le lok Neez Grand ossalois


Inscrit le: 05 Juin 2005 Messages: 821 Localisation: là où le ciel à rendez vous avec la terre
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Posté le: Mar 20 Mar 2007 18:58 Sujet du message: |
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Il n’est pas question ici de défendre un candidat, mais de répondre au débat sur l’immigration, et de donner mon avis
Tout d’abord, je me présente en temps que travailleur handicapé. Cette précision n’est pas faite pour récolter la « pitié » ou la « gène » de nos lecteurs, mais pour appuyer ma réflexion, et l’appliquer au cas concret qu’est le mien (je balaye devant ma porte, comme beaucoup, et je le reconnais volontiers)
« Il faut accueillir durablement tous les sans-papiers », « pas de quotas à l’immigration »…etc., etc Suite à la création de son ministère « de l’immigration et de l’identité nationale », Mr Sarkozy devient un « suppôt » de Lepen selon medias et autres. Et après ?
Oui, après, que leur donne t’on, après « cet accueil chaleureux » ? Rien ? (moi, lorsque j’ai des invités à la maison, je les convie à ma table, et s’ils viennent de loin, une chambre les attend, je partage même quelques moments avec eux, une ballade en montagne par exemple)
Donc, on envoie ces hommes et ces femmes, qui sont nos frères et nos sœurs de race, pourrir dans la nature, sans avenir, sans logement, et surtout sans travail ?
Non, Car vous allez me dire :
« Du moment qu’ils ont une situation régulière, ils n’ont qu’à chercher comme tout le monde. Seulement voilà, ils ne parlent pas francais, ils n’ont pas un sou, ils n’ont aucun avantages sociaux qui leur permettraient de survivre en attendant du travail :
Ils n’ont rien qu’une régularisation et ils sont des milliers dans ce cas.
Je me mets à leur place, que vais -je faire ?
Je cherche du travail, et, évidemment, comme je n’ai aucun diplôme (reconnu en France), je n’en trouve pas. Derrière moi, j’ai une femme et des enfants, qu’ils soient venus, ou restés au pays, il faut les nourrir. Alors je me lance dans le « grand monde du travail au noir », un monde où les cotisations et lois sociales ne fonctionnent pas (je m’en fous puisque je ne peux les percevoir), un monde où on ne regarde pas mon diplôme (puisque je suis une main d’œuvre pas chère), un monde où je me fais « entuber » (je n’ai pas le choix, l’état francais m’a offert l’hospitalité, et rien d’autre !).
« Entuber », c’est peu dire, car bien souvent je suis réduit à ce que les occidentaux appellent « l’esclavage ". Leurs ancêtres, exploitaient déjà les miens, du temps des colonies. Ca n’a que peu changé. La difference, maintenant, c’est que le travail se fait chez eux, sous la table.
L’esclavage, ils prétendent fièrement que ça a disparu, mais en nous accueillant « gracieusement » chez eux, ils en profitent pour nous serrer la bride un peu plus.
Cependant, ce « travail » est pour nous une « chance », car au moins, nous ne mourrons pas de faim comme nos compères, que l’on laisse à leur sort, sans rien !
A force de voir les riches étalaient leurs richesse, nous avons eu envie de venir partager le « gâteau». Nous avons tout vendu jusqu’au moindre objet, pour atteindre le paradis (ici la France) ; mais en fait de paradis, nous n’avons plus d’argent, perdu les liens de nos familles, restées là bas, nous ne pouvons revenir…En plus de ça, au paradis, il ne nous donne ni chaleur, ni travail, ni aucune chance de nous en sortir. A quoi sert t'il alors de nous donner une « carte de séjour », si elle ne permet l’accès à rien ?
En fait, je crois qu’elle permet une chose :
Que nos hôtes se donnent bonne conscience après toutes les misères qu’ils nous ont faites durant les siècles derniers !
Mais nous, nous n’avons rien gagné. Pire :
Nous avons tout perdu.
Notre vie ne sera qu’esclavage, misère, et pauvreté, comme chez nous !
Je me glisse maintenant dans la peau d’un employeur, croulant sous les charges sociales et victime d’une législation du travail sclérosée de toute part. Il peut embaucher, oui, mais les conditions sont draconiennes, au point qu’il n’a strictement aucun intérêt à embaucher du personnel peu qualifié. De plus, lorsqu’il paie un salaire à l’un de ses employés, il paie le même salaire à l’état (charges sociales), afin d’aider ceux qui ont été exclu de la sélection par la qualification :
Système assez compliqué que nous pourrions assimiler au serpent qui se mort la queue.
