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Jean-Baptiste GUINDEY Nos-z-héros des guerres napoléoniennes

 
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Alain Lalanne
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MessagePosté le: Sam 14 Fév 2004 14:53    Sujet du message: Jean-Baptiste GUINDEY Nos-z-héros des guerres napoléoniennes Répondre en citant

"Ils nous font tirer-z-au sort
Ils nous envoient-z-à la mort"


Ce refrain chanté en Gascogne par les conscrits de 1810, rapporté par le Préfet des Hautes-Pyrénées, en dit long sur l’état d’esprit dans lequel fut accueillie ici la conscription pour les armées napoléoniennes. Shocked Ils ne voulaient surtout pas de l’épitaphe du héros qui dit, sur la même rime (ironie du sort !):

"Mourir pour le Pays est un si digne sort
Qu’on briguerait en foule une si digne mort"


Ce héros porté aux nues est aussi de chez nous. C’est Jean-Baptiste Guindey, natif de Laruns. Le 10 octobre 1806, ce « héros pyrénéen sous l’Empire », comme dit le titre du livre qui lui a été consacré, avait tué d’un coup de sabre le Prince Louis-Ferdinand de Prusse, qui refusait de se rendre. Il est fait maréchal des logis-chef et décoré de la Légion d’Honneur pour ce fait d’armes. « Je l’eusse fait de plus officier s’il m’eût amené le Prince vivant », dit Napoléon.
Ce héros, devenu officier, est mort à 28 ans, à la bataille de Hanau, le 30 octobre 1813, respectant ainsi au mot le mot du colonel de son 10° Régiment de hussards, son premier régiment : « Tout hussard qui n’est pas mort à 30 ans est un jean-foutre. » Rolling Eyes

Jean-Baptiste Guindey ne sera jamais un jean-foutre : son exploit du 10 octobre 1806 est l’une des représentations symboliques de l’épopée napoléonienne qui figure sur l’Arc de Triomphe, à Paris. Son petit-neveu fit ériger en 1903, à Laruns, un monument en son honneur, et probablement son épitaphe au cimetière de Montmartre, à Paris. Le monument est toujours sur la place principale de Laruns, « entre deux camions », disent aujourd’hui les nostalgiques bonapartistes.

Son père était un ancien Commis à la Mâture, dite "de Bordeaux", mais travaillant à Laruns. Sa mère, Jeanne Boutigue, était une authentique ossaloise de Laruns. Jean-Baptiste Guindey n’était ni un cadet qui devait partir s’il était tiré au sort, ni un aîné héritier d’une ferme qui devait échapper à la conscription. Il était un aîné sans terres, préparé par son environnement familial à une carrière militaire et à s’engager volontairement dans les armées napoléoniennes. Il n’eut pas à être tiré au sort, à partir des listes établies par les maires, sous contrôle su Préfet du département des Basses-Pyrénées.
Les conscrits soumis au tirage au sort parlaient ainsi de leur maire et du Préfet :

« Le maire et Monsieur le Préfet
n’en sont deux jolis cadets,
« Ils nous font tirer-z-au sort
Ils nous envoient-z-à la mort »


Ceux qui « tiraient-z-au sort » le mauvais numéro Crying or Very sad devaient aller faire leur service militaire dans des guerres dont ils ne voyaient pas le sens. Ces « jolis cadets », pourtant du pays des Cadets de Gascogne qui firent de fameux mousquetaires, refusaient de devenir des héros pour une cause qui leur était étrangère. S’ils n’avaient pas les moyens d’acheter un fonctionnaire de la Préfecture, le maire, un médecin ou un notaire, ils préféraient une autre forme de courage, l’insoumission ou la désertion. Ils n’auront jamais de monument sur la place de Laruns. Exclamation
(Lire « Résister à la conscription 1798-1814, le cas des départements aquitains », Louis Bergès, Ed.du CTHS, 2002)
_________________
Alain (arrière-arrière-petit-neveu de Jean-Baptiste Guindey)


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Alain Lalanne
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MessagePosté le: Dim 15 Fév 2004 22:25    Sujet du message: Répondre en citant

Sur le monument en l'honneur de Jean-Baptiste Guindey, érigé en 1903 sur de la place de Laruns, pas loin de l'église, on peut lire:

