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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Jeu 04 Jan 2007 01:03 Sujet du message: Aides à l'économie béarnaise |
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A lire certains posts sur Ossau.net nous aurions parfois tendance à imaginer que, seuls, le pastoralisme et Toyal http://www.ossau.net/ossau/voirsujet_1504.htm sont les bénéficiaires d'aides et subventions en tout genre.
Cet article de Sud-Ouest du 3 janvier 2007 vient quelque peut remettre les pendules à l'heure en faisant un tour d'horizon des projets industriels du Béarn et en précisant les secteurs aidés.
| Citation: | Deux coups d'arrêt
Les géants déploient leurs ailes
2007, année bioéthanol
ÉCONOMIE ET SOCIAL. TURBOMECA ET MESSIER DOWTY. --L'économie béarnaise va bien, merci. Lacq, Turbomeca et Messier Dowty se développent. En 2007, il faudra néanmoins panser les plaies, à vif, sur le bassin d'emploi d'Orthez--Sur la plaine de Nay et à Oloron, les deux poumons de l'économie locale s'agrandissent et vont embaucher
C'est Orthez qui a quasiment tout pris. Un coup. Et puis un autre. 140 employés licenciés d'un côté, 56 de l'autre.
D'abord la marque de vêtement Petit Boy qui coule et qui entraîne dans son sillage la fermeture des ateliers Moncade et Jerdac. Ensuite, les salariés des Papeteries du Gave qui perdent après une longue bataille leur outil de travail. Il a été mis au silence pour ne pas faire de l'ombre à la concurrence intra-groupe.
Soutenir Orthez.
L'économie béarnaise a beau être bien fichée sur ses deux pieds, grandir, se développer avec un taux de chômage nettement plus faible que la moyenne, elle a accusé ces coups en 2006.
Pour quelques familles orthéziennes, ces deux fermetures ont fauché l'emploi et du père et de la mère. Le père travaillait à la papeterie. La mère aux ateliers de confection. D'un coup, plus rien.
En 2007, la bien portante économie béarnaise devra trouver le moyen de soutenir le bassin d'emploi d'Orthez. À la Chambre de commerce et d'industrie, les dirigeants considèrent que le développement du bassin de Lacq (lire ci-dessous), peut bénéficier par ricochet à Orthez. Il faudrait capter vers la ville une partie de ces multiples sous-traitants qui arrivent dans le sillage des locomotives économiques. Facile à dire. Plus difficile à mettre en ?uvre.
Un nuage sombre pas encore chassé, un autre commence déjà à obscurcir le ciel de l'économie béarnaise : il s'est installé sur Arudy. L'usine de laminage Laprade (sous-traitance automobile) va supprimer 17 postes sur 41 personnes. Beaucoup dans la vallée d'Ossau vont jusqu'à pronostiquer la fermeture totale de l'entreprise en 2007.
Juste à côté, le groupe Thyssenkrupp cherche un repreneur pour son usine de pièces automobile. Cent trente emplois sont dans la balance. La date butoir est fixée au 31 avril. http://www.ossau.net/ossau/voirsujet_1801.htm
Les deux locomotives de l'économie béarnaise, Turbomeca (moteurs d'hélicoptères) et Messier Dowty (trains d'atterrissage), foncent à toute allure, s'agrandissent et embauchent. Elles ont annoncé ou confirmé en 2006 de très gros investissements.
A Bidos, à côté d'Oloron, Messier Dowty a lancé un programme d'investissements qui se poursuivra jusqu'à 2010 et devrait atteindre un montant total de 55 millions d'euros.
Obstacle levé.
Cet automne 2006, les collectivités territoriales ont accepté de payer pour lever un obstacle à son agrandissement : le « transfo » électrique appartenant à Réseau ferré de France, installé sur le terrain convoité, sera déménagé. Messier Dowty, qui emploie plus de 800 personnes, a donc désormais le champ libre pour se développer. Du côté de la plaine de Nay, à Bordes, on est passé au concret : cet automne, le chantier d'Eole a débuté, mais le gros doit commencer cette année pour s'achever en 2009. Turbomeca, le numéro un mondial des moteurs d'hélicoptère construit son usine du futur, sur 5 hectares mais aussi, autour, un véritable complexe industriel et tertiaire. L'investissement dépasse 100 millions d'euros. Turbomeca emploie plus de 2 000 salariés. Avec ce projet, un doublement de ce chiffre est envisagé.
Un comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire doit se tenir au tout début de cette année 2007. On saura donc prochainement si le bassin de Lacq sera pris ou non dans la seconde vague des « pôles de compétitivité » français. Il a présenté un dossier pour obtenir ce label autour des thématiques de l'énergie et du développement.
Durant l'année 2007, le bassin, lancée dans une grande reconversion pour faire face à l'arrêt de l'exploitation de gaz, devrait en tout cas bénéficier de crédits publics dans le cadre du prochain contrat de plan Etat-Région 2007-2013, qui va cibler les finances sur le développement économique.
Enfin, 2007 sera pour Lacq l'année bioéthanol. L'usine de bioéthanol d'Abengoa France doit livrer ses premiers litres cette année. Il s'agira dans un premier temps d'éthanol à base d'alcool vinique, le maïs n'intervenant qu'à partir de 2008.
Auteur : N. T.
Source : http://www.sudouest.com/030107/reg_bearn.asp?Article=030107aP193874.xml |
_________________ Louis DOLLO
Le monde des Pyrénées |
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louis Jurat d'Ossau

