
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| nathalie a écrit: | N'oublies pas que le fromage est le produit d'un élevage transhumant. Pardou travaille avec les éleveurs de la vallée (et non ceux de plaine) pendant que les brebis sont "à la maison" c'est à dire du début de la période, disons environ vers décembre-janvier jusqu'à fin juin. Les affineurs de Gabas reçoivent les fromages des éleveurs de la haute vallée (je ne sais pas combien il y en a mais je crois qu'ils ne sont pas nombreux) et surtout de ceux en estive de début juin à fin août, et ceux-là, ils sont nombreux.
Evidemment qu'un berger de Bielle ne va pas porter son fromage à Gabas au printemps, c'est trop loin et inversement le même berger quand il est en estive dans le coin de Bious portera son fromage à Gabas pas chez Pardou parce que c'est trop loin.
Les affineurs de Gabas reçoivent le gros de leurs fromages pendant une période plus courte, mais les éleveurs qui leur portent les fromages sont nombreux pendant cette période, il y a les éleveurs du Haut et du Bas-Ossau certains viennent parfois de plus loin que le bas de la vallée. Il y a des éleveurs transhumants en Haut Ossau qui viennent des collines du piemont comme de Lasseube par exemple. |
Je n'oublies pas que le fromage etait la production d'un elevage transhumant ... mais j'ai remarqué aussi qu'il y avaient de plus en plus de troupeaux ' deja taris" a leur arrivée en montagne et que souvent la fin de la fabrication etait fin juillet....
IL y a eu quelques modifications dans la conduite de l'elevage...Je connais des eleveurs qui mettent leurs beliers avec leurs brebis des le 1er mai ... les premiers accouplements commencent a la mi-mai, les premiers agnelages fin octobre , les premiers fromages debut decembre ...
La traite des brebis bearnaise est trop courte :135j soit environ 4mois et demi...les premieres brebis ne donneront plus de lait fin avril...
Les antenaises mettent bas vers mi-fevrier et terminent leur lactation fin juin...Evidement il y a quelques bergers qui debutent plus tard...
mais les gros mois de production de fromages c'est mars ,avril , mai ...
Je ne citerais pas de nom mais au moins un affineur de Gabas fait "sa tournée en vallee des janvier pour ramasser les fromages frais en valléé, en piemont, a Buzy avec sa petite camionette pour remplir son saloir pendant ces mois....de printemps.
Comme je l'ai ecrit plus haut , la fabrication du fromage fermier augmente mais je pense que le vrai fromage d'alpage est en forte regression...
Pour que cette fabrication perdure, il faudrait de fortes incitations...
des brebis qui auraient une lactation plus longue permettant de tirer du lait plus longtemps .....
Marek |
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nathalie Grand ossalois

Inscrit le: 18 Jan 2005 Messages: 257
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Posté le: Mer 22 Mar 2006 08:30 Sujet du message: fromage d'estive |
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C'est vrai, Marek que le fromage d'estive est en régression. Si j'ai rappelé le fonctionnement et l'intérêt des saloirs en haute et basse vallée ce n'est pas à ton usage mais pour tous ceux qui ne sauraient pas comment ça fonctionne. Les saloirs du haut ne pourraient pas vivre seulement avec la production des troupeaux de Gabas ni même avec la seule production estivale des troupeaux transhumants. Je crois même qu'aucun troupeau de brebis ne reste près de Gabas toute l'année.
Effectivement les éleveurs essaient de plus en plus d'envoyer en estive des troupeaux taris. Ceci est dû à la difficulté et au coût de la production de fromage dans les cabanes de montagne loin de la maison. En été, il faut aussi faire les foins et donc il faut assumer des allées et venues entre cabane d'estive et vallée ou il faut être suffisament nombreux pour assumer l'ensemble des taches estivales.
L'intérêt de l'augmentation de la durée de lactation est à voir avec le coût de ses contraintes. Est-ce qu'une lactation plus longue couvrirait le coût qu'elle induit ? Est-ce que du lait pendant plus longtemps, tout en sachant qu'en fin de lactation la quantité par brebis se réduit considérablement, n'est pas plus coûteuse en estive ?
C'est dommage qu'il y ait de moins en moins de fromage d'estive parce que c'est le meilleur. C'est celui qu'on mange autour de Noël et souvent à ce moment on n'en trouve plus.
Pour que les éleveurs continuent à faire du fromage en montagne pendant l'été, il faut leur faciliter la tâche et leur permettre de réduire leurs coûts.
Une amie bergère me disait que pour rien au monde elle renoncerait à s'installer dans sa cabane d'estive, ses brebis produisent jusqu'en août. Elle fabrique son fromage en altitude à partir de début juin et tarit autour de la dernière semaine d'août.
Tout celà est possible parce que la cabane d'estive est accessible par piste et que les allées et venues de son mari pour les foins sont ansi facilitées. La solution d'une piste pour un groupe de cabanes, comme c'est le cas pour eux, est sans doute la solution d'avenir. C'est une solution moyenne pour un minimum de protection des espaces naturels et maintenir une activité pastorale viable.
La conséquence est qu'un nombre important de pâturages d'altitude ne sont plus utilisés ou disparaissent au profit de la forêt, alors que les zones accessibles par piste souffrent de surpâturage.
Il existe des éleveurs irréductibles qui préfèrent ne pas avoir de piste et continuent à fabriquer leur fromage en estive.
D'autres acceptent d'avoir à faire 500 m de dénivelé à pied ou même plus pour atteindre leur cabane grâce à la prime qu'ils touchent pour être en zone à ours.
Comme quoi, la présence de l'ours peut être une incitation au maintient de bergers en estive. |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Dim 09 Avr 2006 14:43 Sujet du message: Trou de mémoire |
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Je ne retrouve pas le nom de la plante qui sert de présure pour faire le fromage.
Quelqu'un peut-il me la communiquer ?
Merci _________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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