A LA MÉMOIRE DE J.B. GUINDEY
QUI NAQUIT À LARUNS (BEARN) LE 12 AVRIL 1785
MARÉCHAL DES LOGIS AU 10e HUSSARDS
TUA DE SA PROPRE MAIN PAR UN HARDI COUP DE POINTE
A SAALFELD LE 10 OCTOBRE 1806
LE PRINCE LOUIS DE PRUSSE, NEVEU DU GRAND FREDERIC
LIEUTENANT DE GRENADIERS A CHEVAL DE LA GARDE IMPÉRIALE, OFFICIER DE LA L.H.
MOURUT GLORIEUSEMENT A LA BATAILLE DE HANAU LE 29 OCTOBRE 1813


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Alain
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MessagePosté le: Dim 15 Fév 2004 22:48    Sujet du message: Répondre en citant

Pour en savoir plus, allez sur le site de la vallée d'Ossau

Un lvre "Jean-Baptiste Guindey, un héros pyrénéen sous l'Empire" lui a été consacré récemment, par Claude Larronde et Michel Bordenave. Voir le site de Claude Larronde

Un téléfilm, "Le brave Guindey", lui a été consacré en 1983 par France 2.

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MessagePosté le: Jeu 18 Mar 2004 10:12    Sujet du message: Répondre en citant

Jean-Baptiste Guindey est mort avant l'âge de 30 ans, comme il se devait pour un hussard Rolling Eyes , et n'a pas eu d'enfant.

Mais au-delà de son exploit guerrier, il aura eu le mérite posthume de commencer à rassembler autour de son nom un cousinage important (en particulier grâce à Ossau.net ! Very Happy ) dont une partie habite toujours Laruns (Je les salue s'ils se reconnaissent Laughing )

Jean-Baptiste a eu des soeurs, dont l'une, Marie, eut 12 enfants dont 11 filles ! Le seul garçon mourut jeune, selon l'arrière-arrière-arrière-petit-fils de Marie, visiteur d'Ossau.net, que j'invite à s'exprimer ici Wink

Le cousin germain de Jean-Baptiste, Bertrand Boutigue, boulanger sur la place de Laruns vers les années 1820-1840, marié à Marie Darou eut une descendance dont je fais partie. Parmi cette descendance nous trouvons un cousin argentin, dont le grand-père Jean-Jules Boutigue partit pour Buenos-Aires en 1886. Le cousin argentin visita Laruns l'an passé et parle français. Je le salue aussi !
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MessagePosté le: Sam 20 Mar 2004 11:17    Sujet du message: L'exploit de Jean-Baptiste Guindey Répondre en citant

C'est un peu l'Archange Gabriel terrassant le Démon...


Pourtant le Prince héritier Louis-Ferdinand semblait avoir une excellente réputation d'honnête homme dans son pays. (Selon un livre d'Histoire allemand)
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MessagePosté le: Ven 23 Juil 2004 12:14    Sujet du message: Répondre en citant

AMBIANCE DANS LA FAMILLE GUINDEY-BOUTIGUE

La famille de Jean-Baptiste GUINDEY (JBG), si elle était une famille ossaloise au sens géographique, mais ne l’était pas au sens culturel. C’est-à-dire que dans cette vallée béarnaise marquée par une certaine égalité homme-femme, où la femme avait des droits, l’influence exogène des gènes (des mots qui sonnent bien) paternels fut prépondérante et n’allait pas dans le sens de la valorisation des traditions locales.

LE MARIAGE des PARENTS

La différence de culture entre ses parents fut accentuée par leur différence d’âge : lorsqu’ils se marièrent, le 13 avril 1779, Pierre, son père, né le 16 octobre 1739 à Gémeaux, en Côte d’Or, près de Dijon, avait presque 40 ans ; sa mère Jeanne Boutigue, née en 1755, avait 22 ans.
Ce mariage, pour des raisons encore non identifiées, faillit ne pas avoir lieu : une opposition déclarée au mariage fut « levée par la Cour du Parlement de Navarre, le 20 mars de la même année », soit environ un mois avant qu’il ait lieu. Le cours de l’Histoire de France tient parfois à peu de choses. JBG faillit ne pas avoir de parents.

Une explication est peut-être dans la différence d’âge, ou du fait que Pierre Guindey soit un riche « estranger », des choses qui ne plaisait pas à tout le monde. Peut-être aussi que Jeanne avait un jeune prétendant qui n’admettait pas de la voir se laisser convaincre par les arguments de cet officier de la Marine bientôt en retraite, qui avait obtenu du roi Louis XVI, par une déclaration du 7 janvier 1779 – quelques jours avant la publications des bans de mariage ?!! – l’assurance d’une pension de retraite de 250 livres par an…
Mais Jeanne était-elle aussi vénale ?