Je suis donc entre le marteau des charges, et l’enclume de l’économie croissante, qui me pousse à embaucher pour produire. Que vois-je ici, des gens venus d’ailleurs, qui ne demandent qu’à travailler, pour presque rien (forcément, ils ont été élevés à la dure et eux, ne savent pas de quoi est fait leur lendemain.) Parfait, je vais en prendre quelques-uns uns qui me coûteront bien moins cher, qui travailleront bien plus, et surtout sans rechigner, pour un droit, une prime ou leur 35h…Il est évident, que je ne peux malheureusement pas remplacer mes techniciens pas cette main d’œuvre qui ne possède par les savoirs-faire et la méthodologie acquise en formation, mais par rapport à ceux qui n’ont rien, cette main d’œuvre étrangère me coûte 2 fois moins cher.
Je regagne ma propre peau, et c’est ainsi que je constate que cette main d’œuvre est en concurrence avec moi, Français, pourri par une éducation « sociale », gâté par mes droits sociaux, qui m’empêchent sous peine d’indécence et de répression à prendre des jobs mal rémunérés, tandis que mes adversaires eux, y sont presque conviés !
Alors vous, qui rient en me lissant, vous disant que je suis fou, ne vous méprenez pas. Si vous ne voyez pas de « gros » problème à votre embauche, c’est que vous avez la chance «d’avoir un diplôme assez élevé qui vous protège, un peu comme un mur, orné de miradors, autour de vous. Cependant, tout le monde n’a pas ce mur. Certains n’ont qu’une clôture virtuelle.
Il est inutile de vous dire que j’assimile les fonctionnaires, à des titulaires de diplôme, même si certains sont aussi pourvus que moi en la matière ; évidemment, ils ont un emploi à vie, alors peut-on comparer un fonctionnaire sans diplôme à « la main d’œuvre sans diplôme ?
Ce qui m’étonne le plus, c’est que les pro-immigration ne sont pas si ouverts qu’ils veulent bien nous le faire croire ; en effet, pourquoi ne défendent-ils pas cette loi, pondue suite aux affrontements de décembre 2005 en région parisienne, et qui visait à donner priorité aux candidats nés de parents immigrés, à l’accès à la fonction publique. Etonnement, non seulement, les enfants d’immigrés n’ont pas de priorité à l’heure actuelle, mais en plus, pour accéder à ce privilège, il faut avoir un diplôme bac+2 ; autant dire que la porte est certe ouverte, mais sur un mur !
L’immigration est pourtant nécessaire. C’est grâce à elle qui nous avons pu nous reconstruire après la guerre. Sans ces personnes, nous ne serions pas ici aujourd’hui. Mais ce n’est pas pour autant que nous devions faire n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’un ami m’a rendu un grand service, que je dois tout lui donner, jusqu’à lui autoriser de faire ce que bon lui semble avec ma femme. Ce n’est pas cela la reconnaissance !
C’est lui rendre ce qu’il m’a donné, être présent à ses cotés, le jour où à son tour, il ira mal.
Ainsi, c’est accueillir ceux qu’on peut, (quota)n avec l’assurance qu’ils ne seront pas abandonnés.
Quant aux propos de l’auteur de ce sujet, (premier post), je les trouve particulièrement ingrats et infantiles. Ton avis sur « l’identité nationale » m’a fait bondir, et c’est surtout pour cela que j’ai répondu. Notre devise n’est elle plus :
Egalité, fraternité, liberté ?
N’est ce pas de cette fraternité qu’à jaillit la liberté au cours de la révolution ?
N’est ce pas « l’identité nationale » qui a contribué à faire qu’aujourd’hui tu es autre chose qu’un teuton ? (sans aucun homo phobie envers nos amis allemands)
Dis-moi, le signe de « l’identité nationale », n’est ce pas le drapeau par hasard ?
Tu devrais aller brûler un drapeau sur la place publique de ta commune, pour voir si les gens partagent ta volonté de suppression de l’identité nationale !
Cette identité a fait de toi ce que tu es aujourd’hui ; en te permettant d’aller à l’école, de te former, de te fournir un travail, des lois, pour améliorer la vie en société et une justice pour punir les coupables.
Là où il n’y a pas d’identité, il y’a la guerre et les tueries à la place.
A-t-on idée d'être nationaliste en 2007?.. Supprimons "identité nationale" qui fâche..
Ce n'est pas "etre scandalisé", mais "la honte" qui devrait t'envahir
Reste: "Ministère de l'immigration"..
C'est indigne!.. Supprimons "immigration", ça fait FN,
oui, faisons de l'immigration, un sujet tabou, c'est certainement comme cela que nous réglerons les problèmes ! _________________
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