Inscrit le: 20 Mar 2003 Messages: 2659 Localisation: Tarbes
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Posté le: Dim 11 Nov 2007 10:59 Sujet du message: |
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| Citation: | Projet de séquestration de CO2 dans le sous-sol pyrénéen
Total travaille actuellement à un projet de captage puis de stockage du CO2 à proximité du gisement de gaz de Lacq, dans les Pyrénées. Après deux ans d'études et de préparation, cette séquestration du CO2 devrait être opérationnelle dès 2008 et devenir ainsi la première expérience française en la matière.
Le procédé retenu va nécessiter la conversion en oxycombustion (1) d'une des cinq "chaudières de vapeur" existantes de la centrale thermique exploitée sur le site de production de Lacq. Les émissions de CO2 de cette chaudière seront captées puis comprimées, avant d'être injectées dans des réservoirs de gaz déplétés de la région de Lacq. Selon Total, ce système pourrait, sur 2 ans, permettre de capter puis stocker 150 000 tonnes de CO2.
Ce pilote, qui devrait démarrer en 2008, après deux ans d'études et de préparation, est le projet le plus important de ce type au niveau mondial. A terme, pour l'industriel, il doit permettre d'améliorer la maîtrise de la filière oxycombustion, notamment en vue de l'extraction, à des fins pétrolières, des sables bitumeux de l'Athabasca au Canada et pour évaluer l'intérêt du site de Lacq comme lieu de stockage pérenne de CO2.
Localement, la fédération des associations de protection de la nature du Sud-Ouest, par la voie de Daniel Delestre, considère que "La priorité des associations n’est pas le stockage des gaz à effet de serre mais bien leur réduction et vite ! Par ailleurs, nous ne souhaitons pas qu’après avoir pollué l’air, l’eau et le sol, l’on s’attaque maintenant au sous-sol pour y mettre des poches de gaz notamment. Nous ne souhaitons pas léguer à nos enfants une grenade dégoupillée qui pourrait exploser sous leurs pieds !".
Ainsi, lors des trois réunions publiques organisées par Total sur ce projet, les 15, 20 et 28 novembre respectivement à Jurançon, Pau et Lacq (2), les débats pourraient être animés.
Auteur : Pascal Farcy
1- Encore au stade de démonstration, cette technique permet de produire un gaz de combustion très concentré en CO2 (de 80% à 90 % en volume).
2- Jeudi 15 novembre 2007
20h - Maison pour Tous à Jurancon
- Mercredi 21 novembre 2007
20h - Auditorium du Palais Beaumont à Pau
- Lundi 26 novembre 2007
20h - Salle du Conseil de la Communauté de Communes de Mourenx à Lacq
Source Univers Nature http://www.echo-nature.com/inf/actu.cgi?id=2859 avec un croquis animé |
_________________ Louis DOLLO
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aner Ossalois

Inscrit le: 27 Sep 2007 Messages: 72 Localisation: Pau
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Posté le: Lun 12 Nov 2007 22:25 Sujet du message: |
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Bonjour à tous,
C'est un bon coup de pub pour Total, mais il ne faut pas croire que cela va engendrer des emplois: il s'agit uniquement de stockage de gaz.
En aucun cas, cela ne comblera le désengagement de Total sur le bassin de Lacq depuis des années: plus de 2000 salariés début 80, moins de 1000 aujourd'hui avec un objectif de 0 avec l'arrêt complet de l'exploitation du gisement prévu en 2013.
Ce ne sont pas les quelques emplois de ce projet qui vont compenser ces pertes.
Ca permettra juste à Total de faire croire qu'ils maintiennent une présence sur le site.
Il y a bien quelques entreprises qui s'installent mais on reste loin du compte:
- ABENGOA (=bioéthanol) : 50 à 100 emplois
- ENDESA (= centrale électrique à gaz) = 50 emplois
D'autant que pendant ce temps-là, d'autres sabrent les postes ( ex ARKEMA vient de supprimer 50 postes sur 250).
La seule industrie qui se développe sur le bassin est la SOFICAR (= production de fibres de carbone) : actuellement 200 emplois environ, prévision 2010 : le double. Si tout va bien!
Aner |
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aner Ossalois

Inscrit le: 27 Sep 2007 Messages: 72 Localisation: Pau
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Posté le: Mer 02 Jan 2008 19:52 Sujet du message: |
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Je viens d'avoir en main les chiffres de l'INSEE donnant l'évolution de l'emploi dans le département, et le Béarn en particulier.
De 1998 à 2005, on observe une augmentation de 10% de l'emploi salarié quelles que soient les zones géographiques.
Cela ressemble plutôt à une bonne nouvelle, mais on a de grosses disparités selon les secteurs d'activité :
+10% dans l'agriculture, le commerce et les services
+20% dans le BTP
mais -10% dans l'industrie , en particulier sur Lacq-Orthez et le secteur Oloron-Mauléon qui englobe notre vallée. Malheureusement on sait que l'hémorragie s'est poursuivie en 2006 et 2007 dans ces 2 régions.
Alors en ce début d'année, j'ai une pensée toute particulière pour les salariés de Thyssenkrupp et Laprade et j'espère que les efforts qu'ils ont consentis se concrétiseront favorablement en 2008. De tout coeur avec vous.
Aner |
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