Une autre hypothèse, plus romantique, est que Jeanne a succombé à d’autres charmes du sieur Guindey. En effet, contrairement à ce qu’écrivent un peu vite les auteurs du panégyrique à la gloire éternelle de JBG, notre hussard JBG ne fut pas l’aîné des enfants du couple. Né en 1785, il aurait été leur premier enfant après 6 ans de mariage.
Jeanne Boutigue était enceinte au moment de son mariage, en avril !
Elle donna naissance à Anne dans la même année 1779. Anne eut comme parrain Jean BOUTIGUE, son oncle, et Anne Elis(-e, -abeth ?) DARIA, de la paroisse de Sainte-Croix, à Nantes, épouse du sieur Jacques TRESON, Contrôleur et Trésorier des Fonds de la Mâture.

LA TRADITION MILITAIRE CHEZ LES GUINDEY

Pour preuve qu’il avait chez le père de JBG une forte tradition militaire au service de la Nation, voici que l’on trouve dans la même période que celle des exploits de JBG, deux autres légionnaires. Un autre Jean-Baptiste Guindey, né le 21 janvier 1774, à Gémeaux, soit 9 ans avant le nôtre, reçut la Légion d’Honneur en cette époque où elle ne se demandait pas et était réservée à des faits d’armes !
S’agit-il d’un cousin de notre héros ? C’est fortement probable : même prénom (Jean-Paptiste) et naissance à Gémeaux, comme le père de JBG.
Puis un autre Guindey, Anatole, né le 16 Janvier 1834 à Langres, Haute-Marne, près de 50 ans après JBG, fut aussi honoré de la rosette.
Dans cette ambiance familiale, il n'est pas surprenant que le jeune JBG s'engage dans le 10° Régiment des Hussards, en garnison à Cahors.

LA RESISTANCE A LA CONSCRIPTION en VALLEE D’OSSAU.

Sans vouloir systématiquement opposer le père et la mère de JBG sur les différences de cultures, il faut tout de même aborder la réalité de l’époque : après l’enthousiasme de la Révolution Française - surtout chez les cadets béarnais qui ont vu l’abolition du droit d’aînesse d’un très bon oeil ! - il exista en Béarn, comme en Pays Basque, et dans une moindre mesure dans tout le Sud-Ouest, une très forte résistance à la conscription pendant la période napoléonienne. On « passait en Espagne », on se cachait dans des endroits reculés, dans la famille ou chez des amis, ou bien on obtenait – souvent selon ses moyens – « un congé de réforme » pour ne pas risquer de devenir un héros.
Dans le très proche voisinage de la famille Guindey-Boutigue, voici un exemple :

Une Anne Boutigue, petite-fille d’un cousin de JBG, s’est mariée en 1850 avec Pierre Maucor, lattier à Laruns (D’où mon arrière-grand-père maternel) Le père de ce Pierre Maucor, Jacques Maucor, bûcheron, est né en 1786 à Laruns, il avait donc un an de moins que JBG Jacques Maucor s’est marié à Marie Caumon le 8 octobre 1812 à Laruns. Contrairement à ses parents, à son épouse et ses beaux-parents, Jacques savait écrire : il a signé son acte de mariage de son nom. Enfants, JBG et Jacques Maucor ont donc pu fréquenter la même école, à Laruns !

Voici la transcription de l’acte de mariage de Jacques Maucor :
Citation:
L’an mil huit cent douze et le neuf octobre par devant nous Jacques Livron, officier public de l’état-civil de la commune de Laruns, département des Basses-Pyrénées, sont comparus Jacques Maucor, âgé de vingt-six ans, fils de Jean Maucor et de Jeanne Turonnet, porteur d’un congé de réforme, et Marie Caumon, agée de vingt-cinq ans, fille de Bertrand Caumon et de Jean-Marie Bénéjacq, demeurant à Laruns, les pères et mères des époux ci-présents et consentants lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage … mariage de qui avons dressé acte en présence de M. Latu…. Jean-Baptiste, chef d’exploitation de la Mâture, âgé de trente-quatre ans, voisin des époux, (…suivent autres témoins) … et ont l’époux et témoins signé avec nom le présent acte apèrès que lecture leur a été faite, n’on (sic) l’épouse ni les pères et mères des époux pour ne savoir.

JEAN-BAPTISTE GUINDEY, HOMME EXCEPTIONNEL

Que fait JBG, engagé volontaire, chevalier de la légion d’Honneur, lieutenant de « ce magnifique régiment des Grenadiers à cheval de la Garde » depuis le 21 juillet 1811, pendant ce temps des épousailles ?
Il suit Napoléon. Le voilà, le 24 juin 1812, pénétrant, avec la Grande Armée, sur le territoire de la grande Russie, puis à la bataille de la Moscowa, le 7 septembre. Mais le 29 novembre, c’est la fameuse bataille de la Bérézina, pour laquelle « il ne restera plus que 500 cavaliers des Grenadiers et Chasseurs à cheval ». JBG a survécu à la Bérésina. L’année suivante, le 30 octobre 1813 « le même qui à Saalfeld tua le prince Louis en combat singulier, fut trouvé mort le soir sur le champde bataille tout couvert de coups de sabre, au mileu d’une demi-douzaine de cadavres de chevau-legers bavarois à qui il avait fait payer cher sa mort. »

JBG fut un homme exceptionnel, à plus d’un titre. D’abord comme soldat, c’est évident. Ensuite comme ossalois : il n’était pas du même « barricot » que tous ces Béarnais qui cherchaient à éviter de se retrouver sur les champs de batailles qui n’étaient pas les leurs. (Pour ceux qui doutent du courage des Béarnais montagnards, je les renvoie à l’histoire de la bataille de Lescun, en 1793, où les Aspois voisins d’Ossau, hommes et femmes, réussirent à défaire les troupes, en surnombre, des contre-révolutionnaires espagnols, passées par le Somport)
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MessagePosté le: Ven 23 Juil 2004 20:25    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
(....à l’histoire de la bataille de Lescun, en 1793, où les Aspois voisins d’Ossau, hommes et femmes, réussirent à défaire les troupes, en surnombre, des contre-révolutionnaires espagnols, passées par le Somport)

Ne l'appelle-t-on pas également la bataille de Lhers puisqu'elle s'est produite à Lhers.
Je me suis d'ailleurs toujours demandé par où étaient arrivés les aragonais sur ce plateau.
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MessagePosté le: Mar 27 Juil 2004 00:11    Sujet du message: Répondre en citant

Je connais mal les épisodes de la "bataille de Lescun", qui eut lieu en 1794 et non 1793. Les femmes, battant le tambour, firent croire à l'arrivée de renforts.
Il faudrait créer un sujet ( ou un forum) Vallée d'Aspe ! Wink
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Dernière édition par Alain Lalanne le Sam 31 Juil 2004 09:38; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 27 Juil 2004 00:21    Sujet du message: La vérité sur le père de jean-Baptiste GUINDEY Répondre en citant

De nouvelles investigations, où l’épopée de la Mâture (exploitant les forêts pour en extraire des mâts de navires) et de ses mâturins est au centre du sujet, nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre la situation familiale de JBG, notre héros. A commencer par la situation de son père. Citons deux documents de référence : « Mémoire sur les travaux qui ont rapport à l’exploitation de la Mâture dans les Pyrénées », de Paul-Marie Leroy, 1776. et « La Mâture en Aspe », de Lucien Labarère. 1990

QUI ETAIT VRAIMENT LE PERE DE JEAN-BAPTISTE GUINDEY ?

Nous ne remettons pas ici en cause la paternité de Pierre Guindey, mais ce qui est dit sur son activité !
C’est un Aspois officier de la Marine, Lucien Labarère, né à Bruges, qui, dans son « La Mâture en Aspe » écrit à propos de la plaque commémorative posée en 1903, à l’initiative de Maurice Castellar, petit-neveu de JBG:
Citation:
« La plaque apposée sur la porte d’entrée de l’ancien « Château de la Mâture (où son père est appelé pompeusement « officier de Marine »), rappelle son exploit. Pierre Guindey [le père de JBG, était] un ancien commis ambulant pour suivre la descente des radeaux (à dos de mulet) d’Athas à Escot en 1766, puis passé à la Mâture d’Ossau à Laruns. »

Un père exerçant sa mission sur le dos d’un mulet ne pouvait pas être digne de son fils, le héros, hussard de la garde à cheval de l’Empereur. Il lui fallait une généalogie à sa mesure, pour ne pas dire « sur mesure » !

En 1766, le père de JBG avait en fait un rôle d’assistance à la navigation, tout au long du gave d’Aspe (et d’Oloron ?). Il reçoit cette année-là, en tant que « commis ambulant pour suivre les radeaux », un salaire de 720 livres. Sur les comptes de l’année 1764 figurait déjà un « commis ambulance à cheval », non identifié. Il s’agissait de Pierre Guindey, probablement. Il accompagnait sur la berge, sur son mulet, les radeleurs qui convoyaient sur le gave ces radeaux formés de mâts, peut-être jusqu’à l’étape de Navarrenx, où les gens du pays prenaient le relais des radeleurs jusqu’à Bayonne. Les accidents ne manquaient pas. Il y eut des noyés parmi les radeleurs. Dans son Mémoire sur la Mâture, l’ingénieur Leroy traite des accidents mais ne donne pas d’indication sur la fonction du commis ambulant ou ambulance, tenue par Pierre Guindey. Dommage. C’est ce que regrettera avec nous l’auteur anonyme d’une « Réfutation » au Mémoire de Leroy, publiée en 1778, auquel il reproche d’oublier le travail de ses collègues… dont Guindey.

Et si Pierre avait été hussard, pour qu’on lui confie ce rôle ?

Puis la qualité des mâts en « bois des Pyrénées » (d’Aspe) n’est plus jugée bonne à Brest. Le déclin de la Mâture d’Aspe est proche. « En 1776 le port d’Athas [en vallée d’Aspe] expédie sur Bayonne les derniers mâts de la forêt d’Issaux coupés l’année précédente. »
Les forêts du Bénou et de Gabas, en vallée d’Ossau sont exploitées.

En 1777, nous retrouvons Pierre Guindey à Laruns, où il a rejoint Pierre César De Poge, né à Rochefort, ancien capitaine de navire, affecté depuis le 1° janvier 1772 comme garde magasin à Laruns où il réside au Château de la Mâture avec sa femme Marie Etcheverry et leurs six enfants. Ici il n’y a plus de radeaux de tronc d’arbres à surveiller, le gave d’Ossau n’étant pas navigable. Pierre Guindey prend alors une charge de « police à Laruns », pour le compte de la Mâture, payée 500 livres pour l’année 1784, alors que De Poge, commis, recevait 1.000 livres, et que Gaye, commis ordinaire, en recevait 800. Jacques Trehou - et non Treson - (dont la femme sera la marraine de Anne, premier des enfants Guindey, comme rapporté dans une généalogie familiale), commis trésorier et contrôleur de la Mâture, gagne déjà 1.200 livres en 1771.

Pierre Guindey se marie deux ans après son arrivée à Laruns.

« Au 1° octobre 1783, le port d’Athas est abandonné par le personnel de la Régie Maritime qui va s’installer à Laruns en vallée d’Ossau. », nous indique Lucien Labarère.
Le 31 décembre 1784 Pierre Guindey prend sa retraite. Il reçoit du Trésor Royal une pension de 250 livres par an. En 1787, Pierre Guindey apparaît encore dans l’effectif de la Mâture.
La Mâture d’Ossau disparut définitivement en 1791.
En 1799, grâce à la naissance de son fils Jean, à Laruns (qui décèdera 8 ans plus tard, 20 jours après son père) nous apprenons que Pierre Guindey est devenu « traiteur aux Eaux-Bonnes », où il mourra, le 6 septembre 1808.
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MessagePosté le: Mar 27 Juil 2004 00:28    Sujet du message: La mère de Jean-Baptiste GUINDEY victime d'une épidémie Répondre en citant

JEANNE BOUTIGUE, MERE DE JBG, VICTIME D’UNE « EPIDEMIE » ?

La présence de ces « mâturins » est venue perturber la vie montagnarde, d’abord en vallée d’Aspe. Les communautés devaient, par contrat avec les jurats, loger ces « estrangers » et fournir le foin pour les animaux de transport, à un prix (bas) imposé. Le gîte et le couvert, en quelque sorte.

Mais les registres de baptêmes des villages qui accueillaient ces mâturins, Etsaut, Osse, Lées et Athas, rigoureusement analysés par Julien Labarère, font apparaître une forme d’hospitalité non contractuelle : une hospitalité à l’origine de nombreuses naissances illégitimes de petits mâturins. Une activité à la quelle participa leur « Directeur des travaux des chemins et de la navigation, chargé des ouvriers de l’entreprise, des radeleurs, des bûcherons, etc. » - un dénommé M.Gleizes, de Toulouse, le prédécesseur du prestigieux Leroy, l’auteur du Mémoire ! – au moment de la livraison des premiers mâts à Bayonne, en 1763.
Dès 1758, les registres des baptêmes de Lées Athas et Osse avaient noté ce phénomène.
En 1774 il y eu, comme dit J. Labarère, une « épidémie » :
Citation:
« Une « épidémie » s’abat sur le village d’Etsaut : en effet un fort arrivage d’ouvriers de la Mâture y provoque la naissance de plusieurs mâturins… illégitimes pour la plupart. »

La chanson chantée en Ossau le dit bien :

Dans notre village
Grâce à leurs parents,
Les filles sont sages,
Jusqu’à quatorze ans !

…jusqu’à quatorze ans !
Après ces naissances hors mariage vint le premier mariage « mâturin », célébré en 1760. D’autres mariages eurent lieu. L’un fit du bruit. En 1762, un scieur de long, originaire d’Ussel, près de Limoges, épouse une veuve d’Athas.
Citation:
« Ce mariage fera surtout grand bruit par quelques séances nocturnes de « clahabari » (charivari) à grand renfort de cloches, sonnailles, cornes de chasse et « brampoutis » en usage dans la vallée. »
écrit J.Labarère.
Le même auteur signale la naissance, la même année, dans deux villages différents, de deux enfants illégitimes, … du même père.

Par ce que la Vallée d’Aspe a vécu quelques années avant la vallée d’Ossau, la situation de Jeanne Boutique, enceinte au moment du mariage, se comprend mieux. L’opposition à son mariage, n’était-ce pas la manifestation de dépit d’une aspoise trompée et jalouse ? Simple hypothèse mais hypothèse sérieuse.

Les mâturins étaient des marins, tous comptes faits, avec une femme dans chaque port … sauf qu’ici les ports sont des cols. Wink
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MessagePosté le: Ven 30 Juil 2004 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

Les investigations avancent, grâce à la perspicacité de la Maréchaussée Wink (un cousin de la Gendarmerie, arrière(…)-petit-neveu de Jean-Baptiste Guindey !)

Le grand-père paternel de JBG était jardinier à Gémeaux (21), mais son parrain était capitaine d’infanterie, un signe ?
Sur la vie de Pierre Guindey, le père de notre héros, du nouveau : il a travaillé à Cayenne.
Pour obtenir sa pension de retraite de 250 livres, qu’il obtiendra bien, une lettre datée du 3 décembre 1784 :
Citation:

Le sieur Guindey, commis de la Marine à Bordeaux [dont dépendait la Mâture] a été compris dans la réforme proposée par M.Tirol en juillet dernier. Il n’a pas été demandé de pension de retraite pour lui parce qu’on ignorait alors qu’il en fut susceptible.
Cependant suivant les informations prises par M.Tirol il parait constant que le sieur Guindey a servi 17 années tant à Cayenne qu’à Bordeaux, et qu’il s’est assez bien acquitté de son devoir.
Cet ordonnateur pense en conséquence qu’il est juste de lui accorder une pension de 200 à 250 livres.
Il expose d’ailleurs que le… Guindey est dans une extrême misère.

Dans une extrême misère ? Embarassed Vraiment ? Peut-être un argument pour convaincre.

Et enfin le 1° mars (1785) le « brevet de la pension de 250 livres» lui est accordé. Very Happy

Nous découvrons la trace du couple GUINDEY-BOUTIGUE aubergistes à Nay, en Béarn, grâce à la naissance de deux de leurs enfants, Jean , né en 1793 et Annette, née en 1797.

Puis le couple revient à Laruns, où est né un autre Jean en 1799, puis une fille Marie, en 1803.
Ce Jean mourra à Laruns, à l’âge de 8 ans, 20 jours après son père Pierre Guindey, qui lui mourra à l'âge de 69 ans aux Eaux-Bonnes où il était traiteur Sad

La mère de JBG était-elle enceinte au moment de son mariage ? elle a le bénéfice du doute : elle a accouché de Anne juste un peu moins de 8 mois après son mariage...une petite pré-mâturine... Wink

Ces détails de la biographie des parents de Jean-Baptiste Guindey ne sont certainement pas d’un intérêt extraordinaire pour l'Histoire de France, mais ils contribuent à notre connaissance de la famille ossaloise de notre héros. Wink
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Jurat d'Ossau
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MessagePosté le: Sam 31 Juil 2004 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

Il va falloir faire un arbre généalogique pour s'y retrouver

Louis
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Louis DOLLO
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Alain Lalanne
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MessagePosté le: Dim 01 Aoû 2004 09:11    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Il va falloir faire un arbre généalogique pour s'y retrouver
dit Louis.
Ici il s'agit seulement d'essayer de reconstituer l'ambiance de la vie familiale des parents de notre héros le hussard, Jaan-Baptiste GUINDEY (JBG), Jeanne BOUTIGUE et Pierre GUINDEY.

Pour résumer ils ont eu 9 enfants (comptabilisés à ce jour), dont 3 Marie, 2 Anne et une Annette, ainsi que 3 Jean, dont notre JBG, ce qui ne facilite pas le travail des généalogistes. Mais pas question de présenter un arbre généalogique ici. Surtout quand on sait que l'une de ces Marie a eu... 12 enfants , dont 11 filles ! Very Happy

Comment les parents s'y retrouvaient dans ces prénoms ? Tout simplemnt en donnant des diminutifs du genre Marianne ou Jeannot...

Le seul personnage de l'arbre généalogique dont nous reparlerons certainement sera Maurice CASTELLAR, celui qui fit ériger en 1903 la statue en l'honneur de JBG sur la place de Laruns, fit apposer la "pompeuse" plaque sur la Maison de la Mâture, et valorisa le tombeau de JBG au cimetière Montmartre, à Paris.
Pour les autres nous serons plus discrets. Qu'ils ne m'en veuillent pas ! Wink
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Alain Lalanne
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MessagePosté le: Lun 02 Aoû 2004 09:44    Sujet du message: A propos de la bataille de Lescun en 1794 Répondre en citant

Cette bataille de Lescun est un haut fait d'armes béarnais. Elle se déroula 12 ans avant l'exploit de Jean-Baptiste Guindey. Et en 12 ans les choses avaient beaucoup changé.
En quelques mots:
Les Bearnais avaient accueilli la Révolution avec enthousiasme, sauf quelques aînés (fin du droit d'aînesse) et quelques nobles émigrés en Espagne.
La guerre, depuis toujours, et pour les Ossalois en particulier, n'est faite que lorsqu'elle est vitale. Les guerres de conquête ne les concernaient pas.
Cela se traduisait dans les fors de Béarn par des règlements militaires adaptés aux circonstances.
Société des lettres et Arts de Pau et du Béarn. Bulletin de 1891. P.114:

Citation:
Quand aux articles [des fors] concernant le service militaire, il pouvait se résumer en deux formules:
1- Tout homme est soldat dans une guerre défensive.
2- Nul n'est astreint à servir dans une guerre offensive.

1- LA BATAILLE DE LESCUN, GUERRE DEFENSIVE

En 1794, à Lescun, il s'agissait évidemment pour les Béarnais d'une guerre défensive contre l'envahisseur contr-révolutionnaire (émigrés français + armée royale espagnole + renforts des royautés européennes) Un baron prussien fut fait prisonnier à Lescun ! Non seulement les hommes de la vallée d'Aspe apportèrent du renfort aux 7 compagnies béarnaises, mais les femmes aussi. les 6600 ennemis firent demi-tour, battus par dix fois moins nombreux qu'eux (Je n'ai pas trouvé confirmation de leur rôle de "tambour" pour faire croire à l'arrivée de renforts)

Citation:
Ne l'appelle-t-on pas également la bataille de Lhers puisqu'elle s'est produite à Lhers.
Je me suis d'ailleurs toujours demandé par où étaient arrivés les aragonais sur ce plateau.

Pour répondre à la question de Louis: Les troupes "espagnoles" sont arrivées par le col de Paü et de la Marie (selon JF Samazeuilh dans "Voyage de Bayonne aux Eaux-B et aux Eaux-Ch.", vers 1850)

(Les Ossalois se battirent aussi contre l'envahisseur, du côté du Caillou de Socques, mais furent massacrés. Je n'en sais pas beaucoup plus)

2- L'INSOUMISSION FACE AUX GUERRES OFFENSIVES

Par contre, avec les nouvelles lois napoléonniennes sur la conscription, qui obligeait les cantons à fournir un certain quota de "soldats et de chevaux" pour des guerres jugées offensives dans les régions pyrénéennes, ce fut l'insoumission presque générale.
Exemple d'un insoumis de Labastide-Villefranche, qui avait pourtant payé 1800 F à un employé de la sous-préfecture (de Bayonne) pour avoir le (bon) numéro 35 au tirage au sort, préfère par sécurité se "réfugier" chez son oncle perruquier à Pau. Revenu dans sa commune en 1809, il est arrêté et conduit à un corps de troupes en Espagne, près de Saragosse (Où sera blessé Jean-Baptiste Guindey)... mais il déserte dès qu'il a passé les Pyrénées, et sur le chemin du retour il est pris en charge par un laboureur de Laruns qui l'engage comme travailleur clandestin , où il ne passera pas plus de 6 mois!

(Cet apparté n'est pas inutile pour comprendre dans quelles conditions JBG a quitté Laruns pour faire ses exploits, me semble-t-il)
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valérie
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MessagePosté le: Mer 16 Fév 2005 15:49    Sujet du message: le souvenir français rend hommage a jean-baptiste guindey Répondre en citant

Bonjour,

Je suis arudyenne, j'ai 31 ans et je suis secrétaire du Comité Pau-Béarn du Souvenir Français. Je viens de lire attentivement tout ce qui a été écrit sur ce site concernant le Hussard GUINDEY. En effet, samedi 19 février 2005, le Souvenir Français tiens une Assemblée Générale au cours de laquelle je prononcerai le rapport moral. En tant qu'ossaloise j'ai souhaité axé mon discours sur le hussard GUINDEY. Comme beaucoup sur ce site et ailleurs, mon avis sur la question était jusqu'àlors mitigé. Je me demandais s'il fallait applaudir ou pleurer. Applaudir le courage et perpétuer la mémoire d'un homme qui est allé jusqu'au sacrifice pour servir l'idéal de liberté que la France voulait porter hors de ses frontières propres ou pleurer le sort de celui qui n'a pas vu qu'il n'était que l'instrument de politiques qui se foutaient bien du sacrifice de tant de vie humaines pourvu qu'ils arrivent à leurs fins. En cela je comprend l'esquive des béarnais qui "passaient la frontière". Pourtant samedi, lors de notre AG je mettrai tout mon coeur à glorifier le souvenir de GUINDEY qui, je l'apprend ici, s'est enrôlé de lui-même, dans les troupes napoléonniennes, sûrement pour défendre des valeurs auxquelles il croyait. Peu m'importe que son courage et son sacrifice furent utilisés par des généraux ambitieux. Lui, Guindey, il avait la foi. C'est cela que j'honorerai.
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Alain Lalanne
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MessagePosté le: Jeu 17 Fév 2005 22:28    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Valérie,

Le Jean-Baptiste Guindey que vous honorerez ne sera très probablement pas le même que le mien. Honorez le soldat valeureux, bien. C'est votre devoir, pensez-vous.

Mais il ne faut pas oublier les autres, y compris, ceux, les cadets, qui sont "passés en Espagne", alors qu'on leur offrait la mort. Même en héros, ils n'en voulaient pas. Parce qu'il ne voyaient pas pourquoi il y iraient mourir en Pologne ou en Russie. Au nom de la liberté ?

Je voudrais que l'on se souvienne aussi que Béarnais et Basques, les plus insoumis des Français, avant comme après la Révolution, se sont battus avec succès quand ils le jugeaient indispensable pour la défense de leur pays et de la République lorque les troupes royalistes venant d'Espagne ont voulu envahir la France pour renverser la République.

Honorez Guindey, mais n'oubliez pas les Béarnais qui ont combattu en Béarn pour défendre la République
Y a-t-il un monument qui marque le souvenir de l'épisode glorieux de Lescun ?
A ma connaissance, il n'y en a pas.
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Alain

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Dernière édition par Alain Lalanne le Lun 07 Mar 2005 22:41; édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 03 Avr 2008 22:37    Sujet du message: Jean-Baptiste Guindey encore Répondre en citant

Finalement Ossau.net est un sacré point de rencontre : je viens de recevoir, grâce au forum, un appel d'un historien de l'Aube qui travaille sur une biographie de Emile Despax, ancien sous-préfet d'Oloron, mort en 1915 "au champ d'honneur". Il se trouve que ce Emile Despax, pas encore sous-préfet, a prononcé, le 27 septembre 1903, le discours d'inauguration de la statue de Guindey qui se trouve à Laruns, et que mon correspondant en possède le texte original !

J'espère un jour avoir accès au contenu de ce discours (mais on peut, sans se tromper, imaginer l'usage intensif des mots "courage", "bravoure", "héroïsme", etc. qui a du en être fait), et à une photo de l'inauguration de 1903, en contrepartie de quelques recherches qu'il m'a demandées ! Wink
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